Le « je veux, je ne veux plus, je veux ce que je ne veux pas » de Daguin.
Administrateur | 19 décembre 2009 | 16 h 02 minPARIS, 19 décembre 2009 (AFP)
Le principal syndicat de restaurateurs, l’UMIH, ne renonce plus à s’opposer à l’accord social signé en début de semaine par les syndicats de salariés et trois des cinq organisations patronales, contrairement à ce qu’il avait dit jusqu’ici, a indiqué l’UMIH vendredi à l’issue du conseil d’administration.
« Le conseil d’administration n’a pas renoncé à s’opposer, mais cela ne veut pas dire qu’il va s’opposer », a précisé à l’AFP François Froment-MEURICE, l’avocat de l’UMIH (Union des métiers de l’industrie hôtelière).
Jusqu’ici, l’UMIH avait indiqué auprés du secrétaire d’Etat, Hervé NOVELLI, qu’il ne signerait pas le contrat social mais qu’il n’utiliserait pas son droit d’opposition.
Une opposition, d’au moins deux organisations patronales, ne pourrait toutefois que retarder le processus d’extension de l’accord à l’ensemble de la branche par le ministère du Travail. Une fois l’accord étendu, il s’appliquera à toutes les entreprises, signataires ou non.
Le GNC (groupement national des chaînes, qui fédère surtout des chaînes hôtelières) a également refusé de signer.
Toujours en proie à des querelles internes, l’UMIH a réuni vendredi son conseil d’administration, sous la houlette d’André DAGUIN, désigné président par intérim de l’UMIH lors d’une assemblée générale extraordinaire contestée qui s’est déroulée en catimini pendant le congrès national de l’UMIH à Nantes en novembre dernier.
Ce conseil d’administration a confirmé que « l’UMIH ne signera pas l’accord social et se réserve le droit de prendre toute mesure utile », selon un communiqué du conseil de l’UMIH.
« Les membres du conseil d’administration ne veulent pas prendre d’engagements qui ne pourraient pas être tenus » et veulent prendre le temps de vérifier que l’accord « ne va pas trop loin », a ajouté l’avocat.
Cet accord revalorise les salaires, accorde une « prime TVA » annuelle, deux jours de congés supplémentaires et créé une mutuelle santé pour les 800.000 salariés du secteur.
Il accorde, selon les signataires et l’Etat, « un milliard d’euros » aux salariés de l’hôtellerie-restauration sur les 2 milliards d’euros de gains réalisés grâce à la baisse de la TVA.
Par ailleurs, l’UMIH a entamé des démarches pour contester la nomination récente d’un administrateur provisoire. Cette nomination avait été décidée par le tribunal de Paris sur demande de Christine PUJOL, Présidente élue de l’UMIH, « destituée » dans des conditions contestables en se référant aux statuts de l’UMIH.
Il est chargé de gérer et administrer le syndicat en attendant que le Tribunal d’instance de Paris tranche entre Christine PUJOL et André DAGUIN.
« Nous avons déposé un référé » devant la Cour d’appel de Paris pour faire retirer cette décision, a précisé Me Froment-MEURICE.
Le conseil d’administration a également confirmé la tenue d’élections pour la présidence de l’UMIH, le 15 mars prochain.
© 2009 AFP





















