L’AFP constate que mon bilan d’un an de baisse de la TVA n’a rien à voir avec celui du gouvernement ou des organisations patronales
Xavier Denamur | 28 juin 2010 | 17 h 00 min
TVA: « L’OMELETTE QUI VALAIT 3 MILLIARDS », SELON UN RESTAURATEUR OPPOSE A LA BAISSE par Cécile Baraille
Un restaurateur parisien, opposé à la baisse de la TVA dans le secteur, estime que cette mesure, qui représente une perte de 3 milliards de recettes brutes pour l’Etat, n’a pas eu les « répercussions promises pour les clients, les salariés et l’économie du pays ».
Dans un texte intitulé « l’omelette qui valait trois milliards… par an », apposé sur les cartes de ses établissements et dont il a envoyé copie à l’AFP, Xavier Denamur, qualifie de « mensonges » les chiffres de baisse des prix ou de créations d’emplois mis en avant par la profession et le gouvernement.
Les prix ont baissé de « 0,9% sur les seuls cafés et restaurants », dit-il, citant un chiffre de l’Insee. « On est bien loin des 3% promis » par les restaurateurs dans les engagements pris avec l’Etat en contrepartie de la baisse de la TVA.
Les chiffres de l’Insee montrent une baisse de l’indice des prix dans les seuls restaurants de 1,3% . La direction générale du Trésor ajoute que la mesure a permis aux prix de ne pas augmenter de 0,1% et chiffre donc l’impact sur les prix à -2,5%.
Pour Xavier Denamur, les salariés restent sous payés puisque l’accord, social, qui a permis une revalorisation des salaires au 1er mars, ne fait passer le smic horaire du secteur que 6 centimes d’euros brut au-dessus du smic général.
Pour les organisations professionnelles, ces accords permettent aux salariés de recevoir un milliard d’euros supplémentaire par an. Ce qui représente par exemple 600 euros de plus par an pour le salarié le moins qualifié travaillant à temps complet (39H/semaine).
Il conteste enfin le chiffre de près de 22.000 emplois créés dans le secteur. « En réalité, 8.000 emplois nets ont été créés », estime-t-il puisque les cafés-hôtels et restaurants créént en moyenne 15.000 emplois par an depuis 10 ans.
Il regrette enfin « qu’aucune réflexion n’ait été produite sur la qualité de la nourriture servie dans les restaurants ».





















