Menteurs, tricheurs, mauvais payeurs, restaurateurs.
Xavier Denamur | 5 août 2010 | 0 h 09 minLa dernière brève sociale envoyée le 2 août 2010 par l’UMIH à ses adhérents en dit long sur une partie de la profession. Sa lecture est édifiante. Lisez-la en cliquant sur Brève juridique et sociale envoyée le 2 août 2010 à ses adhérents par l’UMIH de Paris. Le refus d’accorder une augmentation de 3 cents aux plus bas salaires d’un secteur où les conditions de travail sont souvent déplorables est purement scandaleux. Alors que le secrétaire d’Etat Hervé Novelli se vantait encore dernièrement d’avancées sociales historiques dans les métiers de la restauration, cette petite note interne de la plus grosse organisation patronale devrait à nouveau le faire redescendre sur terre.
Petit rappel des promesses et des résultats: 1 la baisse de la TVA devaient profiter au pouvoir d’achat des français: elle a profité à celui des plus gros restaurateurs. La multiplication par 4 des profits nets du groupe FLO au premier semestre 2010 ne fait que confirmer que la baisse de la TVA a bien profité aux plus gros qui annoncent des petites hausses de chiffres d’affaires sans mentionner qu’ils parlent « hors taxe ». ( Lire l’article complet sur invertir.fr );
2 la baisse de la TVA devait profiter aux salariés: ceux qui travaillent dans la restauration rapide n’ont rien vu et les autres des miettes remises en question par l’UMIH et le GNC;
3 la baisse de la TVA devait relancer le secteur et créer des emplois: en déclarant mardi dernier que « la seule incertitude » reste le montant des dépenses des vacanciers français, notamment « sur la restauration », qui semble en recul. » Hervé Novelli l’ardent défenseur de cette opération anticipe sûrement les mauvais chiffres de l’INSEE à venir pour le secteur. ( Lire l’article complet sur boursorama.com );
4 la baisse de la TVA devait permettre la modernisation des entreprises du secteur: les prêts OSEO qui devaient être attribués aux restaurateurs affichant clairement qu’ils avaient suivi le « contrat d’avenir » pour moderniser leurs outils de travail semblent au point mort. Alors que tous les restaurateurs cotisent à ce fond de modernisation, il semble probable que la méthode d’attribution de ces prêts ne soit pas conforme au droit français.





















