Les vrais états généraux de la restauration

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Quick porte plainte contre Rue89 pour diffamation, ça va se fritter à la Caisse…

Xavier Denamur | 22 mars 2010 | 18 h 08 min

Suite à un article d’Augustin Scalbert déjà bien connu de tous les services pour être entendu dans l’affaire de la bande vidéo de France 3 , Rue89 est cité à comparaître le 11 juin 2010 à 13H30 devant la 17 ème Chambre Correctionnelle -Chambre de la Presse du tribunal de Grande Instance de paris pour se défendre face à la Société Quick qui a porté plainte pour diffamation.  Voir la Citation Quick
Avant même de commencer toute réflexion sur le bien fondé de cette action en justice, je voudrais juste dire que c’est surtout l’actionnaire de référence de Quick la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) qui va encore s’offrir ou souffrir de belles pages de publicité. Si je ne suis pas certain que cette affaire soit le coup du siècle pour notre fond de pension national, elle permettra sûrement à nos concitoyens d’en découvrir au moins l’existence et de s’interroger sur la manière dont on gère leurs épargnes et leur avenir. Dans des articles à venir sur ce nouveau dossier, on pourra s’interroger sur le but réel de Quick a porter cette affaire en justice. Certes la notoriété de Rue89 est croissante mais combien de personnes en France susceptibles d’être clients de l’enseigne ont eu vent de cet article? La motivation réelle de cette plainte n’est-elle pas identique à celle de la vidéo de France 3, faire peur à une grande majorité de journalistes afin qu’ils n’oublient pas de s’autocensurer?

- pourquoi de mon coté et depuis fin juin 2009, je ne lâche pas Quick?

En fait, c’est lorsque Novelli lance officiellement la saison 1 de la série culte « OP TVA » à minuit le 30 juin 2009 dans la brasserie des Champs Elysées l’Alsace (groupe Frères Blanc propiété CDC) et que le lendemain madame Largade continue de faire la promotion de la baissa de la TVA dans des affaires appartenant à la CDC ou à Albert Frère que je commence réellement à me poser des questions sur ces arrangements entre « amis ».
En ligne sur mon blog www.contrelabaissedelatva.org on peut lire « Libération.fr: dans une bande son chopée sur le vif, on entend Christine Lagarde avant de se rendre chez Quick (ex groupe Albert Frère) et Hippopotamus (groupe Albert Frère) pour démontrer que « la baisse de la TVA ça marche » dire que je suis « un restaurateur qui veut rester en marge d’un courant profond » et que « quand on fait que des amis c’est qu’il y a un truc bizarre ». Elle a dit bizarre? Comme c’est bizarre (01.07.09)  »
Ecoutez le son sur ce lien http://www.liberation.fr/economie/06011075-christine-lagarde-je-vous-emmene-au-quick

Dernièrement,  le refus du Syndicat National de l’Alimentation et de la Restauration Rapide de signer les accords sociaux du 16 décembre 2009 et le départ du SYNHORCAT du groupe FLO et du Groupe Frères Blanc suite à la signature des mêmes accords devraient également donner un éclairage sur les raisons qui peuvent motiver des journalistes à informer les citoyens sur la stratégie  de la CDC et des liens étroits qu’elle conserve avec l’ancien actionnaire de Quick. Pour rappel, Jean Paul Brayer était  président de Quick et du SNARR lors des négociations salariales, une situation ubuesque pour le gouvernement à l’origine de la mise en place du « contrat d’avenir » alors que les entreprises de la  CDC ont  été en  première ligne des lobbies pour la baisse de la TVA.

Heureusement, les propos de Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse sur le grand emprunt le 14 décembre 2009 ont permis aux français de relativiser et de bien comprendre qu’on les avaient pris pour ce qu’ils ne sont plus, je cite: «Et si c’est tellement choquant de mettre la TVA à 5,5%, pourquoi n’y a t-il pas eu de violente campagne de la presse pour dénoncer la TVA à 5,5% dans la restauration rapide ? Pourquoi ? Chez MacDo, chez Burger King, la TVA était à 5,5% avant que je prenne cette décision. Là, je n’ai pas vu aucun article, pas un seul !»

Tout le monde sait que le Président n’aime pas parler de Quick  mais de là à nous faire avaler n’importe quoi, il y a des limites, non?

http://eco.rue89.com/2009/12/15/si-sarkozy-allait-chez-mcdo-il-parlerait-autrement-de-la-tva-130193

Pour mieux comprendre « les méandres de mes pensées » et découvrir que  »Le groupe Caisse des Dépôts est un groupe public, investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique du pays.   Créateur de solutions durables, il invente en permanence de nouvelles manières d’appuyer les politiques publiques nationales et locales. Il anticipe, innove et s’adapte aux défis de demain. », lisez ici les quelques commentaires que j’ai posté sous un excellent article de Sophie Verney-Caillat: « Quick a-t-il raison de bannir le porc de ses restaurants halal? » publié sur Rue89.

Suite à l’article d’augustin Scalbert, Rue89 a publié un droit de réponse de Quick. Lire ici le texte signé par Jean Paul Brayer devenu vice président de Quick  alors qu’il en était encore le  président du directoire pendant les négociations sociales de décembre 2009. Pourquoi la CDC veut-elle si vite se débarrasser de Quick alors qu’on pouvait lire le 6 janvier 2010 dans le Figaro visiblement habilité  à intervenir dans cette affaire: « À long terme, Jacques-Édouard Charret (le nouveau président du directoire de Quick) est convaincu qu’il existe encore un «énorme potentiel de développement pour la restauration rapide en France. On peut imagine doubler le parc actuel de Quick dans l’Hexagone».? La CDC aurait-elle finalement décidé d’investir dans un secteur encore plus lucratif,  le traitement de l’obésité qui possède un « énorme potentiel de développement » en France ?

Sur la toile, d’autres que Rue89 s’interrogent aussi : « Il est surprenant de constater que l’actuel débat sur Quick reste pour l’instant replié sur cette enseigne sans déborder sur son actionnaire de référence : la Caisse des Dépôts et Consignations. Pour longtemps encore ? »  http://www.knock-on-wood.net/article-a-quoi-sert-la-caisse-des-depots-45328179.html

Heureusement « La Caisse des Dépôts et Consignations est un actionnaire pérenne et stable qui nous parle un peu plus que les anciens actionnaires belges, explique Eric Azan. De plus, un tel organisme dispose de nombreux contacts avec des notaires, des mairies ou des administrations à travers le territoire, ce qui peut faciliter les implantations : la CDC apporte d’autres éléments que l’argent ». Ceci a sûrement permis de favoriser la baisse de la TVA qui a aussi servi à l’ancien actionnaire, non? http://www.presse-papiers.org/publication.php?publication=49


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Pourquoi le fauteuil de Christine Pujol est-il si convoité?

Xavier Denamur | 20 mars 2010 | 17 h 43 min

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19.03.20 16H30 Testing du fauteuil du président de l’UMIH par un adhérent très particulier avec une petite pensée pour André Daguin: »Tous les dictateurs finissent par tomber »

La saison 1 « OP TVA » vient donc de s’achever sur un rebondissement de dernière minute, la justice a naturellement donné raison à la Carcasonnaise. Les médias ont largement couvert les derniers instants de dix longs jours du  » sleeping on the moquette » de ces deux femmes à qui l’on peut rendre hommage pour leur combativité. Ce qui est étrange, c’est qu’une fois de plus les vrais enjeux de ce vaudeville n’ont pas été traités.

Si l’on peut admettre que la communication de Madame Pujol sur le dossier la baisse de la TVA n’a pas été très bonne, les méthodes de ses détracteurs au sein de l’UMIH ont été catastrophiques en termes d’images pour la profession. Au lieu de chercher à tout prix un bouc émissaire, les ténors de ce syndicat auraient mieux fait s’interroger sur les vrais raisons de l’échec de toute une profession à convaincre les français de la justesse de ses revendications aussi vieilles soient-elles.

Hier, je suis allé  serrer la main de madame Pujol, ce que visiblement n’ont pas fait « ses ennemis » intimes et en qualité de simple adhérent, je lui ai demandé de faire en sorte que l’on consulte la base et qu’elle soit enfin associée à un vrai débat de fond sans langue de bois pour sauver notre métier des lobbies des grands groupes, des chaînes structurées et des fonds de pension qui sont sans aucun doute à l’origine de la tentative de reprise en main musclée du premier syndicat de la restauration.

La saison 2 « OP TVA »  devrait recommencer en avril sur les chapeaux de roues et  sans André Daguin qui ne fait plus vendre. Le vrai faux nouveau président,déjà déchu, Roland Héguy, permettra-t-il le retour de la loi du silence sur toute une profession?  Rien n’est moins sûr. Les prochains épisodes seront même  à rebondissements et continueront de passionner les français finalement attachés à défendre le vrai restaurateur. La maîtrise de la communication sera sans aucun doute l’enjeu principal des épisodes à venir.  Les médias continueront-ils à rendre compte de manière simpliste ce qui est un en réalité un enjeu de société essentiel:  la transparence dans l’assiette comme dans la République ?

Souvenez-vous lorsque vous irez voter dimanche, au moment de votre « choix démocratique », posez vous la question: qui est à l’origine du bordel qui règne dans la restauration comme dans notre pays?

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19.03.2010 17H Dans le bureau du président de l’UMIH, la joie de la délivrance, une image qui devrait faire plaisir à tous les « ennemis » de madame Pujol. Pas si  folle, la guêpe !

Plus d’informations sur l’épilogue du dernier épisode de la saison 1 . lire ici

Copie du jugement du 19 mars 2010 TGI

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Une super production à 3 milliards d’euros, des acteurs invisibles, un public déconcerté.

Xavier Denamur | 16 mars 2010 | 11 h 01 min

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Avec le soutien de la SACEM.  Explication en bas de l’article et voir les documents : SACEM-UPIH

Hier, sous les fenêtres du plus puissant des syndicats de restaurateurs l’UMIH qui venait d’élire son « faux vrai président », de nombreuses cameras de télévision parfois accompagnées de  journalistes se sont succédées pour tenter d’obtenir une image de la « vraie fausse présidente »  pour illustrer leur sujet. En refusant de se « ridiculiser » à nouveau en se montrant à la fenêtre, madame Pujol a privé les téléspectateurs de ce qui aurait pu devenir la nouvelle « nouvelle star », une super production à 3 milliards d’euros qui aurait pu concurrencer la « Ferme des célébrités » en termes d’audience.

Depuis des mois, on lui avait promis qu’il gagnerait des réductions sur les prix, que les seconds rôles seraient mieux payés, que les décors seraient somptueux et que la qualité du contenu de ce qui devait être la meilleure comédie des quinze dernières années allait le laisser sur le cul. Mais depuis le premier épisode sorti début juillet 2009, le public n’a rien vu d’extraordinaire et il en réclame pour son argent. Alors, au  moment où les principales stars de ce qui est devenu un vaudeville, semblaient  vouloir enfin jouer leur rôle, elles ne se montrent plus. Pujol reste « séquestrée », Daguin s’éclipse derrière la « démocratie », Novelli est parti au « centre » des régions et Lagarde a une nouvelle   »opération » en cours dont les conso-téléspectateurs devraient profiter rapidement.  Certes, n’est pas Hitchcock qui veut et laisser planer un suspens insupportable en filmant une fenêtre fermée n’est pas donné à tout  le monde mais montrer des vieilles images de la Carcasonnaise pour illustrer la fin de la première saison n’est pas à la hauteur de cette super production à 3 milliards d’euros par an.

Les grands sponsors ACCOR, ELIOR, MAC DONALD, BUFFALO GRILL, FLO ou  encore QUICK et tous les fonds de pension qui subventionnent cette série à rebondissements finiront-ils par vouloir assumer les rôle principaux  pour empêcher le fiasco annoncé de cette production qu’aucun des acteurs même de premier plan n’aurait pu sauver?  Rien n’est moins sûr et il est même plus raisonnable de croire à une reprise en main de la production en 2012 avec réécriture totale du scénario.

Retrouvez sur ce lien le making off du jour de la série la plus chère de toute l’histoire du cinéma mondial avec 6 fois le coût d’Avatar.  Après celui des vaccins, ce nouveau record que même madame Merkel nous envierait n’est pas prêt de tomber.

Avec le soutien de la SACEM.

(Explication pour ce soutien incroyable de la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique à cette super production. Grâce au rabais de 30%  que l’on obtient auprès de la  SACEM, on adhère volontiers à un syndicat qui est cessé nous offrir protection et sérénité.  Et oui,  moi même qui bataille ferme contre les gros mensonges dispensés par tous les ténors des principales organisations patronales, je fais partie des adhérents du principal syndicat patronal de ce secteur pour avoir été poussé dans les bras d’un syndicat par la SACEM. Par exemple, pour un de mes établissements, pour 418 euros de cotisations à l’UMIH, je paye 414 de moins à la SACEM, pourquoi s’en priver?  En conclusion, on peut dire que les artistes se font gratter de quelques centaines de milliers d’euros et subventionnent  les gentils restaurateurs qui vont pomper 3 milliards d’euros par an pour des résultats économiques, sociaux et environnementaux plus que dérisoires. (En plus sur les tournages, les productions ont vu leurs notes de bouffe s’envoler de 10%, donc encore moins d’argent pour les artistes.)  Pourquoi la SACEM a accepté un tel deal avec ces syndicats de restaurateurs?  Quelques part avec ce système si on le généralisait en proposant aux salariés de déduire  entièrement de leurs d’impôts les cotisations s’ils adhèrent à un syndicats (60% pour le moment) , ne verrait-on pas  le syndicalisme en France remonter en flèche?)

voir les documents : SACEM-UPIH

Un de mes débats avec  Christine Pujol c’était sur France Info le 31.08.2009 : http://www.france-info.com/chroniques-debats-matin-2009-08-31-baisse-de-la-tva-dans-la-restauration-bonne-idee-ou-arnaque-336330-81-189.html#

16.03. 2010 12H En guest star dans cette affaire rocambolesque, Laurence Parisot la patronne des patrons et des patronnes lance sa tirade:   »Je demande à tout le monde de retrouver la mesure et la sagesse »

Laurence Parisot, la patronne des patrons (photo d'archives).

Laurence Parisot, la patronne des patrons (photo d’archives). © Christian Liewig/Corbis/Christian Liewig

18H L’affaire Pujol ne prendra pas fin aujourd’hui. Le TGI donnera finalement sa réponse vendredi. En attendant madame Pujol va encore camper rue D’Anjou à deux pas du ministère de l’intérieur.   Laurence Parisot la patronne des patrons ne semble pas apprécier outre mesure le « sleeping » on the moquette de ‘la vraie fausse patronne des faux vrais petits patrons de la restauration dépendante des grands groupes ».

18H15 des journalistes face au siège de l’UMIH où madame Pujol vient d’apparaître à la fenêtre.

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18H30 une caméra filme la descente symbolique du sac de ravitaillement sur lequel on peut lire RELAY, degré zéro de l’information ou Nouvelle Vague? Madame Pujol est à la fenêtre, celle  juste  derrière le panneau sens interdit…

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ACCOR ou pas d’accord, la bataille rangée entre Pujol et Daguin ne se jouerait-elle pas ailleurs?

Administrateur | 15 mars 2010 | 10 h 11 min

Hôtellerie-restauration: la présidente contestée de l’Umih porte plainte
logo le 15.03.2010
PARIS — La présidente contestée du plus puissant syndicat de l’hôtellerie-restauration, l’Umih, Christine Pujol, a porté plainte pour harcèlement et compte empêcher la tenue d’élections lundi pour un nouveau président, selon un communiqué diffusé dans la nuit de dimanche à lundi.
« Une plainte pour harcèlement a été déposée –vendredi 12 mars 2010– », selon le communiqué. Mme Pujol conteste en effet les « agissements intolérables dont elle a fait l’objet dans son propre bureau », où elle est recluse depuis le milieu de la semaine dernière.
Présidente en titre du plus puissant syndicat de l’hôtellerie-restauration, Mme Pujol avait été destituée en novembre lors d’une assemblée générale extraordinaire (AGE) convoquée par ses détracteurs, conduits par André Daguin.
Pour protester contre cette situation, elle a pénétré de force mercredi dans son bureau au siège du syndicat, auquel elle n’avait plus accès depuis trois mois. Et n’en est pas sortie depuis.
Mme Pujol conteste aussi la validité des élections prévues ce lundi pour choisir un nouveau président et un vice-président. Elles sont la suite annoncée de la prise de pouvoir à l’Umih opérée en novembre lors du congrès annuel et ne devraient pas mettre fin au conflit qui oppose Mme Pujol à la nouvelle direction.
« Aller à ces élections, c’est cautionner la demande d’expulsion », a-t-elle prévenu en référence à la requête déposée en ce sens par ses adversaires et qui sera examinée mardi par la justice.
Ni Mme Pujol, ni M. Daguin ne sont candidats à ces élections.
Deux tandems briguent les suffrages: Roland Héguy (Pays basque)/Hervé Becam (Finistère) et Pierre-Paul Alfonsi/Alain Paulin (Bouches-du-Rhône).
Cent quatre votants sont attendus : 102 présidents départementaux et les présidents de deux syndicats associés, le GNC (groupement national des chaînes qui fédère surtout des chaînes hôtelières au 1er rang desquelles Accor) et le SNRPO, le syndicat national de la restauration publique organisée (cafétérias).
Toutes les voix sont pondérées en fonction du nombre d’adhérents. A lui seul, le GNC représente 22,5% des suffrages.


*** La note du jour  sur RTL en ce beau 15 mars 2010

3 sur 20 au couple Christine Pujol-André Daguin, les dirigeants du premier syndicat de l’hôtellerie-restauration : ils se livrent à un vaudeville pitoyable. On s’en ficherait un peu si ces 2 responsables syndicaux ne nous avaient pas convaincus – en tout cas, les pouvoirs publics – de leur faire un cadeau fiscal de 3 milliards d’euros avec la fameuse baisse de la TVA dans la restauration.

Ecoutez le son ici


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Lettre ouverte au Président de la République

julien exki | 13 mars 2010 | 23 h 15 min

n16948963357_8167[1]Monsieur le Président de la République,

Nous sommes dans une nouvelle étape de notre évolution. Les dangers liés à l’impact de l’Alimentation sur la santé me font dire qu’il est temps de prendre des décisions, et de faire voter des lois, s’agissant de notre Alimentation à tous.
Le Ministère de l’Alimentation doit nous aider à vivre mieux et en bonne santé, grâce à nos recherches et à nos idées qui doivent être mises en communes, car trop d’individus parlent de cette science en leur nom.
Il faut rassembler les énergies de ce secteur pour guider des personnes perdues dans une masse d’information.
Les consommateurs souhaitent comprendre ce qu’ils mangent et l’impact que cela provoque sur leur santé.

Pourquoi leurs régimes ne fonctionnent pas à long terme ?
Pourquoi des aliments n’apportent pas le bien-être et la santé revendiqués par leurs fabricants ?
Selon l’OMS, 40% des maladies dans le monde trouvent leurs causes dans notre manière de manger. La production intensive d’aliments industriels à des fins économiques a changé la donne.
Quelle est la part des aliments à leur état naturel contenus dans ces produits ?
Pourquoi n’explique-t on pas la recrudescence de la plupart des cancers dans nos sociétés de consommation ?
Il est temps de nous aider à mieux se nourrir. Pour cela, portons un éclairage sur ces points.

Dans notre manière de manger, le plaisir est la base de tout. Toute frustration amène à un comportement extrême. La privation est interdépendante avec nos choix.
Tous les professionnels de l’Alimentation reconnaissent qu’il faut atteindre l’équilibre alimentaire afin d’éviter toute frustration. Mais il faut s’assurer aussi que nos choix en matière d’Alimentation nous dirigent vers cet état réel de santé.
S’il fallait attendre que les chercheurs et les scientifiques prouvent tous les méfaits liés à l’Alimentation, nous assisterions à l’apparition de plus en plus tardive, rapide ou globale de maladies. Ils n’ont souvent ni les moyens, ni le temps, ni les encouragements nécessaires pour révéler tous ces dangers. Le principe de précaution, très cher à notre pays, est donc de mise dans notre société de consommation.
A tous les réfractaires à ces changements, je leur réponds qu’il est vrai qu’il vaut mieux ne pas trop réfléchir et profiter de ce que nos sociétés de consommation ont réussi à nous apporter en matière de goût et de plaisir.
Il se peut même que ces personnes soient plus ou moins en bonne santé toute leur vie, grâce à une médecine moderne qui sait soigner les symptômes des maladies développées par un corps sous-alimenté en nutriments, par la prise de médicaments.
Mais c’est sans oublier qu’il y a des personnes qui souffrent, qui ont un mal-être et qui ne comprennent pas pourquoi leur Alimentation ne leur donne pas ce sentiment d’être bien.
Nous avons maintenant le droit de savoir ce qui se cache dans nos assiettes. Dans quelques années, il sera sûrement trop tard pour que nous stoppions les dangers déjà amorcés par la seule recherche du goût et du profit.

Pourquoi consommer en surabondance du lait de vache, alors que seul le veau a les enzymes nécessaires à sa bonne digestion.
Cette boisson est une des premières causes d’ostéoporose en France. 5 millions de français seraient touchés par cette maladie. Selon L’Institut National du Diabète, 40% des français auraient du mal à digérer cette boisson omniprésente dans notre Alimentation.

Pourquoi le blé est utilisé en surabondance dans nos circuits de distribution (biscuits, gâteaux, etc.) ? C’est une céréale trafiquée et surexploitée qui n’a plus les même vertus nutritionnelles d’avant la seconde guerre mondiale, date à partir de laquelle les produits phytosanitaires sont utilisés à outrance dans nos champs pour augmenter les quantités de blé produites.
De plus en plus d’individus sont intolérants au gluten. Qui cela alerte ?

Pourquoi l’omniprésence des additifs alimentaires (E100, E200, etc.), des colorants, des conservateurs et des arômes artificiels n’alerte pas l’opinion publique ?
Comment le corps humain assimile ces substances chimiques ? Où sont-elles stockées dans le corps ? Avec quels effets ?

Pourquoi ne pas savoir que les « faux sucre » comme l’aspartame, les édulcorants, ou la phénylalanine, sont un des plus grands poisons présents dans notre Alimentation au quotidien ?
Selon le Dr H. J. Roberts, directeur de l’Institut Palm Beach pour la recherche médicale aux Etats-Unis et spécialiste du sujet, ils sont responsables de plus de 90 symptômes sur le corps humains, entre autres le fait d’accélérer la dégénérescence des cellules de notre cerveau.

Pourquoi encore se convaincre que le sel ou le sucre raffinés ont un intérêt nutritionnel ? Le raffinage des aliments implique la dénaturation du produit, pour ne retenir que le seul intérêt aux yeux des industriels : le goût.

Comment continuer à penser que les pesticides, les OGM ou les produits transformés ne sont pas sans danger pour notre santé ? Qu’ils ont un impact certain sur l’environnement et sur l’être humain?

Pourquoi les huiles raffinées, ces Acides Gras Trans, sont consommées en surabondance dans notre Alimentation, sous la forme d’huile hydrogénées ? Pourquoi ne dit-on pas que ces huiles sont digérées à hauteur de 0% dans notre corps, selon l’institut de médecine du National Academy of Sciences ? Qu’il faut en consommer un peu pour déjà former du dépôt dans nos artères.

Pourquoi ne pas apposer l’indice glycémique des aliments sur leurs emballages? Nous connaîtrions le taux de sucre dans le sang que nous dégageons quand nous mangeons ces produits. Cela permettrait de réduite la hausse considérable du nombre de maladies liées au diabète dans notre pays, comme l’obésité et les maladies cardiovasculaires.

Bien d’autres dangers nous guettent et pourraient être dénoncés, mais il est évident que la recherche du plaisir, et les habitudes ancrées dans nos sociétés de consommation n’encouragent pas la mise au grand jour de ces scandales présents dans nos assiettes.
Aujourd’hui il existe des alternatives à ces dangers. Mais l’important est de se décomplexer face à ses envies, pour mieux les apprécier dans l’instant et réguler les autres jours notre apport nutritionnel par des aliments bons pour la santé.
Encore une fois, un des secrets de la santé par l’Alimentation est d’atteindre l’équilibre alimentaire. Mais il faut avant tout être sûr de bien sélectionner les aliments bons pour notre corps, et à fortiori pour notre planète, afin de s’assurer d’avoir atteint cet équilibre.

Il existe des alternatives.
Des modes alimentaires peuvent améliorer notre santé : l’Alimentation acide-base, l’Alimentation dissociée, l’Alimentation Yin et Yang, etc.

Des aliments sont source de vitalité et présentent de bonnes alternatives à nos produits transformés : les laits végétaux, les céréales sans gluten, les huiles végétales non hydrogénées, les légumineuses, ou encore les condiments naturels.

Des techniques de cuisson peuvent nous aider à améliorer la qualité nutritive de notre assiette : la cuisson à la vapeur, les aliments cuits « al dente », la cuisson sous vide, etc.

Des astuces peuvent être conseillées afin de faciliter l’assimilation de la nourriture dans notre organisme : la mastication, la consommation d’eau ou de fruits en dehors des repas, et autres astuces.

Des aliments peuvent être conseillés afin d’améliorer notre état de bien-être : les fruits et légumes, les plantes, les épices et autres aliments source de vitamines, d’oligoéléments et de sels minéraux.

Des techniques de culture peuvent êtres utilisés afin de réduire la concentration de produits phytosanitaires présents dans notre alimentation et dans notre environnement : l’agriculture raisonnée, l’agriculture protégée, l’agriculture biologique, ou encore certains labels.

Des améliorations dans notre état de santé peuvent voir le jour si la restauration collective adapte une nouvelle vision de l’Alimentation à son industrie. Nous pourrions améliorer le quotidien de nos enfants, de nos malades, de nos grands-parents, de nos soldats et de nos actifs.

Les industriels doivent réduire les taux de sels, les taux de graisses saturées et la présence d’additifs alimentaires dans leurs produits transformés. Ils n’apportent qu’une solution à des problèmes qui sont d’ordre technique, mais en aucun des problèmes liés au besoin nutritionnels de chacun.

Les consommateurs doivent décider des changements en achetant de manière engagée des produits naturels, des produits issus de l’agriculture biologique ou des produits issus du commerce équitable, afin de faire baisser les prix de vente et rendre accessible ces produits au plus grand nombre.

Des spécialistes doivent intervenir dans nos écoles et dans nos centres de formation afin d’éveiller nos jeunes à tous ces dangers qui nous guettent. Ils sont les futures énergies du changement.

Aujourd’hui nous avons besoin de rassembler tous les professionnels du secteur de l’Alimentation, pour les représenter, les écouter et synthétiser leurs idées et leurs théories dans un ministère de l’Alimentation qui s’engage à améliorer notre santé, en proposant des lois (suppression de l’utilisation de certains produits, appositions de certifications plus rigoureuses sur les emballages, proposition d’accompagnement des industriels dans la mise en place d’alternatives, etc.) et en réapprenant nos citoyens à mieux consommer.
Cela implique aussi bien les scientifiques, les chercheurs, les médecins, les diététiciens, les nutritionnistes, les naturothérapeutes, les naturopathes, les agriculteurs, les industriels, les distributeurs indépendants ou issus de la restauration collective, les chefs, les restaurateurs, les associations et les consommateurs.
De ces tables rondes doit ressortir une ligne de conduite pour notre pays en matière d’Alimentation.
En unissant nos forces, nous pouvons profiter de mieux manger, afin de léguer à nos enfants une Terre saine et des vies remplies de jeunesse et de vitalité.

Il n’y a rien de plus simple que de bien manger de nos jours. C’est une question de pratique et de convictions. Grâce à l’aide des pouvoirs publics, grâce à votre aide Monsieur le Président, nous pouvons rendre accessible à tous, la santé par l’Alimentation.
Nous pouvons tous habiter le changement. Le seul et unique but de cette mission est de nous aider à mieux manger au quotidien, afin d’améliorer notre bien-être et notre santé.

Je vous prie d’agréer, Monsieur Le Président de la République, l’expression de ma très haute considération.

Julien Lévy

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Nutrition/obésité/information
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Le déclin de la restauration française devrait s’arrêter, les fonds de pension ne se gavent pas bien dans ce secteur.

Xavier Denamur | 12 mars 2010 | 19 h 34 min

Tout le monde sait que la présidente de l’UMIH s’est retranchée dans son bureau de la rue d’Anjou mais personne ne comprend quelle mouche a piqué l’ancienne patronne des bistrotiers, hôteliers et restaurateurs indépendants. Est-ce pour défendre le vrai métier? En qualité de « franchisé » du groupe ACCOR, on peut s’interroger. Est-ce pour l’appât du gain? « Elle n’est pas là pour une histoire d’argent », a réagi son entourage rappelant que Mme Pujol est à la tête de quatre hôtels-restaurants à Carcassonne. Est-ce tout simplement pour le pouvoir? Elle se serait donc fait piquer par la même mouche que la plupart de nos politiques.

http://eco.rue89.com/2010/03/12/lex-presidente-des-restaurateurs-dort-dans-son-bureau-142544
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/l-ex-presidente-des-restaurateurs-barricadee-dans-son-bureau_228465.html

Maintenant pose toi la question pourquoi tant de haine et de lutte pour prendre la tête de ces syndicats? Cherche pas, la réponse est simple « fabriquer le consentement général des petits » pour mieux les niquer par derrière sans qu’ils ne s’en aperçoivent ou à peine quand ils déposent leurs bilans ou font affaires avec les grands groupes pour vendre leurs bons emplacements. Sera-t-il possible de manger ailleurs que dans des chaînes de restaurations structurées dans les décennies à venir? L’exemple des autoroutes où tout a commencé est flagrant (premier Wimpy, premier Restoroute), aujourd’hui tout le monde s’accommode de la bouffe qu’on y sert (même toi) car il n’y a plus le choix. Bien sûr sur le reste du territoire, il restera la haute gastronomie pour les riches et peut-être encore quelques rares résistants pour les bobos mais le gros du « marché » sera captif si l’on ne fait rien. Doit-on rester les bras croiser à attendre qu’on nous serve la soupe… sous vide, en boite, iofilisée ou congelée?

http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/salon-concours-syndicat-association/2010-03/edito-du-journal-du-11-03-2010-Longue-marche.htm
extrait « Proche de l’Umih, le GNC, groupement national des chaînes, vient de se donner un successeur à Jacques Belin, après dix ans de bons et loyaux et services, en la personne de Jacques Barré, directeur financier pour l’hôtellerie France du groupe Accor. »

Tu te souviens que Pujol est « franchisé » Accor, malheureusement pour le groupe qui a placé des hommes de paille à la tête de la CFDT, CGE et of course du GNC, Pujol n’a pas rempli le contrat avec cette histoire de la baisse de la TVA. (bien sûr le SNARR, Le SNRTC et avant le Synhorcat avant le départ de Flo et des Frères Blancs (CDCCI) font partie du club) il fallait s’en débarrasser. On a donc rappelé Daguin au service, Borel à la rescousse et on laissera encore la promo à Novelli. Ce dernier censé défendre le petit commerçant devrait finir par se vautrer dans les casseroles qu’il a au cul. (baisse de la TVA, mise en place de l’auto entrepreneur, nouvelle classification des hôtels etc…)

En page 7 de mon hebdomadaire chéri « Lhôtellerie » auquel je recommande de s’abonner, on comprend le fond du problème. Mais attention avec le président d’El Rancho, tu ne rentres pas dans la quatrième dimension mais dans « la modernité de la restauration »

Donc, le Jeudi 11 mars, le journal l’Hôtellerie a publié une tribune libre de Laurent Caraux, président d’El Rancho qui est sûrement passée inaperçue aux yeux du grands public et d’une grande majorité de restaurateurs. Si certains restaurateurs n’avaient toujours pas compris que la diversité des opinions n’avait pas vraiment droit de citer dans ce journal professionnel abreuvé de publicités de l’industrie hôtelière et de l’agroalimentaire, ils pourront à la lecture du texte de l’ancien président du SNRTC (Syndicat National de la Restauration Thématique et Commerciale) mieux percevoir les raisons de ma résistance à la standardisation de mon métier. Contrairement à ce qu’affirme monsieur Caraux, c’est par une connaissance « profonde des mécanismes qui régissent l’économie d’aujourd’hui » que je pointe du doigt depuis des années le glissement progressif du secteur dans une dépendance de plus en plus grande vis à vis de l’industrie agroalimentaire avec les mensonges que cette démarche induit pour les clients des indépendants qui n’osent annoncer la couleur (lire ici à ce sujet la dépêche AFP de Cécile Baraille à propos du « fait-maison »). Si monsieur Caraux considère avec un oeil bienveillant l’arrivée « des investisseurs avisés qui scrutent l’économie française pour s’investir dans des projets qu’ils considèrent comme porteur de croissance » , je ne vois dans cette financiarisation du secteur que la volonté cachée des grands groupes de voir disparaître les petits indépendants. Le rêve de tout Borel qui se respecte n’est-il pas de conquérir tout le marché et de nous voir tous crever? Je te fais grâce de relever les multitudes de lapalissades incorporées à toutes les sauces dans cette tribune libre dont tu pourras te délecter dans quelques instants mais j’aimerais te rappeler qu’en juin 2009 lors d’un grand débat sur BFM animé par Nicolas Doze, j’avais croisé le fer avec un des successeurs de Christian Picard à la tête de Buffalo Grill. Déjà à cette occasion j’avais rappelé qu’un fond de pension n’est pas « un restaurateur qui se respecte ». Ecoute le son ici

La conclusion de sa tribune vaut son pesant de tacos « merci aux ‘fonds de pension’ de nous avoir donné l’occasion de rétablir quelques vérités !”
La seule vérité qu’il faut ici rétablir c’est que Caraux fait partie de « ces restaurateurs » qui rêvent d’être racheter par un fond de pension. Comme aucun indépendant ne pourrait racheter ses 25 « restaurants », il rêve comme beaucoup de gros indépendants qui possèdent plus d’une dizaine d’affaires l’arrivée de fonds dans sa société. Mais je ne suis pas sûr que sa lèche fonctionne, les fonds de pension n’ont pas vraiment réussi à standardiser le secteur, la restauration en France demande en fait un véritable savoir faire. Si les fonds de pension comme Albert Frère dans Flo ou ceux (voir ici la cession de fonds à fonds) dans Buffalo grill ou la CDCCI dans quick qui essaye de s’en défaire (voir article ici sur rue89) n’ont pas fait des merveilles, pas sûr que l’on voit encore beaucoup d’amateurs parmi ces investisseurs à courts termes, une chance pour la véritable restauration. Contrairement à ce qu’ils pensent, le marché n’est pas si con et les citoyens semblent mener une certaine résistance en boycottant ces chaînes ou les indépendants qui ne jouent pas le jeu de la transparence.

Tribune libre de Laurent Caraux, président d’El Rancho : “Bienvenue aux ‘fonds de pension’ !”
Article publié lundi 8 mars 2010 16:13 sur le site de L’hôtellerie-restauration



“Aux armes citoyens !, la restauration française est en danger, des ‘fonds de pension’ logés aux Iles Caïmans, sont en train de se payer la restauration française avec les économies des veuves de l’État du Michigan…

Oui, depuis quelques mois, de beaux esprits se répandent dans les gazettes pour nous faire croire que notre métier est en danger depuis l’apparition de la nouvelle fracture en date : ‘indépendants’ contre ‘fonds de pension’ !

Quel archaïsme !

Outre que ces dires font preuve d’un simplisme déconcertant, ne grandissant pas ceux qui le professent, ils font surtout ressortir une méconnaissance profonde des mécanismes qui régissent l’économie d’aujourd’hui.

Derrière ce terme emblématique de fonds de pension, manié comme un épouvantail, se cachent des réalités bien différentes : qu’y a-t-il de commun entre la Caisse des Dépôts, bras séculier de l’État français, Avenir tourisme, dans l’orbite d’Oséo, Unigrains qui rassemble des céréaliers, et bien d’autres intervenants, sinon des investisseurs avisés qui scrutent

l’économie française pour s’investir dans des projets qu’ils considèrent comme porteur de croissance ?

Nous devons aujourd’hui nous réjouir que ces investisseurs s’intéressent à la restauration. L’intérêt qu’ils portent à nos métiers montre que cette profession est enfin entrée dans la modernité et qu’à l’instar de beaucoup d’autres secteurs d’activité, leur intervention nous permet d’envisager le financement de notre croissance à long terme avec sérénité.

Il n’y a pas lieu d’en avoir peur. Que seraient devenus des Jean-Paul Bucher, des Christian Picard et beaucoup d’autres entrepreneurs talentueux, s’ils n’avaient pu se faire accompagner par des investisseurs qui leur ont permis de faire grandir leur entreprise bien au-delà de ce que l’on pouvait imaginer à l’époque. Comme eux, et comme beaucoup de restaurateurs, nous sommes avant tout des entrepreneurs qui investissons, construisons des restaurants, développons des offres innovantes, et faisons même émerger des marques nouvelles. Nous prenons des risques avec nos entreprises dans lesquelles nous investissons notre argent, nos convictions, notre temps et notre énergie.

Notre activité à tous, acteurs indépendants ou groupes organisés, consiste à restaurer des convives, à leur apporter par la qualité de l’accueil, de l’environnement et des mets qui leur sont proposés, tout le plaisir qu’ils sont en droit d’attendre de tout restaurateur qui se respecte.

Nous sommes fiers de notre métier, et nos années d’expérience de la restauration nous permettent de revendiquer la qualité de vrais professionnels ; nous sommes rémunérés pour notre travail, sanctionnés par nos résultats, sachant que notre avenir reste intimement lié à celui de nos entreprises.

Dans le cadre du Contrat d’Avenir pour lequel nous nous sommes beaucoup investis, nous nous sentons comptables de nos engagements. Nous pensons profondément qu’il en va de l’image de toute une profession.

Enfin, et celle-ci n’est pas la moindre des responsabilités que nous assumons, nous sommes très attentifs au statut de nos salariés, à leur rémunération, à leur formation, à leur évolution professionnelle. Avec la baisse de la TVA, nous n’avons pas attendu l’élaboration d’un laborieux accord de branche pour augmenter nos salariés dès le 1er juillet.

Pour en finir avec les idées reçues, et les affirmations simplistes qui ne font que marquer la faiblesse de l’argumentation de certains, nous sommes contraints de constater que la seule et vraie fracture qui existe encore aujourd’hui dans la restauration est celle entre les anciens et les modernes. Chez les anciens, il peut y avoir des acteurs indépendants et peut-être des groupes organisés, au même titre que chez les modernes se retrouvent des groupes organisés mais aussi beaucoup d’indépendants ambitieux et avisés, n’en déplaise à certains.
Les temps changent rapidement et ceux qui ne veulent pas accompagner les mutations inéluctables, ne pourront pas continuer longtemps à injurier l’avenir avec les mots du passé.

Messieurs les esprits chagrin, cessez vos discours d’un autre âge, laissez la restauration s’inscrire dans la modernité, et merci aux ‘fonds de pension’ de nous avoir donné l’occasion de rétablir quelques vérités !”

Laurent Caraux
Président d’El Rancho
lcaraux@elrancho.fr

(14 03 2010) Last news from le siège de l’UMIH http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i7l7xNyxyf3cEiFUOLEAy_oXYKtA

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Moins de fait-maison au restaurant, souvent à l’insu des clients

Administrateur | 9 mars 2010 | 18 h 44 min

Une serveuse s’affaire en salle le 21 décembre 2005 dans une taverne à Caen.
© AFP/archives  Mychele Daniau

logo De Cécile Baraille le 09/03/2010 à 17:27

Au restaurant, le cuisiné maison se fait plus rare dans les assiettes, remplacé par du partiellement, voire tout préparé à l’extérieur, sauf sur les tables étoilées: c’est « pour le bien des clients », assurent les professionnels, qui pourtant ne s’en vantent pas.

« Dessert du jour: tarte aux pommes maison! », annonce l’ardoise. Mais quid du moelleux au chocolat proposé sur la carte sans mention « maison »? Et de la crème brûlée ? Surgelé pour le premier. Préparation vendue en brick pour la seconde.

Au salon de la restauration, organisé jusqu’à mercredi à Villepinte, près de Paris, les tartes au chocolat sont prêtes à assembler. Le chocolat se commande en poches plastiques d’un litre, se verse dans des fonds de tarte tout prêts, comme avec une douille.

« Attention, ce n’est pas +l’aile ou la cuisse+. Aujourd’hui la qualité est là ! », explique François Blouin, directeur du cabinet d’études Foodservicevision, en référence au film de Claude Zidi sur la « malbouffe » des années 70.

Deux raisons avancées pour justifier cette sous-traitance: l’hygiène et le personnel.

Le fait-maison doit être consommé dans la journée ou jeté, alors que les produits préparés dans les conditions d’hygiène très strictes imposées à l’agroalimentaire permettent une conservation plus longue, souligne M. Blouin. Ce qui limite les pertes et donc le surcoût par rapport au produit brut.

Premiers produits concernés, les terrines charcutières, mais aussi les desserts. Rares sont en effet les restaurants à employer leur propre pâtissier. Et les desserts nécessitent des oeufs, ultra-sensibles sur le plan sanitaire.

Mais l’agroalimentaire développe surtout sa gamme de produits semi-finis. « On libère le cuisinier des tâches les moins valorisantes comme l’épluchage, mais le cuisinier garde la touche finale », explique Pascal Bredeloux, patron de Bonduelle Foodservice, filiale restauration du groupe agroalimentaire.

Davigel, branche restauration professionnelle de Nestlé, propose des courgettes coupées en longues tranches fines, façon tagliatelles, que les cuisiniers n’ont « plus de temps » ou « plus de personnel » pour préparer et dont la qualité est la même tout au long de l’année.

« Il y a 15 ans, un restaurateur qui ne prenait pas un poisson entier à Rungis, c’était un Mickey. Aujourd’hui à Rungis, il y a dix ateliers de découpe des filets », souligne Thibault Leclerc, patron du Bottin Gourmand. Et ces filets, au calibre identique, vont cuire sans surveillance dans un four programmé par le cuisinier à la minute et au degré près.

L’arrivée de la technique dans les cuisines est « inéluctable » et, pour le client, « ce n’est pas une mauvaise nouvelle », assure M. Leclerc.


Une serveuse débarrasse une table d’un restaurant le 29 juin 2009 à Paris
© AFP/archives  Pierre Verdy

Les produits de l’agroalimentaire sont également utilisés pour pallier le manque de personnel dans un secteur qui peine à recruter, disent les uns. Ou pour limiter le personnel alors que les avancées sociales et salariales depuis 2004 ont renchéri le coût de la main d’oeuvre, avancent les autres.

Avec le label de Maître-restaurateur, le gouvernement tente bien de distinguer ceux qui cuisinent vraiment. Ne peuvent y prétendre que les indépendants qui travaillent des produits frais, sans recourir à des plats préparés, et renouvellent leur carte.

Actuellement, ils sont 300. Le gouvernement en espère 3.000 d’ici mi-2012 sur 80.000 restaurants en France.

Ce label ne fait que reprendre « ce que le client pense trouver dans tous les restaurants traditionnels », note Claude Izard, président de l’association Cuisineries gourmandes, qui défend la cuisine traditionnelle. « Mais ça, le consommateur ne le sait pas ».

Heureusement de grands chefs étoilés vont redorer l’image de la restauration française…à l’étranger.

logoDe Cécile BARAILLE le 08 03 2010

VILLEPINTE — « Oui, la cuisine française est moderne ! », clament une douzaine de chefs français parmi les plus étoilés qui veulent revaloriser à l’étranger l’image d’une cuisine française, souvent jugée vieillissante par rapport à ses rivales espagnoles et italiennes.

« Socle de la gastronomie », la cuisine française doit retrouver son « leadership », estiment ces chefs emmenés par Alain Ducasse et Joël Robuchon et membres d’une nouvelle association « Cuisine de France », présentée lundi lors du Sirest, le salon de la restauration, à Villepinte, près de Paris.

« Ailleurs dans le monde, on a une image de cuisine vieillissante, passéiste, sans inventivité », regrette M. Robuchon, alors que « les médias consacrent l’Espagne ou l’Italie comme des leaders mondiaux en matière de cuisine », renchérit Alain Ducasse, tous les deux multi-étoilés.

« Il faut mieux occuper le terrain en termes de communication. On sait faire autre chose que notre gastronomie et ça on ne le dit pas assez », poursuit Alain Ducasse qui veut valoriser la cuisine toute entière, celle des bons produits, et pas seulement la haute gastronomie.

Sans le dire, c’est la cuisine dite moléculaire qui est visée, celle mise en oeuvre notamment par le chef catalan Ferran Adria, dont le restaurant El Bulli a été classé à plusieurs reprises « meilleur restaurant du monde » par la revue britannique Restaurant. Une cuisine où les gélifiants, épaississants, émulsifiants naturels tiennent les premières places.

« Il n’y a pas de conflit entre tradition et modernité », se défend Thierry Marx, l’un des chefs de « Cuisine de France », mais « il faut montrer que la cuisine française est moderne et que la France a sa place sur la planète cuisine ». « On n’a pas su être assez démonstratifs », insiste-t-il.

Au passage, il rappelle que certaines techniques utilisées par la cuisine moléculaire comme la cryogénisation des saveurs, c’est-à-dire l’extraction des saveurs par le froid, sont nées en France.

« Cuisine de France », qui n’a pas pour ambition de devenir un label, précisera en septembre ses axes de communication.

Joël Robuchon a dévoilé quelques pistes de travail comme la valorisation des établissements qui utilisent des produits de grande qualité non-transformés, et qui respectent l’environnement ( »et prohibent le thon rouge ») tout comme leur personnel ( »en accueillant correctement les stagiaires et les apprentis »).

Autre question qui agite le microcosme gastronomique et que Joël Robuchon souhaite aborder : l’utilisation d’additifs chimiques. Des produits de synthèse, « interdits d’utilisation par l’industrie agroalimentaire », rappelle M. Robuchon, mais « utilisés dans la cuisine moléculaire ».

Paul Bocuse est le président d’honneur de cette association, Michel Guérard et Michel Troisgros, les vice-présidents d’honneur.

Sont aussi membres Yannick Alleno, Guy Savoy, Gilles Goujon, Marc Haeberlin, Gérald Passédat, Didier Elena, Laurent Petit, Régis Marcon et Pierre Gagnaire.

En revanche, parmi la nouvelle génération, Anne-Sophie Pic, Adeline Grattard, Grégory Marchand et William Ledeuil, manquent à l’appel.

Lire aussi sur Restauration21

Le blog de la restauration du 21e siècle. Le développement durable en restauration

Plateau - Copie

Alain Ducasse et Joël Robuchon l’ont annoncé ce matin au Sirest Ideas, lors d’un débat animé par le journaliste Guillaume Durand. Les deux cuisiniers multi étoilés, entourés d’une dizaine de chefs – Guy Savoy, Thierry Marx, Yannick Alleno, Gilles Goujon, Gérald Passédat, Régis Marcon, Marc Haeberlin, Pierre Gagnaire – lancent l’association Cuisine de France. Objectif : rassembler les professionnels, affirmer la bonne santé de la cuisine française au sens large, faire la promotion de sa vivacité, de sa variété – du bistro à la gastronomie- de sa créativité et sa modernité et couper ainsi court aux rumeurs de cuisine française sur le déclin. Une initiative motivée par la « nécessité de structurer la cuisine françaises et d’abandonner un certain individualisme pour se faire entendre en France mais aussi dans le monde est où la cuisine française la plus remise en cause » selon Joël Robuchon. L’utilisation de produits de grande qualité et non transformés, la mise en valeur du service, le respect des règles d’hygiène et de sécurité, le choix et traitement des fournisseurs, le respect des collaborateurs, l’interdiction des additifs de synthèse, le respect de l’environnement sont au nombre des points de travail à partir desquels une charte devrait voir le jour par la suite. Pour relayer son discours, l’association compte s’appuyer sur les organisations officielles (Atout France par exemple), l’Unesco, mettre en place des relation avec les industriels de l’agroalimentaire, participer aux grands événements destinés à la profession, organiser des événements en direction du grand public, communiquer avec les médias et  aussi agir avec la professions (livre blanc, formation et promotion des jeunes talents, stimulation des liens professionnels, documentation). En septembre prochain, une première action d’envergure est annoncée, comme un projet un repas réalisé en commun par les chefs à la Tour Eiffel qui pourrait être organisé. Les membres de l’association ont précisé qu’ils rejetaient tout projet de label.

Morceaux choisis

« La cuisine française reste ce qu’il y a de plus fort et de plus moderne. Beaucoup de chefs étrangers ont fait leur apprentissage en France. Bien que cela arrangerait beaucoup de personnes, notre cuisine n’est pas périmée » a insisté Alain Ducasse. Et d’ajouter : « A nous d’occuper un peu mieux l’espace ».

Joël Robuchon : « La cuisine française assume fièrement son histoire et ses techniques. Mais c’est aussi une cuisine d’aujourd’hui, pleine d’énergie  et qui se nourrit des couleurs de son époque ».

Thierry Marx : « Je n’ai jamais eu le sentiment que la cuisine française était sur le recul. Mais, par discrétion, en France, on n’ose pas mettre en avant l’innovation et la création. Ainsi, la cryoconcentration des saveurs [extraction des saveurs par le froid] a été reprise dans le monde entier sans que l’on sache qu’elle était née en France. La cuisine française est extrêmement puissante. Elle se situe au carrefour du monde. La cuisine des régions a nourri la haute cuisine française. Nous allons devoir être très forts sur la façon dont nous allons transmettre ces atouts et ce savoir aux jeunes. Ce sont eux qui m’intéressent, ceux qui ne nous connaissent pas et à qui nous devons avoir le souci de transmettre » a ajouté Thierry Marx.

Guy Savoy : « La France est le pays de la diversité des cuisines, de la transformation des matières premières. C’est notre spécificité et aujourd’hui nous voulons le dire et le montrer ».

Cuisine de France sera présidée par Paul Bocuse.

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« Les membres de l’association ont précisé qu’ils rejetaient tout projet de label. » ben voyons, J’aimerais bien qu’ils me disent en quoi cela les gène dans leur cuisine de haute volée de dire que tout est frais et transformé sur place? A moins que ces grands chefs ne défendent en réalité leur vrai fond de commerce: l’industrie des CHR et de l’agroalimentaire? Combien de membres de cette vénérable association travaillent pour la cuisine « fait maison « de groupe comme Elle§Vire food service où officie Pierre Gagnaire? Que signifie pour chacune de ces figures de la gastronomie mondiale le fait que la « cuisine française se nourrit des couleurs de son époque » lorsque l’on sait que l’auteur de cette belle citation est à l’oeuvre chez Fleury Michon? Oui monsieur Savoy « La France est le pays de la diversité des cuisines, de la transformation des matières premières » mais dans les cuisines de nos restaurants pas dans des usines.

Rédigé par: Xavier Denamur | 09/03/2010 à 08:25

Thierry Marx et Yannick Alleno

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