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Bataille rangée sur la TVA à taux réduit dans la restauration

Administrateur | 29 juin 2010 | 16 h 33 min

Article publié par La Tribune le 29 juin 2010

Il n’est pour l’instant pas question, disait dimanche le ministre du Budget, François Baroin, de revenir sur la baisse de la TVA dans la restauration. « Si on me laissait faire, je le mettrais dans le rabot », s’est-il cependant laissé à dire : « dans le rabot », c’est-à-dire dans la réduction globale des niches fiscales promise par le gouvernement.

Le rapporteur général du Budget à l’Assemblée, Gilles Carrez (UMP), a quant à lui remis en cause la baisse de la TVA à 5,5% sur « certains produits », s’inquiétant du « démantèlement des ressources fiscales de l’Etat », sans citer toutefois spécifiquement le cas de la restauration. Il a suggéré un taux intermédiaire autour de 12%.

En revanche, la ministre de l’Economie Christine Lagade a bien confirmé ce mardi que le coup de rabot en question ne toucherait pas au taux réduit de la TVA dans la restauration. « Elle me paraît légitime sur le fond », a-t-elle dit. « Elle est conforme aux dispositions du droit européen avec au moins les deux tiers des contreparties qui étaient attendues », a-t-elle expliqué sur RMC et BFM TV.

Prix, salaires, embauches : la bataille des chiffres

Les restaurateurs avaient en effet promis en contrepartie de cette mesure, qui coûte à l’Etat 3 milliards d’euros de recettes fiscales, de baisser les prix de 11,8% sur au moins sept produits, d’embaucher 40.000 personnes en deux ans et d’augmenter les salaires très bas du secteur.

Mais un an après sa mise en oeuvre, ses détracteurs dénoncent les promesses non tenues. Et, à ce sujet, la bataille des chiffres bat son plein. Un restaurateur parisien, Xavier Denamur, a envoyé lundi à l’Agence France Presse (AFP) un texte intitulé « l’omelette qui valait 3 milliards d’euros… par an » où il qualifie de « mensonges » les chiffres de baisse des prix ou de créations d’emplois mis en avant par la profession et le gouvernement.

Les prix d’abord. Les estimations divergent. Selon l’Insee par exemple, dans les seuls restaurants, l’indice des prix aurait baissé de 1,3%. La direction générale du Trésor estime pour sa part, dans une étude révélée par l’AFP lundi, que la mesure a permis aux prix de ne pas augmenter de 0,1% ce qui reviendrait à une baisse de 2,5%, assez proche des 3% de baisse promis par les restaurateurs à l’Etat.

Sur un périmètre légèrement différent comprenant restaurants et cafés, les prix ont baissé de « 0,9% « , rapelle Xavier Denamur, qui se réfère à l’Insee. « On est bien loin des 3% promis ». « Je  pense que, si les restaurateurs faisaient un effort sur les prix, ça arrangerait tout le monde », reconnaît pour sa part Christine Lagarde.

Les conditions de travail, ensuite. Pour les organisations professionnelles, l’accord sur les salaires signé après l’obtention de la TVA à 5,5% a permis aux salariés de recevoir 1 milliard d’euros supplémentaires par an. Ce qui représente 600 euros de plus par an pour le salarié le moins qualifié travaillant à temps complet (39 heures/semaine). Pour Xavier Denamur en revanche, les salariés restent sous-payés puisque cet accord n’a fait passer le Smic horaire du secteur qu’à 6 centimes d’euros brut au-dessus du Smic général.

Sur les embauches enfin. Le secteur a créé 12.300 emplois au 1er trimestre 2010, après 8.300 au 4e trimestre 2009 et 1.100 au 3e, selon l’Insee. Soit 21.700 au total, se félicite le gouvernement. Xavier Denamur, à l’instar du syndicat FO, conteste ce chiffre. « En réalité, 8.000 emplois nets ont été créés », estiment-ils puisque les cafés-hôtels et restaurants créent en moyenne 15.000 emplois par an depuis dix ans. Quant à la CGT, elle fait remarquer que ces chiffres comprennent aussi les CDD, saisonniers et intérimaires.

A ces arguments, le SNRTC, le syndicat de la restauration commerciale répond qu’il faut « compter les emplois sauvés et ceux des établissements qui n’ont pas fermé », grâce à la TVA réduite. Selon Bernard Boutboul du cabinet spécialisé Gira conseil, un tiers du secteur (soit 25.000 restaurants servant à table) était en difficulté avant l’entrée en vigueur de la mesure, le 1er juillet 2009. « La moitié sont sortis de cette passe difficile » grâce à la TVA.

Des consommateurs pas convaincus

Mais peu importent les arguments, le gouvernement peine à convaincre les consommateurs de la justice de cette mesure : pourquoi la préserver, elle, et pas les frais de garde d’enfants par exemple, qui seront touchés par le coup de rabot fiscal ?

Le dossier est d’autant plus difficile à gérer que le gouverment attend beaucoup d’un point de vue financier de la réduction des niches fiscales, qui doit contribuer à diminuer les déficits publics de 8% du PIB cette année à 3% en 2013, conformément aux promesses faites à l’Union européenne. Alors qu’il avait dans un premier temps évoqué 2 milliards d’économies sur les « niches », il a ensuite évoqué 3,5 milliards, puis 5 milliards. François Baroin a fini par annoncer dimanche dernier de 8,5 à 10 milliards d’euros d’économies sur ces dispositifs.  Il est vrai, qu’entre temps, un rapport de la Cour des comptes a exhorté l’Etat à accentuer l’effort sur l’assainissement des finances publiques, surtout dans un scénario où la croissance pourrait ne pas être au rendez-vous.

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Sur la carte du restaurant, l’omelette qui valait 3 milliards d’euros

Administrateur | 29 juin 2010 | 11 h 54 min

PUBLIÉ LE 29/06/2010 08:14 | LADEPECHE.FR

Sur la carte du restaurant, l’omelette qui valait 3 milliards d’euros

l’histoire du jour

Sur la carte du restaurant, l'omelette qui valait 3 milliards d'euros

Sur la carte du restaurant, l'omelette qui valait 3 milliards d'euros
Sur la carte du restaurant, l’omelette qui valait 3 milliards d’euros

«Limonadier de gauche» et fier de l’être, Xavier Denamur est très content de payer des impôts y compris sur la fortune. Parti de rien, il est à la tête de cinq brasseries dans une rayon de cinquante mètres au cœur de Paris. Tous ses employés sont entièrement déclarés, bien payés et fidélisés. Son secret? « Qualité et plaisir donné». Alors devant la TVA à 5,5% obtenue par ses collègues de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie avec des résultats contestés il ironise avec la carte du mois . « L’omelette qui valait trois milliards… par an », annonce-t-elle comme mise en bouche et d’expliquer, «la baisse de la TVA représente une perte de 3 milliards d’€ par an pour l’état.L’Insee soutient que les prix ont baissé de « 0,9 % sur les seuls cafés et restaurants» au lieu des 3 % promis par la profession. De plus, les s salariés du secteur restent sous-payés, puisque l’accord de revalorisation des salaires ne leur accorde qu’un smic horaire supérieur de 6 ct d’€ brut au smic général». Mais le Trésor avance un impact sur les prix de -2,5 %, et les organisations professionnelles que les salariés reçoivent un milliard d’euros supplémentaires par an et qu’elles ont créé 22 000 emplois nets. Denamur en accorde 8 000 et regrette « qu’aucune réflexion n’ait été menée sur la qualité de la nourriture ».

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L’AFP constate que mon bilan d’un an de baisse de la TVA n’a rien à voir avec celui du gouvernement ou des organisations patronales

Xavier Denamur | 28 juin 2010 | 17 h 00 min

logoTVA: « L’OMELETTE QUI VALAIT 3 MILLIARDS », SELON UN RESTAURATEUR OPPOSE A LA BAISSE par Cécile Baraille

Un restaurateur parisien, opposé à la baisse de la TVA dans le secteur, estime que cette mesure, qui représente une perte de 3 milliards de recettes brutes pour l’Etat, n’a pas eu les « répercussions promises pour les clients, les salariés et l’économie du pays ».

Dans un texte intitulé « l’omelette qui valait trois milliards… par an », apposé sur les cartes de ses établissements et dont il a envoyé copie à l’AFP, Xavier Denamur, qualifie de « mensonges » les chiffres de baisse des prix ou de créations d’emplois mis en avant par la profession et le gouvernement.

Les prix ont baissé de « 0,9% sur les seuls cafés et restaurants », dit-il, citant un chiffre de l’Insee. « On est bien loin des 3% promis » par les restaurateurs dans les engagements pris avec l’Etat en contrepartie de la baisse de la TVA.

Les chiffres de l’Insee montrent une baisse de l’indice des prix dans les seuls restaurants de 1,3% . La direction générale du Trésor ajoute que la mesure a permis aux prix de ne pas augmenter de 0,1% et chiffre donc l’impact sur les prix à -2,5%.

Pour Xavier Denamur, les salariés restent sous payés puisque l’accord, social, qui a permis une revalorisation des salaires au 1er mars, ne fait passer le smic horaire du secteur que 6 centimes d’euros brut au-dessus du smic général.

Pour les organisations professionnelles, ces accords permettent aux salariés de recevoir un milliard d’euros supplémentaire par an. Ce qui représente par exemple 600 euros de plus par an pour le salarié le moins qualifié travaillant à temps complet (39H/semaine).

Il conteste enfin le chiffre de près de 22.000 emplois créés dans le secteur. « En réalité, 8.000 emplois nets ont été créés », estime-t-il puisque les cafés-hôtels et restaurants créént en moyenne 15.000 emplois par an depuis 10 ans.

Il regrette enfin « qu’aucune réflexion n’ait été produite sur la qualité de la nourriture servie dans les restaurants ».

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« L’omelette qui valait 3 milliards… par an »

Xavier Denamur | 25 juin 2010 | 15 h 39 min

La restauration française est en crise. Repas fabriqués industriellement, salariés sous-payés, manque de formation,  fraude sociale et fiscale , absence de traçabilité des aliments… Les problèmes ne manquent pas.
A tous ces problèmes complexes, le gouvernement a répondu par la baisse de la TVA! Une mesure qui coûte près de trois milliards d’euros par an au budget de l’état.  Un an après sa mise en place et en pleine période de rigueur budgétaire, on peut constater que ce cadeau fiscal n’a pas eu les répercussions promises pour les clients, les salariés et l’économie du pays.
Aujourd’hui, le gouvernement, les organisations patronales du secteur et certains restaurateurs s’évertuent à accommoder à leur sauce certaines statistiques ou sondages pour défendre cette nouvelle niche fiscale, mais tout n’est que mensonge et propagande. Comment pourrait-il en être autrement puisque cette mesure a été poussée par les lobbies de la restauration structurée en groupes et afin de servir ses propres intérêts. Soyons clair, la restauration rapide ne bénéficiait pas d’un taux de TVA différent de celui de la restauration traditionnelle, que l’on aille chez Mac Donald ou Bocusse, le « sur place » était facturé à 19.6% et le « à emporter » à 5.5%. Lors de son discours sur le Grand Emprunt en décembre 2009,  Nicolas Sarkozy a repris cet argumentaire fallacieux pour justifier sa décision  de servir les intérêts de ces groupes. Sur le site d’information Rue89.com vous trouverez un article intitulé « Si Sarkozy allait chez McDo, il parlerait autrement de la TVA »  mis en ligne le 15 décembre 2009, qui vous vous permettra de voir que le chef de l’Etat ne s’arrête pas à ce mensonge pour défendre sa décision.
Je vous engage à vérifier les statistiques par vous même sur le site de l’INSEE. Vous constaterez que l’on vous prend vraiment pour des imbéciles et vous exigerez plus de transparence dans votre assiette comme dans la gestion des finances publiques.
1/ Le mensonge sur les prix: – L’INSEE dévoile que les prix en 2009 ont progressé de 1.6% dans la restauration alors que l’inflation été négative de 0.1%, les prix ayant baissé de 1.4% sur les 6 derniers mois de cette année, on ne peut en déduire que les restaurateurs avaient relevé leurs tarifs de 3% sur les 6 premiers mois, soit le double de ce qu’ils pratiquent habituellement. Cela personne ne le relève.
- En juin 2010, l’INSEE constate que sur 12 mois, les prix dans l’ensemble des cafés, hôtels et restaurants ont progressé de 0.1%. Même si sur les seuls cafés et restaurants, ils ont baissé de 0.9%,  on est bien loin des 3% promis et des propos de la propagande qui situe la baisse des prix entre 1.5% et 2% . Etrangement, pendant ce temps, les prix ont progressé de 2.1% dans les cantines souvent gérées par des grands groupes comme Elior qui se vantait l’été dernier d’avoir baissé quelques prix dans les structures qu’il gère sur les aires d’autoroutes.
2/ le mensonge sur les salaires: si, suite à de âpres négociations,  une prime annuelle maximum de 500 euros brut sera versée à certains salariés et que le SMIC dans ce secteur sera supérieur de 6 centimes d’euros bruts au SMIC général, la branche de la restauration rapide qui profite pleinement de la baisse de la TVA n’a rien voulu octroyer à ses salariés qui restent pourtant les plus mal  lotis de tout le secteur des cafés, hotels, restaurants.
3/  Le mensonge sur les embauches: début juin, le ministre du commerce, Hervé Novelli, se vante que l’objectif sur les embauches est dépassé, vérifiez ses dires en prenant le temps de relire l’excellent article de Libération   »Novelli épice les statistiques » publié le 14 juin 2010 et disponible sur le site liberation.fr. Naturellement, vous n’oublierez pas de passer par le site de l’INSEE pour vérifier les propos du quotidien.
En conclusion, si un bilan doit être tiré sur ce hold up annuel à 3 milliards d’euros sur les finances publiques, il se poserait sous la forme de 3 questions:
1 allez-vous au restaurant pour un écart de prix de 1% ?
2 iriez-vous travailler dans ce secteur où 60000 postes restent à pourvoir mais ne trouvent pas de preneurs même suite à l’accord sur les salaires qualifié « d’historique » par Hervé Novelli?
3 pensez-vous que le débat sur les retraites a un sens quand on retire trois milliards d’euros par an aux ressources de l’état et quand on sait qu’aucune réflexion n’ a été produite sur la qualité de la nourriture servie dans les restaurants et que parallèlement  rien n’est fait pour mieux nourrir les enfants des écoles de la République qui sont les garants de ces futures prestations sociales? Quand jeunes adultes ils seront obèses et diabétiques comment feront-ils pour payer les retraites des anciens?
Xavier Denamur reste orateur libre,  membre du collectif des VEGR et ancien auditeur de France Inter
Adhérez aux VEGR et  rejoignez la résistance afin qu’émerge une force politique éthique.
Références des documents à consulter pour vérifier mes propos et approfondir ce dossier:
vitro

La restauration française est en crise. Repas fabriqués industriellement, salariés sous-payés, manque de formation, fraude sociale et fiscale, absence de traçabilité des aliments… Les problèmes ne manquent pas.

A tous ces problèmes complexes, le gouvernement a répondu par la baisse de la TVA ! Une mesure qui coûte près de trois milliards d’euros par an au budget de l’état. Un an après sa mise en place et en pleine période de rigueur budgétaire, on peut constater que ce cadeau fiscal n’a pas eu les répercussions promises pour les clients, les salariés et l’économie du pays.

Aujourd’hui, le gouvernement, les organisations patronales du secteur et certains restaurateurs s’évertuent à accommoder à leur sauce certaines statistiques pour défendre cette opération, mais tout n’est que mensonge et propagande. Comment pourrait-il en être autrement puisque cette mesure puise sa raison d’être dans une prétendue injustice fiscale entre la restauration traditionnelle et la restauration rapide?  Soyons clair, la restauration rapide ne bénéficiait pas d’un taux de TVA différent de celui de la restauration traditionnelle, que l’on aille chez Mac Donald ou Bocusse, le « sur place » était facturé à 19.6% et le « à emporter » à 5.5%. Lors de son discours sur le Grand Emprunt en décembre 2009, Nicolas Sarkozy a repris cet argumentaire fallacieux pour justifier sa décision. Ma dernière tribune sur le site d’information RUE89.COM intitulée « Si Sarkozy allait chez McDo, il parlerait autrement de la TVA » montre que le chef de l’Etat ne s’arrête pas à ce mensonge pour défendre cette mesure.

1. Le mensonge sur les prix :

-  L’INSEE dévoile que les prix en 2009 ont progressé de 1.6% dans la restauration alors que l’inflation été négative de 0.1%, les prix ayant baissé de 1.4% sur les 6 derniers mois de cette année, on ne peut en déduire que les restaurateurs avaient relevé leurs tarifs de 3% sur les 6 premiers mois, soit le double de ce qu’ils pratiquent habituellement. Cela personne ne le relève.

-  En juin 2010, l’INSEE constate que sur 12 mois, les prix dans l’ensemble des  Cafés-Hôtels-Restaurants (CHR) ont progressé de 0.1%. Même si sur les seuls cafés et restaurants, ils ont baissé de 0.9%, on est bien loin des 3% promis et des propos de la propagande qui situe la baisse des prix entre 1.5% et 2% . Etrangement, pendant ce temps, les prix ont progressé de 2.1% dans les cantines souvent gérées par des grands groupes comme Elior qui communiquait l’été dernier sur  quelques baisses de prix ciblées dans les multiples structures qu’il gère sur les aires d’autoroutes.

2. Le mensonge sur les salaires :

Si, suite à d’ âpres négociations, une prime annuelle maximum de 500 euros brut sera versée à certains salariés et que le SMIC dans ce secteur sera supérieur de 6 centimes d’euros bruts au SMIC général, la branche de la restauration rapide qui profite pleinement de la baisse de la TVA n’a rien voulu octroyer à ses salariés qui restent pourtant les plus mal lotis de tout le secteur des CHR.

3. Le mensonge sur les embauches :

Début juin, le ministre du commerce, Hervé Novelli, se vante que l’objectif sur les embauches est dépassé. Le 25 juin sur France Inter, la ministre de l’économie, Chritine Lagarde a repris cette même inexactitude. En réalité, 8000 emplois nets ont été créés depuis le 1er juillet 2009, pour l’ensemble des CHR,  soit un coût de 375000 euros par poste ! Pas de quoi pavoiser.

En conclusion, si un bilan doit être tiré sur ce holdup annuel à 3 milliards d’euros sur les finances publiques, il se poserait sous la forme de 3 questions :

1. allez-vous au restaurant pour un écart de prix de 1% ?

2. iriez-vous travailler dans ce secteur où 60000 postes restent à pourvoir mais ne trouvent pas de preneurs même suite à l’accord sur les salaires qualifié « d’historique » par Hervé Novelli?

3. pensez-vous que le débat sur les retraites a un sens quand on retire trois milliards d’euros par an aux ressources de l’état et quand on sait qu’aucune réflexion n’a été produite sur la qualité de la nourriture servie dans les restaurants et que parallèlement rien n’est fait pour mieux nourrir les enfants des écoles de la République qui sont les garants de ces futures prestations sociales ?

Quand jeunes adultes, ils seront obèses et diabétiques, comment feront-ils pour payer les retraites des anciens?

Xavier Denamur reste orateur libre de désirer plus de transparence dans la République comme dans les assiettes.


Adhérez aux VEGR et  rejoignez la résistance afin qu’émerge une force politique éthique.
Références des documents à consulter pour vérifier mes propos et approfondir ce dossier:
Chiffres INSEE pour la consommation en 2009 http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1301/ip1301.pdf

Tableau INSEE de l’indice des prix à la consommation sur 12 mois publié en juin 2010

L’article de Libération à propos de l’interprétation des statistiques par Hervé Novelli

Article « Si Sarkozy allait chez McDo, il parlerait autrement de la TVA » sur rue89

L’interprétation des statistiques par les lobbies de la restauration avec le logo de l’INSEE pour prouver leur bonne foi

Les chiffres  et les vérités invérifiables d’un des bureaux d’étude qui communique tous azimuts pour conforter la propagande gouvernementale « L’activité dans la restauration a progressé en moyenne de « 7 à 8% » sur les cinq premiers mois de 2010, grâce à l’augmentation de la fréquentation et de la dépense moyenne, selon un communiqué publié mardi par le cabinet spécialisé Gira conseil, qui y voit des signes « encourageants »

Les chiffres et les études qui contredisent ceux de Gira Conseil: « Au premier trimestre 2010, la fréquentation dans la restauration traditionnelle a en effet reculé de 2,5%, selon le cabinet d’études NPD, après -4,2% en 2009. »

Tableaux sur l’évolution du  prix de la bière, du café ou d’un soda sur 9 ans à mettre en corrélation avec celui de l’évolution des prix en général sur la même période…

évolution prix bière http://www.indices.insee.fr/bsweb/servlet/bsweb?action=BS_SERIE&BS_IDBANK=000806957&BS_IDARBO=06000000000000
évolution prix café http://www.indices.insee.fr/bsweb/servlet/bsweb?action=BS_SERIE&BS_IDBANK=000670982&BS_IDARBO=06000000000000
évolution prix soda   http://www.indices.insee.fr/bsweb/servlet/bsweb?action=BS_SERIE&BS_IDBANK=000670983&BS_IDARBO=06000000000000
Articles liés
http://eco.rue89.com/2010/06/28/tva-lomelette-qui-valait-trois-milliards-deuros-par-an-156737
http://www.ladepeche.fr/article/2010/06/29/864027-Sur-la-carte-du-restaurant-l-omelette-qui-valait-trois-milliards-d-euros.html
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20100627trib000524615/tva-a-taux-reduit-dans-la-restauration-l-omelette-qui-valait-3-milliards.html

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20100627trib000524615/bataille-rangee-sur-la-tva-a-taux-reduit-dans-la-restauration.html
http://www.lobbycratie.fr/2010/06/28/bilan-de-la-tva-a-55-dans-la-restauration-par-ici-l’addition/
http://voila-le-travail.fr/2010/06/30/baisse-de-la-tva-lomelette-qui-valait-3-milliards-par-an/
http://www.rtl.fr/fiche/5943886570/la-tva-a-5-5-a-profite-aux-restaurateurs-pas-aux-clients.html



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