TVA: mensonges, cuisines et dépendances
Xavier Denamur | 4 décembre 2009 | 16 h 23 minTVA: Mensonges, cuisines et dépendances. Une note salée et classée « confidentiel » mettra-t-elle le feu aux poudres?
« Les médias se sont focalisés sur la promesse « baisse de la TVA=baisse des prix=pouvoir d’achat » et se sont appliqués à la démonter. Il paraît aujourd’hui très difficile de « remonter la pente » sur cette seule question de la baisse des prix; on ne s’attend d’ailleurs pas aujourd’hui à une forte évolution des indices de prix Insee qui seront publiés le 15 décembre »
Morceau choisi extrait d’un « Brief pour le choix d’une agence – 16.11.2009″ intitulé « Promotion de la Restauration » concocté par Oseo et les « Etats Généraux RESTAURATION »
Pendant qu’on pousse les salariés à signer un accord à minima, on dépense sans compter pour promouvoir la baisse de la TVA: 9 millions d’euros pour une campagne de communication. Ce fond proviendrait du FMR (Fond de Modernisation de la Restauration) dont on pouvait s’attendre à une utilisation plus appropriée pour relever les vrais défis de la restauration.
A la lecture d’un document classé « confidentiel » d’OSEO pour le compte de « la profession de la Restauration » et du ministère de l’économie, de l’industrie et de l’emploi », on ne peut que s’interroger. Quel lien entre le lancement d’une campagne promotionnelle pour « le secteur de la restauration » au 1er décembre et la fin attendue de la négociation sur les salaires le 30 novembre? Pour le gouvernement et la « profession de la Restauration », le dialogue social s’arrête-t-il a un agenda imposé? On ne peut que saluer l’intersyndicale FO-CGT-CFTC de ne pas avoir céder à l’ultimatum de M. Hervé Novelli et refuser un « salaire de la peur » pour une partie des salariés du secteur. En dénonçant l’attitude des organisations patronales qui, une fois de plus, n’entendent lâcher que des miettes sur le second volet du Contrat d’avenir, les syndicats infligent un véritable camouflet au gouvernement qui se préparait depuis le 16 novembre à une vaste campagne de communication.
Dans ce document dévoilé mercredi par La tribune, on découvre que »La seule façon de communiquer sur l’emploi en attendant la publication des chiffres « macro » est de faire remonter des exemples « micro » d’entreprises ayant créé des emplois depuis juillet. » N’est-ce pas déjà la méthode employée depuis le début de cette affaire? De « un sur deux qui a joué le jeu » au « 1 milliard d’euros de pouvoir d’achat pour les salariés », on reste dans l’incantation et les effets d’annonces.
Si aucun appel d’offre public ne semblent avoir été émis, les délais pour mettre en place cette nouvelle campagne ne sont-ils pas ridiculement courts pour réaliser une bonne campagne promotionnelle avec un budget global de 9 millions d’euros? Qui réalise finalement cette campagne? Qui a réalisé la première campagne pour promouvoir la baisse de la TVA? Pourquoi madame Largarde ne répond-t-elle pas à ce sujet?
Téléchargez le Brief confidentiel.






















Visiblement au journal L’hôtellerie, on ne lit pas les autres médias: la campagne « micro » a donc commencé sur les chapeaux de roues. Pas sûr que ce plan de communication dont on aurait pu imaginer l’abandon pur et simple puisse trouver le moindre écho dans la savane.
Voir les exemples « micro » http://news.google.fr/news/story?um=1&cf=all&ned=fr&cf=all&ncl=dd0CelaFcJQVtDM2-Za0cMl0oeQFM et dire que les salariés pensaient être augmentés de 6%…
Encore une fois l’intox servie par la communication de « la profession de la restauration » va avoir l’effet inverse à celui escompté.