Des produits locaux sur les cartes… l’idée creuse son sillon à Paris
Administrateur | 25 avril 2010 | 21 h 23 min
Article écrit le 25 avril 2010 par Lydie Anastassion pour Restauration 21
Xavier Denamur, restaurateur parisien, et Xavier Guille, locavore convaincu et créateur de l’appli-jardin(1), ont un projet ambitieux : convaincre les restaurateurs parisiens qu’il est possible de mettre à leurs cartes des produits agricoles cultivés dans le bassin parisien. Pour joindre le geste à la parole, ils lancent le Localbiobag, une proposition de panier de légumes bio locaux et de saison, cultivés à La ferme « Les plaisirs du jardin » à Cergy (Val d’Oise) à 30km de Paris, destinés aux particuliers et vendus à la Belle Hortense, l’un des établissements du premier. C’est cette démarche « circuit court » que les deux Xavier ont décidé d’étendre vers les restaurateurs.
«Tout le boulot que l’on met en place consiste effectivement à amener les restaurateurs à acheter des produits bio, locaux et de saison dans des proportions acceptables pour ne pas à avoir à augmenter leurs prix. Il s’agit de 10 à 20% de plats ou de produits bio inclus dans leurs menus sur lesquels ils pourront communiquer et constater l’impact que cela peut avoir sur leur fréquentation et la demande de la part de leurs clients. Et ils seront fournis par les agriculteurs » explique Xavier Denamur. Côté approvisionnement, l’idée et le challenge consiste à trouver des d’agriculteurs en nombre voulant travailler en direct avec les restaurateurs. « D’un côté, les agriculteurs sont isolés et de l’autre, les restaurateurs ne savent plus où commander et comment organiser cette filière, complète Xavier Guille, la mise en place de notre réseau est aussi de un moyen d’identifier quels sont les mécanismes qui freinent le développement de cette économie alors que la demande de la part des clients est grandissante ».
Leur cible : les bistrots et restaurants dans un rang de prix abordable moins de 40 euros par personne. « Le but consiste à tirer les restaurateurs vers le haut et à promouvoir notre secteur avec une image positive autour de la table avec la transparence sur les produits fournis, la qualité de l’accueil, le cadre, le respect des législation, la politique salariale », poursuit Xavier Denamur.
http://www.lesplaisirsdujardin.com/
Réservation d’un Localbiobag et renseignements sur http://blog.appli-jardin.com/
Exemple d’un Localbiobag: 1 botte de persil, 1 botte thym, 1kg pomme de terre ditta, 1 radis noir poids d’horloge 400g, 1 salade rougette de Montpellier 200g, 1 botte de petits oignons blancs 500g, 1 botte de radis roses 400g, 200g d’épinards, 200g de jeunes pousses de Blette, 1 botte d’oseille 100g. 16 euros sur réservation.
(1) 1er coach de potager pour téléphone intelligent (Iphone)
Photo: Robert Hunter pour rebusparis.com






















Bonjour aubergiste. Appli jardin est heureux que cette mesure que nous avons mis en place avec mr Denamur retienne votre attention. Nous sommes maintenant à deux mois d’exercice et nous pourrons bientôt tirer les premières conclusions. La mise en place d’un approvisionnement en local et en bio, en région parisienne n’est pas simple, pour un restaurateur « conventionnel ». Entendu par ce mot à base d’agriculture conventionnelle. Le chef de cuisine a du adapter ses commandes et sa carte pour mettre en valeur ces produits, il doit jongler avec les commandes, trouver de nouvelle recette. Le restaurant à également du embauché pour le parages des légumes. Nous avons également mis en place une vente au panier pour les habitants du marais qui rencontre un fort succès. Je déplore pour l’instant que seul un autre restaurant à souscrit à cette démarche , mais je ne doute pas de nouvelle conversion prochainement.
Bravo monsieur Denamur,
Enfin du constructif!
J’ai moi même organisé ce débat localement avec des représentants des agriculteurs bios (civam) des gens de slow food, des restaurateurs. Le seul restaurateur Bio et végétarien de la ville après 5 ans de présence à toujours des difficultés à se fournir en totalité sur le secteur. Votre initiative est intéressante, tenez nous au courant. Notre débat avait conclu que se focaliser sur le bio peut être une erreur car cela risque de développer des importations de l’autre bout du monde de qualités difficilement vérifiable et avec un impact écologique contestable. A ce jeu la, Mac Do risque d’être bio avant tout le monde. Par contre développer les circuits courts est indispensable pour permettre aux paysans de vivre. En province c’est la quasi totalité des restaurants qui sont à moins de 40 euros.