Plus de développement durable dans les CHR
Restauration21 | 29 décembre 2009 | 0 h 14 minParmi les dix propositions du médiatique restaurateur parisien Xavier Denamur (La Belle Hortense, les Philosophes…) qui milite pour un retour de la TVA à 19,6 %, trois sont consacrées à la mise en place du développement durable en restauration : défense des produits alimentaires et transparence sur leur contenu, réduction de l’empreinte écologique des restaurants. Selon lui, le passage à un taux de TVA supérieur permettrait de financer les démarches suivantes :
- Créer une classification des produits servis pour renseigner le consommateur (frais ou pas, fabriqué sur place ou pas)
- Veiller à la réduction de l’empreinte écologique de ces entreprises, les plus polluantes des commerces de détails (favoriser le tri, la réduction des emballages, l’emploi de produits frais par exemple)
- Informer et lutter contre le développement des produits saturés en gras, sel ou sucre ayant des conséquences sur la santé et les finances publiques et communiquer sur le rôle d’exemplarité de la vraie restauration en matière de pratiques alimentaires.
En attendant, le patron affiche ses convictions sur les sacs en papier recyclable (en provenance de forêts éco-gérées des Landes) de son affaire La belle Hortense : « Sa fabrication en France permet de limiter le coût carbone de son transport (…). Consommer intelligent, c’est préserver notre potentiel d’avenir ». Sur la première page de ses cartes figure son manifeste “contre la baisse de la TVA” dans lequel il engage ses clients à “préférer les restaurants qui rémunèrent bien leurs salariés, choisissent des produits frais”. Provocateur Xavier Denamur ? Réponse le 26 janvier 2010. Le patron restaurateur organisera à Paris les « vrais états généraux de la restaurations » à la Bourse du Travail à République. Renseignements sur www.lesvraisetatsgenerauxdelarestauration.fr
Article publié le 28 décembre 2009 sur le blog Restauration21






















« Coup de pub », « thème médiatique », je vous vois venir gros comme un un triple cheese burger mais si cela peut faire avancer le débat sur la restauration sans langue de bois alors oui, il n’y a pas mieux à faire.
Concernant la baisse de la TVA, l’addition est restée en travers de la gorge d’une majorité de nos concitoyens et les gains obtenus par cette opération ont principalement profité aux grands groupes du secteur qui ont manipulé tout le monde dans cette affaire. A travers le journal professionnel L’hôtellerie, leur propagande a pu se répandre chez les restaurateurs indépendants qui n’ont pas compris les tenants et les aboutissants de cette réforme fiscale. Aujourd’hui pour les petits restaurateurs en difficulté, cette mesure a des effets pervers et la bouffée d’oxygène apportée par cette baisse de la TVA sera de courte durée, les problèmes de fond n’ont pas été abordés pour sauvegarder un tissu dynamique de TPE et PME dans le secteur. La tenue des Vrais Etats Généraux de la Restauration est en ce sens nécessaire voir salutaire si l’on ne veut pas voir demain se développer la restauration rêvée par Bernard Boutboul dont les tribunes du Figaro ou du journal L’hôtellerie lui sont régulièrement grandes ouvertes. La lecture des articles suivants vous éclairera peut-être sur le personnage qui a organisé les états généraux de la restauration d’avril 2009 et qui fait du conseil auprès du gouvernement orientant ainsi sa politique déjà sous influence des puissants lobbies du secteur. Combien de restaurateurs indépendants ont pu se payer le ticket d’entrée de 80 000 euros du Club TVA de Jacques Borel qui s’est vanté en octobre 2009 sur Envoyé Spécial de France 2 d’avoir réussi à influencer les politiques dont le futur Président Sarkozy et d’avoir toucher personnellement 1 million d’euros en remerciement de son action suite à la baisse de la TVA? Il serait d’ailleurs drôle de connaître les noms des gentils donateurs de ce fameux million.
Pour revenir à votre première question, permettez-moi de vous la poser autrement. Ne s’agit-il pas plutôt d’un coup de Boutboul pour faire ramasser à quelques gros « amis » le maximum d’oseille avec le minimum d’efforts? Lisez ces deux derniers articles publiés le 4 et le 5 janvier 2010 et cessez vos sous entendus, je risquerais d’en rajouter une louche.
http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/conjoncture/2010-01/Les-performances-du-secteur-de-la-restauration-au-30-novembre-2009.htm
http://marches.lefigaro.fr/news/societes.html?&ID_NEWS=130711380
Ne s’agit-il pas d’un coup de pub pour surfer sur un thème médiatique ? Maintenant que la TVA a baissé, on ne va pas recommencer dans l’autre sens et passer 10 ans pour la remonter. N’y-a-t-il pas mieux à faire ?