Les vrais états généraux de la restauration

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RDM: « Un documentaire passionnant et salutaire qui appelle au sursaut collectif. »

Xavier Denamur | 2 janvier 2012 | 18 h 47 min

logoArticle publié le 02 janvier 2012 Par Olivia Leboyer pour le site toutelaculture.com

« Le restaurateur Xavier Denamur a enquêté sur la malbouffe, phénomène hélas largement répandu, accepté, quasiment entériné. Un documentaire passionnant et salutaire qui appelle au sursaut collectif. Sortie le 1er février 2012.

Le titre, l’affiche, sont délibérément frappants : sans autre forme de procès, le coq républicain est transformé en viande hachée ! Avec République de la Malbouffe, le réalisateur Jacques Goldstein et le restaurateur Xavier Denamur (La Belle Hortense, dans le Marais) entendent provoquer, interpeller, aussi bien les hommes politiques que les citoyens. Le propos de Xavier Denamur n’est malheureusement pas outrancier : la situation de la restauration en France est alarmante.
Au moyen d’un montage vif et efficace, le documentaire s’attache à démonter le caractère artificiel de la baisse de la TVA dans la restauration, qui ne résout rien. De mauvais restaurants continuent de prospérer, tandis que des restaurateurs en quête de qualité sont contraints de mettre la clé sous la porte ! Car il existe bien des bons et des mauvais restaurateurs. Ce n’est pas une affaire de goûts, de préférences. Certains restaurants achètent chez Metro la viande, les légumes, les sauces déjà préparées. Qu’un cuisinier passe un plat acheté tout fait directement au micro-ondes, pour gagner le plus de temps possible et réduire ses coûts, voilà qui devrait normalement susciter l’indignation collective. Or, ces mauvais restaurants ont des clients, qui n’ont pas le goût suffisamment formé pour comprendre qu’on leur sert une nourriture innommable. Le constat est triste, mais Xavier Denamur espère que la révélation des coulisses de la malbouffe peut entraîner une prise de conscience. Hommes politiques aux nébuleuses promesses chiffrées, syndicats pris dans leurs luttes intestines, industriels de l’agro-alimentaire soutenant éhontément qu’ils se soucient de la qualité, médecins exposant les conséquences logiques de la malbouffe, éleveurs et maraîchers entrés en résistance pour le respect des produits : la galerie de portraits est saisissante, la mauvaise foi des uns (ou la simple absence de goût ?) et la passion de la bonne chère des autres crevant littéralement l’écran.
Habile dans le maniement des mots, fin rhétoricien, Xavier Denamur oppose son humour provocateur aux portes qui se ferment de toutes parts. Le combat en vaut la peine : le bien manger est la base d’une société digne de ce nom.

République de la Malbouffe, de Jacques Goldstein, sur une idée originale de Xavier Denamur, 72 minutes. Sortie le 1er février 201

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Pourquoi est-il compliqué d’informer les consommateurs sur ce qu’ils mangent dans les restaurants?

Xavier Denamur | 21 décembre 2011 | 9 h 14 min

mariannemalbouffe160pxAlors qu’un amendement visant à mieux informer les consommateurs sur la nature des produits alimentaires servis dans la restauration a été déposé le 3 octobre dernier par le député UMP Fernand Siré, les lobbies de l’industrie agroalimentaire et ceux de la restauration industrialisée commerciale et collective sont l’oeuvre pour empêcher la mise en place d’une législation qui ferait de la France le premier pays au monde où tous les clients de restaurants seraient informés sur le contenu de leurs assiettes.

Comme l’avait très bien montré un reportage du 20H de France 2 le 30 août 2011, tout le monde peut devenir restaurateur et proposer des plats « maison » assemblés à partir de préparations industrielles sans que les clients aient la possibilité de le savoir. Si le vote de l’amendement du député Fernand Siré a eu son petit effet en octobre dernier en faisant croire aux consommateurs que l’on s’acheminait vers plus de transparence dans les assiettes, l’arrêté que prendra le gouvernement pour préciser son application risque fort de les décevoir. Doucher l’attente des consommateurs comme ce fut le cas avec la baisse de la TVA de 19.6% à 5.5% aurait pourtant des effets dévastateurs pour un secteur qui a surtout besoin de restaurer son image. Il est temps que des restaurateurs indépendants montent au créneau pour défendre ce projet qui permettra le retour d’une saine concurrence entre tous les acteurs de la restauration.

Contrairement à ce que le représentant de la plus grosse organisation patronale de la restauration Roland Héguy et le journaliste gastronomique Périco Légasse prétendaient hier dans une émission sur la chaîne parlementaire LCP, la mise en place d’une telle législation ne consisterait pas à mettre en avant de bons élèves ou à stigmatiser certains restaurateurs au prétexte que ces derniers utiliseraient des plats tous préparés. Il s’agirait en fait de signaler simplement aux clients la présence ou l’absence dans un plat de produits transformés à l’extérieur du restaurant. Cette disposition ne garantirait pas la qualité gustative ou l’hygiénique des plats servis mais permettrait aux clients de restaurant de savoir que des additifs chimiques, des épaississants, des stabilisants, des colorants, des agents de sapidité ou des dosages en sel, sucre ou gras importants pourraient rentrer dans la composition d’un plat. La question n’est pas ici d’interdire ou de valoriser certains produits par rapport à d’autres mais d’informer sur leur nature. La prédiction le 11 octobre 2012 à l’AFP « d’un patron d’une chaîne de restaurants qui préfère garder l’anonymat, » qui consiste à dire que « Ce sera un véritable cataclysme », si les cartes doivent signaler les plats qui n’ont pas été cuisinés sur place ou qui contiennent des produits surgelés », permet de prendre la température du climat qui règne dans le secteur.

Les amendements qui seront déposés et discutés au Sénat aujourd’hui 21 décembre 2012 pourront-ils influer sur les modalités d’application que le gouvernement précisera en février prochain? Les débats parlementaires permettront-ils que 99% des clients de restaurants sachent enfin ce qu’ils avalent et que l’opacité ne soit plus la norme dans un secteur qui permet encore à la France de rayonner dans le monde? Les sénateurs feront-ils le choix de défendre vaillamment l’intérêt général de 60 millions de consommateurs ou céderont-ils à une somme de petits intérêts particuliers?

En avril 2011, j’avais longuement abordé sur Rue89 la transparence dans les assiettes, voici brièvement mes propositions en faveur d’une législation simple que certains parlementaires ont déjà entendu lors d’une avant première au Palais du Luxembourg le 4 octobre dernier du film République de la malbouffe. Compte tenu de l’impact de l’industrialisation de notre alimentation sur notre métabolisme, espérons que d’autres représentants du peuple comprennent que du point de vue de la santé publique, il y a urgence à éclairer les consommateurs.

Distinguer un restaurant qui sert des plats cuisinés dans sa cuisine d’un autre.

Les restaurateurs réalisant entièrement leurs plats dans leur cuisine à base de produits bruts et frais ( les charcuteries, les poissons fumés, les pains et viennoiseries, les condiments et à la rigueur les pâtes sortiraient du champ d’application ) pourraient mettre en avant la mention globale « cuisine maison ». Une première dérogation permettrait l’utilisation de poissons congelés à condition de que cela soit signalé. D’ailleurs pour les poissons, il serait bon que l’on sache en plus s’il s’agit de « pêche » ou « d’élevage ». Une seconde dérogation serait accordée aux restaurateurs qui mettent sous-vide ou congèlent une partie de leurs préparations réalisée selon le principe énoncé ci-dessus à condition de que cela soit signalé sur les cartes.

Distinguer un plat dit « fait maison » d’un autre

Dans tous les cas de figure, sur les cartes de restaurants, un petit pictogramme pourrait être mis en place devant chaque plat pour signaler si le plat est « fait maison » sur place à base de produits bruts et frais et un autre bien distinct qui signalerait aux clients le fait que le plat n’est pas « fait maison » et qu’il peut contenir des additifs chimiques, des épaississants, des stabilisants, des colorants, des agents de sapidité ou des dosages en sel, sucre ou gras importants . Les clients auraient alors la possibilité de ne pas aller plus loin ou de demander la fiche produit fournie par les prestataires extérieurs que les restaurateurs devraient tenir à disposition.

Définir un produit brut et frais

Devrait être considéré comme un produit alimentaire brut et frais tout produit n’ayant pas subi d’ajout chimique ou gustatif, de cuisson ou de congélation. Pour des questions d’hygiène, les légumes peuvent être lavés mais pas épluchés ou taillés. Les viandes et poissons peuvent être en revanche épluchés, déplumés, vidés ou taillés.

L’amendement déposé le 3 octobre par le député UMP Fernand Siré« Art. L. 113-7. – Un arrêté conjoint des ministres chargés de la consommation et de l’artisanat précise les modalités d’information des consommateurs par les personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle, sur les conditions d’élaboration des plats qui leur sont proposés. »

Ecoutez sur France info Périco Légasse déclarer « qu’un poisson d’élevage est immangeable » et que « les journalistes sont les meilleurs informateurs que n’importe quelle réglementation »
Cette tribune est publiée sur RUE89
A lire aussi sur la toile http://www.agro-media.fr/actualité/veille-réglementaire/produits-frais-vs-sous-vide-conserves-et-surgelés-les-restaurateurs-devront-mettre-cartes-sur-tab
http://www.agro-media.fr/actualité/veille-réglementaire/les-restaurateurs-bien-embarrassés-de-devoir-dire-la-vérité

Un amendement (voir ci-dessous ) permettant de savoir si un restaurant sert des plats cuisinés sur place à base de produits bruts et frais a été déposé par le sénateur Martial Bourquin ( groupe PS-EELV ) et a été adopté ce matin par le Sénat, c’est une première étape. Il faut maintenant que les plats contenant des « produits transformés » élaborés à l’extérieur de la cuisine d’un restaurant soient aussi clairement indiqués sur les cartes et que les clients puissent avoir accès aux fiches produits s’ils le souhaitent. Lors du retour du texte à l’assemblée nationale en janvier-février, les députés déposeront-il un amendement dans ce sens? Il faut l’espérer si l’on veut sortir tous les clients de restaurants de l’ignorance sur ce qu’ils mangent et retrouver la confiance dans les assiettes comme dans nos représentants politiques qui démontreront ainsi qu’ils ne sont pas ou plus assujettis aux lobbies de la restauration industrialisée et de l’agroalimentaire.

PS dans son article 7 bis, le sénateur Bourquin aurait dû également sortir les fromages du champ d’application

Article 7 bis

M. le président. – Amendement n°175 rectifié, présenté par M. M. Bourquin et les membres du groupe Soc-EELVr.

Rédiger ainsi cet article :

Après la section 10 du chapitre Ier du titre II du livre Ier du code de la consommation, il est inséré une section ainsi rédigée :

« Section… : Informations sur les conditions d’élaboration des plats proposés dans le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle

« Art. L. … – Les personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle, précisent sur leurs cartes si les plats proposés sont cuisinés sur place à partir de produits bruts et frais, hors produits tels que charcuteries, poissons fumés, pains et viennoiseries, condiments, pâtes. Pour les plats à base de poissons, le restaurateur précise s’il s’agit de poissons de « pêche » ou d’« élevage ».

« Art. L. … – Dans un délai d’un an après la promulgation de la présente loi, un décret en Conseil d’État propose une harmonisation des mentions ou signalétiques apposées obligatoirement sur les cartes afin d’informer les consommateurs sur les conditions d’élaboration des plats proposés dans le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle. »

M. Martial Bourquin. – L’article 7 bis prévoit qu’un arrêté conjoint des ministres chargés de la consommation et de l’artisanat précise les modalités d’information des consommateurs sur l’élaboration des plats proposés dans les restaurants -ont-ils été ou non confectionnés et sur place et à partir de produits frais ?

Au même titre que pour la boulangerie, il est nécessaire d’inscrire cette disposition directement dans la loi et, en l’occurrence, dans le chapitre sur les pratiques commerciales réglementées du code de la consommation.

Des précisions doivent être portées sur les cartes et menus par les restaurateurs. Mais cette obligation ne vaut pas pour des produits tels que charcuteries, poissons fumés, pains et viennoiseries, condiments, pâtes.

La loi est immédiatement applicable ; et, dans un deuxième temps, un décret devra définir, à des fins d’harmonisation dans toute la profession, la mention ou la signalétique apposée sur les cartes.

Cette disposition légale est déjà en vigueur en Italie où ce sont les produits congelés qui doivent être signalés sur la carte par un astérisque.

Je rappelle que l’Unesco a classé la cuisine française au patrimoine mondial. Tenons notre rang !

M. le président. – Amendement n°13 rectifié, présenté par MM. Lefèvre, Frassa, Paul et Gilles, Mme Sittler, MM. Leleux, Bordier et Pierre, Mme Jouanno, M. J. Gautier, Mlle Joissains, M. Cambon, Mme Cayeux, MM. Milon, Hérisson et Bas, Mmes Lamure et Deroche, MM. Belot, P. André et B. Fournier, Mme Farreyrol, MM. Houel, J.P. Fournier et Cléach, Mme Debré, MM. Doublet, Laurent et Bécot, Mme Troendle et MM. Trillard, Pointereau, Cornu, Lenoir et Houpert.

Alinéa 2

Rédiger ainsi cet alinéa :

« Art. L. 113-7. – Les consommateurs seront informés des conditions d’élaboration des plats qui leur sont proposés grâce à la mention du label Maître-Restaurateur sur les cartes et les menus des restaurants ayant reçu cette distinction ».

Mme Élisabeth Lamure. – Le titre de maître-restaurateur découle de l’accord de croissance signé entre le Gouvernement et les organisations professionnelles de l’hôtellerie-restauration en mai 2007. Il a été créé dans le but de distinguer les restaurateurs professionnels qualifiés de France et de valoriser la qualité des produits proposés aux consommateurs. Le cahier des charges compte plusieurs critères de qualité. Aujourd’hui, l’accent est mis sur le « fait maison ». Ne multiplions pas les labels, sauf à créer la confusion.

M. Alain Fauconnier, rapporteur. – L’amendement n°175 rectifié est plus précis que les dispositions prévues à l’article 7 bis. Favorable.

Quant à l’amendement n°13 rectifié, il restreint trop les choses : défavorable.

M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État. – Retrait des deux amendements. Plus de transparence, oui, c’est ce que nous avons fait dans l’article 7 bis. Si la rédaction est moins précise que l’amendement n°175 rectifié, c’est qu’il n’y a pas lieu d’énumérer les produits dans la loi -nous risquerions d’en oublier !

L’amendement n°13 rectifié vide de son sens la disposition en se limitant aux maîtres-restaurateurs. La profession est d’accord pour que la transparence règne. Voyez ce qu’on fait les boulangers, la qualité du pain s’est améliorée, et les charcutiers leur emboîtent le pas !

On me dit qu’il y aurait 1 500 maîtres-restaurateurs : leur nombre plafonne. Nous souhaitons que se développe partout le fabriqué sur place et l’emploi de produits bruts.

Nous discutons avec les professionnels des mentions à faire figurer sur les cartes. Je précise que des produits bruts peuvent être surgelés. J’ai été l’initiateur de la fête de la gastronomie et je crois qu’il faut valoriser nos excellents produits. Un poisson de ligne acheté le lundi et surgelé aussitôt conserve toutes ses qualités jusqu’à son passage en cuisine le vendredi.

Je suggère donc le retrait des amendements pour un vote à l’unanimité de cet article.

M. Gérard Cornu. – Notre amendement n°13 rectifié est d’appel. Encourageons le « fait maison ». Évitons de multiplier les labels, ce serait créer la confusion.

L’amendement n°13 rectifié est retiré.

M. Joël Labbé. – La gastronomie ne se résume pas à la haute gastronomie. Le « resto du coin », le routier, le restaurant ouvrier sont menacés par des chaînes qui prolifèrent en périphérie des villes -une catastrophe urbanistique. Quel pays peut se prévaloir d’une telle petite restauration de qualité ? Protégeons-la !

M. Martial Bourquin. – Les dispositions de 2007, qui reposaient sur le volontariat, ne fonctionnent pas. Ici, il s’agit d’une obligation qui profite au consommateur, qui saura enfin ce qu’il a dans son assiette. Des études sont actuellement menées sur les épaississants, stabilisants, colorants, additifs chimiques, agents de sapidité, dosages en sucre et en sel… Nous ne voulons pas interdire mais informer le consommateur. En Italie, la qualité a progressé de façon spectaculaire depuis que ces informations sont données.

M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État. – Oui, mais votre amendement ne traite nullement du problème des épaississants et autres additifs chimiques. Votre rédaction méconnaît nos efforts et nos discussions avec la profession.

M. Martial Bourquin. – Je suis soucieux de la qualité !

M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État. – Nous aussi.

M. Martial Bourquin. – On n’avance pas.

M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État. – La preuve que si : cet article. Votre amendement en modifie simplement la rédaction -mais pas dans le bon sens car toutes ces mentions sont de nature réglementaire.

Mme Mireille Schurch. – Ne faites pas la fine bouche, monsieur le ministre ! (Sourires) L’amendement va dans le sens de la qualité et nous le voterons.

M. Daniel Raoul, président de la commission de l’économie. – Cet amendement d’appel touche à des questions réglementaires… Vous pourrez le retirer après avoir entendu le ministre.

M. Martial Bourquin. – Le rapporteur a donné un avis favorable à mon amendement d’appel à la qualité. Je le maintiens.

L’amendement n°175 rectifié est adopté.

L’article 7 bis est ainsi rédigé.

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Le « fait maison » par TF1

Xavier Denamur | 19 octobre 2011 | 1 h 59 min

BA-SecretStory_20-06-1 Un reportage diffusé sur TF1 le 18 octobre auquel j’ai participé permet de vite comprendre pourquoi une législation sur le « fait maison » et la « nature des plats cuisinés » dans la restauration est plus que nécessaire. Il est aussi évident qu’il faudra être vigilant sur la rédaction du décret d’application qui sera mis en place suite au vote par l’assemblée nationale de l’amendement Fernand Siré déposé le 4 octobre 2011. Les lobbies de l’industrie agro-alimentaire et de l’hôtellerie étant sans aucun doute déjà à la manoeuvre, l’association VEGR veillera à défendre l’intérêt général sur ce dossier.
http://videos.tf1.fr/enquetes-et-revelations/pizza-sandwich-kebab-revelations-sur-les-grosses-combines-de-6767864.html

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L’assiette des français sera au coeur de la présidentielle.

Xavier Denamur | 3 octobre 2011 | 18 h 19 min

Mac-do-Avant-et-après2Il faut saluer le député UMP Fernand Siré d’avoir déposé ce soir des amendements visant à protéger les clients de restaurants et les vrais restaurateurs. S’il reprend la plupart des propositions que je développe depuis des années et fait blêmir une grosse partie des restaurateurs, il ne va pas assez loin dans ses propositions qui par ailleurs n’englobe pas la restauration collective. Compte tenu que ses amendements risquent forts de ne pas être votés puisque les lobbies dirigent encore l’Assemblée Nationale, j’ai décidé de lui envoyer ce soir un petit message de soutien dont je vous livre la primeur.

Corrigé le 4 octobre à 11H37 suite à la dépêche AFP qui vient tomber, j’apprends que l’amendement n°231 du député Fernand Siré ont été votés ce matin. J’adore me tromper dans ce sens, et si les lobbies ne contrôlaient plus les 2 chambres… Une petite victoire gagnée ne signifie pas que je vais baisser les bras. Le second volet de ma trilogie qui se tournera pendant les présidentielles, « République de la malbouffe, l’élu contre attaque » a un nom prédestiné.

« Monsieur,

Je vous félicite d’avoir déposé un amendement visant à protéger les clients de restaurants et les vrais restaurateurs. Etrangement, je présente demain au palais du Luxembourg un film qui traite de ce sujet. Je serai heureux de vous compter parmi mes invités. La projection aura lieu à 16H et sera suivie d’un débat. HR INFOS a vu jeudi dernier à la SCAM, voici la critique savoureuse que sa rédaction vient de publier. C’est en même temps la première critique de ce film qui ne sortira qu’en février 2012.

Sur le site de l’association VEGR que je préside, vous trouverez de nombreuses tribunes que j’ai écrit sur ce sujet dont une reprise sur le site Rue89.om qui devrait vous interpeller.

Enfin, je vous recommande de lire mon blog contrelabaissedelatva.org vous comprendrez que pour changer les choses et s’en donner les moyens, il faudrait d’abord revoir la fiscalité associée à l’ensemble des HCR et là je pense que la majorité à laquelle vous appartenez va coincer un tantinet.

En 2012, ne laissons plus le contenu de nos assiettes nous échapper.

Bonne soirée et bonne chance si vous allez au restaurant .

Xavier Denamur reste orateur libre

Si aucun des candidats à la primaire PS n’en a parlé lors deux premiers débats, l’assiette des français sera au coeur de la présidentielle, c’est ce que j’ai encore dit hier sur Europe 1 dans l’émission de Wendy Bouchard « Le forum citoyen » dont vous pouvez écouter le son sur le lien ci-dessous. Attention ma première intervention est radio-active.

Europe1XD021011Edit2

Un article publié le 27 septembre 2011 par laFranceagricole.fr aurait du pourtant éveillé l’intérêt de nos futurs candidats sur ce sujet important pour la majorité de mes concitoyens.

Extrait « A quelques mois des élections présidentielles, un sondage de TNS Sofres dévoilé le 27 septembre 2011 lors d’un colloque à Rungis montre que les candidats auraient tort d’ignorer l’agriculture dans leur programme.

Cette enquête réalisée dans le cadre des « Entretiens de Rungis », dont le thème cette année est « 2012 : quel cap pour l’agriculture et l’alimentation », montre que près de 9 Français sur 10 estiment que l’agriculture et l’alimentation doivent être des sujets importants dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle. Pour un quart d’entre eux, l’agriculture est même un sujet primordial. »

A lire aussi : Menus toxiques: enquête sur les subtances chimiques présentes dans notre alimentation

Le rapport « Assiette toxique  » du 1er décembre 2010

Rajout 4 octobre 2011 22H33.
Produits frais ou non: le Synhorcat n’oublie pas la restauration collective, les traiteurs, les stands de ventes à emporter et les boulangeries-pâtisseries, une proposition encore évoquée le 15 septembre dernier par le groupe de travail sur la transparence du Synhorcat auquel je contribue avec plaisir.

PARIS, 4 oct 2011 (AFP) – Le syndicat d’hôteliers et de restaurateurs Synhorcat a

appelé mardi à une transparence « pour tous les acteurs » du secteur, après l’adoption lundi

soir à l’Assemblée nationale d’un amendement obligeant les établissements à préciser les

« conditions d’élaboration des plats ».

Les restaurateurs devront notamment indiquer l’usage ou non de produits frais.

Un arrêté gouvernemental devra préciser ultérieurement les modalités de cette

disposition, ajoutée au projet de loi sur la consommation en cours d’examen à l’Assemblée.

« La transparence, oui mais pour tous les acteurs qui exercent une activité de

restauration », a indiqué le Synhorcat dans un communiqué.

Il a souligné que le texte adopté par les députés « prévoit désormais que toutes

+ les personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans

le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle+ doivent informer les

clients sur les +conditions d’élaboration des plats qui leur sont proposés+ ».

Selon l’organisme, le projet initial ne prévoyait une obligation d’information que

pour les établissements exploitant un fonds de commerce de restauration, ce qui aurait eu

de « graves conséquences » sur certains acteurs du secteur.

Le président du Synhorcat, Didier Chenet, avait estimé « primordial d’éviter toute

distorsion de concurrence entre tous les professionnels exerçant une activité de

restauration », a précisé le syndicat.

Selon le communiqué, il s’est félicité mardi d’avoir été entendu par les députés.

Le syndicat a précisé qu’il continuerait de travailler dans les prochaines semaines

à la définition des modalités d’information avec le cabinet du secrétaire d’Etat au Tourisme,

Frédéric Lefebvre.

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HR INFOS lance la première critique de République de la malbouffe

Administrateur | 1 octobre 2011 | 2 h 36 min

mariannemalbouffe160pxLa journaliste Solenne Le Hen livre une critique savoureuse de République de la malbouffe sur le rare média indépendant spécialisé dans les HCR. HR INFOS

« A la tête de cinq restaurants à Paris, Xavier Denamur se fait pourtant le chantre de l’opposition à la baisse de la TVA dans un documentaire qu’il a produit et inspiré, « La République de la malbouffe », qui sortira en salle et en DVD début 2012. Ce « rest-orateur libre », c’est ainsi qu’il se définit, fondateur des « Vrais Etats Généraux de la Restauration », a rencontré les principaux acteurs de la restauration, syndicats, lobyyistes, cuisiniers ou encore agriculteurs, dans ce film plein de surprises et d’humour. Le 22 septembre, HR-infos a assisté à la projection du film en avant-première lors d’une soirée « Carte blanche » organisée par le site internet Rue89 (dont Xavier Denamur est l’un des actionnaires). Analyse du film et interviews de son producteur et de son réalisateur. »

Ecoutez la critique dans son intégralité sur le site de HR INFOS sur ce lien

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Non à la fracture alimentaire

H.Roques | 19 septembre 2011 | 9 h 12 min

Par Hélène Roques, présidente de Doing Good Doing Well.
helen Roques
En temps de crise, pour les individus comme pour l’État, l’urgence est la facture. Facture des dettes publiques bien sûr, mais facture de la dette écologique aussi dont on parle bien moins.

À l’évidence pourtant, dette publique et dette écologique sont indissociables. En matière d’économie d’énergie, pour mieux traiter les déchets, pour préserver l’eau, on s’endette si on renvoie aux générations futures le moment des choix et des contraintes.

L’alimentation occupe une place centrale dans l’accumulation de cette dette. L’obésité, symptôme de mauvaise alimentation, coûte 14 milliards d’euros par an à la France. Car l’alimentation génère aujourd’hui de profondes fractures écologiques, sanitaires et sociales.

La structure actuelle de notre alimentation est une catastrophe pour la nature. Avant d’arriver dans l’assiette, les aliments ont consommé des ressources précieuses. Ainsi, ce que l’on mange, c’est ce que l’on ne boit pas. Il faut 15.000 litres d’eau pour produire 1 kg de boeuf. Ce que l’on mange, c’est aussi ce qui a pollué. Les déjections de bétail expliquent la moitié de la pollution des nappes phréatiques. La plupart des produits de nos Caddie ont parcouru des milliers de kilomètres. Les élevages industriels émettent plus de gaz à effet de serre que l’ensemble des voitures. Certaines fermes de saumons produisent autant de déchets qu’une ville de 100.000 habitants. Enfin la biodiversité est gravement dégradée par les pratiques alimentaires liées à la production d’huile de palme.

Le contenu de l’assiette est aussi devenu une menace pour la santé publique. Pour satisfaire la surconsommation de viande, trop d’antibiotiques sont administrés au bétail. Pendant ce temps, des médecins hospitaliers tentent de soigner des patients atteints de maladies infectieuses auxquelles résistent un nombre croissant d’antibiotiques. Le monde grossit et l’obésité tue. Aux États-Unis, depuis 2011, un enfant naît avec une espérance de vie plus faible que celle de ses parents à cause du risque d’obésité. En France, le même phénomène se propage avec 32 % de la population adulte en surpoids, et déjà 14,5 % d’obèses.

Mais la mauvaise alimentation est surtout l’une des plus grandes injustices sociales. Elle est inversement proportionnelle au niveau d’instruction et de revenu du foyer. En France, parmi les familles qui gagnent plus de 5.300 euros par mois, 6 % de nos concitoyens sont obèses, contre 22 % dans celles dont le revenu mensuel est égal à 900 euros. L’obésité est un cercle vicieux, de la maladie à la discrimination, la perte d’emploi, les préjugés et le rejet. Étiqueter les aliments n’est pas la réponse adaptée aux plus modestes. Une femme fatiguée qui travaille et élève seule ses enfants s’exprimait ainsi dans une réunion : « Vous croyez que j’ai le temps de lire une étiquette ? Je ne regarde que le prix. » L’amélioration de la qualité nutritionnelle des produits ne peut se résoudre par la seule transparence de l’information au consommateur. La transparence protège les plus favorisés mais n’est qu’une partie de la responsabilité des acteurs qui font l’assiette ! La tâche doit s’étendre à l’évolution des représentations culturelles afin d’ancrer l’idée que « mieux manger » est un vrai signe extérieur de richesse. On aura gagné quand personne n’associera plus « gros repas » avec « gros portefeuille ».

La France peut initier une véritable révolution pour transformer notre alimentation. Pas avec des recommandations culpabilisantes. Stigmatiser des produits, interdire la barre chocolatée ou taxer des sodas sans explications ne fera pas la publicité d’une pomme ou des salsifis. C’est au nom de la transition écologique, de la santé publique et de la fracture sociale que le combat doit être mené. Manger demain, c’est manger ce que notre corps peut supporter et ce que notre planète peut supporter. Voilà une ambition pour nos responsables publics et pour notre industrie.

Que voulons-nous dans l’assiette des Français dans dix ans ? Dans l’assiette des plus défavorisés ? Dans l’assiette des enfants à l’école ? Dans l’assiette, le soir à table, lorsque les parents rentrent tard ?

La campagne présidentielle est l’occasion de répondre à ces questions. Le prochain gouvernement doit entraîner dans une même dynamique tous les acteurs de la chaîne alimentaire, les responsables de l’industrie, de la distribution, de l’agriculture, de la publicité et le monde de l’éducation. Il faut se donner du temps. Trop d’acteurs sont concernés et trop d’emplois sont exposés. Tout comme l’Allemagne se donne douze ans pour sortir du nucléaire, la France peut afficher un objectif dans le temps pour revoir la structure de notre alimentation.

Si cet effort est engagé, notre génération aura préservé la santé de millions de personnes, préservé nos ressources naturelles et économisé des milliards d’euros.

Hélène Roques (contact@dgdw.fr) – 15/09/2011

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TVA: Martine Aubry change encore de recette

Xavier Denamur | 2 septembre 2011 | 9 h 02 min

aubryEn déclarant le 25 août 2011 sur France Inter (écouter le son) que finalement la TVA ne bougerait pas (grâce à une sorte de « contrat d’avenir » bis) si elle est élue président de la République, Martine Aubry semble amnésique à ses déclarations sur ce même sujet il y a moins d’un an sur France 2. En effet, le 14 octobre 2010, elle déclarait dans l’émission » A vous de juger » que « le PS dans l’éventualité où il prendrait le pouvoir en 2012 supprimera la baisse de la TVA dans la restauration ». A cette époque lointaine, Madame Aubry comptait sur « les 3 milliards d’euros ainsi récoltés serviront à rendre du pouvoir d’achat aux 16 millions de foyers les plus pauvres en leur donnant un chèque de 200 euros et ainsi faire de la croissance par la relance de la consommation. » Lire mon billet du 14 octobre à ce sujet.
Si pour madame Aubry les français ont besoin de vérité, elle devrait entendre qu’ils ont surtout besoin de cohérence.

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Conseils d’un restaurateur contre le déficit : commencez par la TVA

Administrateur | 22 août 2011 | 15 h 00 min

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Tribune de Xavier Denamur publiée le 22/08/2011 à 12H29 sur le site d’informations indépendant RUE89.com
Venez participer au débat sur RUE89 et cessez de croire que l’on ne peut rien faire face aux choix hasardeux de nos représentants politiques sous influence des lobbies de la finance et de l’industrie.

 » En qualité de restaurateur appartenant aux 0,01% des Français les plus riches, Xavier Denamur, opposé à la baisse de la TVA dans la restauration, fait part à Nicolas Sarkozy de ses suggestions pour l’aider à prendre de bonnes décisions sur les arbitrages fiscaux.

Monsieur le Président,

Bien que mon dernier courrier concernant la baisse de la TVA dans la restauration ne vous ait pas empêché de choisir la mauvaise option pour mon secteur comme pour la France, je me permets, compte tenu du contexte économique et social actuel, de renouveler ma démarche et de vous formuler quelques conseils de bon sens pour éviter à notre pays de perdre à plus ou moins long terme son triple A et de s’enfoncer dans une longue récession.

Le 24 août [date à laquelle le gouvernement dévoilera ses pistes pour réduire les déficits publics, ndlr], au lieu de gratter quelques milliards d’euros à droite et à gauche pour tenter de garder la confiance des marchés et risquer de désagréger encore plus la cohésion sociale, vous feriez mieux d’envoyer un signal fort aussi bien au marché qu’à nos concitoyens. Faites des arbitrages dont les incidences permettront effectivement de trouver au moins 10 milliards d’économies mais surtout conduiront à dynamiser la croissance et à réduire la fraude sociale et fiscale qui s’élève à plusieurs dizaines de milliards d’euros par an.

Le discours populiste et électoraliste selon lequel on n’augmente pas les impôts relève d’une idéologie archaïque qui prend son inspiration dans le modèle mis en place aux Etats-Unis à l’époque du président Reagan, cela a mené la première puissance économique du monde au bord du gouffre.

Il est temps de vous affranchir de cette pensée unique dictée par les grands lobbies financiers et industriels. En attendant qu’un candidat à la présidentielle propose enfin un projet de société novateur pour 2012, et si vous êtes encore un minimum concerné par l’avenir de notre pays, vous pourriez tout de suite décider quatre mesures simples pour soulager nos finances publiques et orienter notre économie vers une croissance durable.

La TVA sur la restauration
► Récupérer 3 milliards d’euros en remontant la TVA pour toute la restauration dont la vente à emporter et l’hôtellerie, dont le chiffre d’affaires était de 84,8 milliards d’euros en 2008 d’après l’Insee.

Cette mesure permettrait de rentrer près de 10 milliards d’euros par an dans les caisses de l’Etat. Naturellement, il ne s’agirait pas d’allouer l’ensemble de cette manne fiscale à la réduction du déficit public et du remboursement de la dette, mais d’en consacrer une grande partie (7 milliards) pour dynamiser durablement ce secteur en élaborant un certain nombre de propositions qui permettraient :

d’améliorer les salaires et le contenu des assiettes ;
d’attirer un grand nombre de jeunes ;
d’endiguer la fraude sociale et fiscale, très élevée dans ce secteur ;
d’aider principalement le développement de TPE et PME ;
ou encore de favoriser l’investissement.
Cette mesure n’aura que peu d’incidence sur le pouvoir d’achat de la majorité des Français, les restaurateurs n’augmenteront pas leur prix de peur de voir encore leur image se détériorer et la clientèle hôtelière est principalement composée de touristes, de femmes et d’hommes d’affaires qui récupèrent la TVA et de citoyens aisés.

Les allègements de charges
► Récupérer 3 milliards d’euros sur les 22 que perçoivent les entreprises grâce aux allégements de charges accordés par Raffarin suite au passage aux 35 heures. Vous pourriez utiliser les 19 milliards restants pour enfin mener une politique salariale dynamique en incitant les entreprises, principalement les TPE et PME, à bien rémunérer et former leurs salariés.

Permettez-moi, monsieur le Président, de vous rappeler que c’est l’activité qui créé des emplois et non la distribution à l’aveuglette de deniers publics. Il n’a jamais été démontré que cette trappe à bas salaires, comme la nomment souvent certains représentants politiques éclairés, ait eu une quelconque incidence sur l’embauche. Il est temps d’agir dans l’autre sens et d’inciter avec cette somme rondelette les patrons à mieux payer leurs salariés, à investir et à innover.

La niche Copé
► Récupérer 4 milliards d’euros de la niche Copé sur les exonérations sur les plus-values de cessions de filiales, dont aucune étude n’est venue prouver l’efficacité.

Les grandes entreprises que vous aimez tant cajoler bénéficient déjà d’une fiscalité très avantageuse, il n’y a aucun raison de maintenir ce dispositif.

La défiscalisation des heures supplémentaires.
► Récupérer 4 milliards d’euros sur la défiscalisation des heures supplémentaires, dont le dispositif a principalement servi dans certains secteurs comme la restauration ou le bâtiment à officialiser des heures non déclarées, comme l’a décrit le rapport du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques. Il n’y a aucune raison de favoriser les mauvais élèves et de freiner les embauches.

Naturellement, vous pourriez allouer quelques centaines de millions d’euros sur ces sommes à la lutte contre la fraude sociale et fiscale en redonnant les moyens de contrôle aux différentes administrations concernées qui souffrent de vos coupes budgétaires et de votre programme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Comme vous le savez le président de la Cour des comptes a estimé dernièrement à 3 milliards d’euros les économies réalisées par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pendant huit ans, soit le même montant que le coût annuel de la baisse de la TVA dans la restauration.

Permettez-moi enfin, monsieur le Président, de vous rappeler que selon une étude de l’Insee, les contribuables dont les revenus dépassent 687 862 d’euros payent en moyenne 20% d’impôts. Il serait donc grand temps de faire le ménage dans les niches fiscales et de mettre en place pour cette poignée de privilégiés dont je fais partie un dispositif pérenne qui empêche de descendre son taux d’imposition réel sous 40%, voire 50% pour ceux qui gagnent plus d’1 million par an et 60% pour les rares contribuables dont les revenus dépassent 10 millions annuellement.

Espérant que contrairement à 2007 et 2009 pour ce qui concerne mon secteur, vous saurez prendre les bons arbitrages et que contrairement à votre ancien ministre, monsieur Hervé Novelli, vous ne trouverez pas que je crache dans la soupe, je vous prie, monsieur le Président, de croire en l’expression de mes salutations distinguées. »

Xavier Denamur reste orateur libre de penser qu’il n’y a pas de cohésion sociale sans une vraie justice fiscale.

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Dukan contre Cohen ou comment faire grossir son compte en banque.

renaudroussel | 7 juin 2011 | 21 h 52 min

Co-workers aggressively arm wrestling for dominance.
Business is business !

Dukan attaque Cohen en diffamation, les poids lourds des régimes bidon et totalement inefficaces à long terme se mangent entre-eux, affamés de gloire et de pognon.

La médecine est une vocation, un sacerdoce et non un vulgaire moyen de se faire de l’argent sur le dos de millions de personnes en souffrance. Le patient doit être le sujet de toutes les attentions, ses problèmes et son histoire personnelle requièrent une véritable écoute, suivie d’une solution adaptée et personnalisée.
Dernièrement l’Anses, agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, a épinglé les 15 régimes amaigrissants qu’elle venait d’étudier, en stipulant que dans 95% des cas, les kilos perdus sont repris.
Le régime Dukan est le plus fustigé de tous, accusé de provoquer de très sérieux troubles de la santé. Des médecins et des nutritionnistes montent alors au créneau pour tenter d’enfoncer le clou et d’alerter la population par le biais des médias de la dangerosité de ce régime hyperprotéiné. Le docteur Cohen, en bon opportuniste décide lui aussi de surfer sur la vague de la critique, voyant ici un moyen supplémentaire de faire parler de lui, et de diminuer l’écart qui le sépare de son confrère mais néanmoins concurrent, alors que ses régimes sont eux-mêmes dénoncés par l’Anses ! D’aucuns font fi de tout complexe!
Dukan comme Cohen, sont pour moi à mettre dans le même sac, celui des pseudo business men se fourvoyant dans le « prêt à porter » médical, une discipline normalement vouée au « sur mesure ».
La preuve en est : leurs sites internet de « coaching minceur » entièrement automatisés, dans lesquels l’humain n’intervient pas et pour lesquels vous déboursez un bonne centaine d’euros en échange de conseils et de régimes « bateaux » préalablement conçus et en aucun cas personnalisés, ce qui va complètement à l’encontre du mot « coaching » utilisé. En tant que coach professionnel je déplore vertement cette tromperie à but lucratif qui frôle l’escroquerie!
Dukan contre Cohen, Cohen contre Dukan ? Après tout une petite bataille juridique bien orchestrée représente une énorme campagne publicitaire relayée gratuitement par tous les médias qui voient là de quoi vendre du papier à une période de l’année où tout le monde parle, pense, vit et mange « régime ».
Business is business ! De véritables hommes d’affaires se sont emparés du phénomène « régime » et promeuvent les deux rivaux sur la toile à coups de millions d’euros. Eux font leur métier, nos deux nutritionnistes-vedettes en profitent et les consommateurs payent la facture et pâtissent des effets pervers des régimes amaigrissants en sombrant dans le cycle infernal perte-reprise de poids.

Il va bien falloir se rendre à l’évidence : ce n’est pas par la science de la nutrition que l’on règlera le problème du surpoids et de l’obésité, science qui cherche désespérément, et sans résultats probants dans le temps, une solution dans les calories, les nutriments, les molécules ou les médicaments. Une science qui exclut les aspects sociaux et affectifs, qui oublie le plaisir et qui néglige les connaissances millénaires des modes de consommation, la culture et l’éducation. Non, le surpoids et l’obésité ne se régleront pas à coups d’ordonnances, de restriction nutritionnelle ou de slogans stériles.
La solution aux problèmes de poids se fera par l’évitement de la malbouffe, et passera par un retour à ce qui a déjà fait ses preuves: la culture et l’éducation alimentaire, les us et les coutumes, les traditions ancestrales, la convivialité et les liens sociaux. Demander à des milliers de personnes de se désocialiser et de se priver de plaisir en se soumettant à des régimes prescrits est une abominable erreur. D’ailleurs les faits sont là : l’obésité ne cesse ne progresser, alors que les personnes obèses ont toutes essayé, au moins une fois, un régime amaigrissant !

S’alimenter ne doit en aucun cas être un stress qui vienne s’ajouter à ceux déjà existants. L’alimentation à un rôle anxiolitique, arrêtons d’en faire une source de culpabilité. Le plaisir gourmand peut parfaitement faire partie d’un mode alimentaire sain et pertinent. Il faut pour cela revenir à une alimentation naturelle, éviter au possible les préparations industrielles, réinvestir la cuisine et confectionner ses repas, au prix bien entendu d’une réorganisation parfois indispensable du mode de vie, et faire de la santé de la famille la priorité absolue. Il faut également rester en contact avec soi-même, être à l’écoute de ses sensations, accepter ses émotions, en analyser les causes et régler ses problèmes existentiels. Il faut surtout cesser de vouloir tout et tout de suite, perdre du poids durablement requiert du temps ; le temps n’aime pas ce que l’on fait sans lui et il fait payer très cher à ceux qui ont voulu l’ignorer leur outrecuidance. A partir de là, tout devient réalisable, contrôler son poids devient naturel, et l’on peut enfin dire adieu aux vénaux marchands du Temple.

Le site de Renaud Roussel coach sportif et auteur de « Surpoids et obésité, suivez le coach »

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Les restaurateurs serviront encore légalement du « fait maison » industriel sans le signaler aux clients

Xavier Denamur | 2 mai 2011 | 20 h 47 min

brake950Alors que l’on peut connaître avec l’étiquette de contexture obligatoire l’origine et la composition d’un vêtement dans lequel on s’enveloppe, l’opacité sur ce que l’on ingère quand on va au restaurant restera de mise.
Alors qu’ils avaient l’occasion, vendredi 28 avril 2011 dans le cadre de l’avenant au Contrat d’avenir, de redresser le baromètre de l’opinion public en s’engageant sur la transparence, le gouvernement et les organisations patronales de la restauration viennent à nouveau de s’engager à mentir sauf sur les prix comme l’a gentiment fait remarquer l’AFP.
Lisez mes propositions sur ce sujet dans une tribune publiée sur Rue89 , posez des questions avant de vous mettre à table et exigez plus de transparence pour 2012.
Etrangement, c’est en Chine que les restaurateurs seront obligés de pratiquer un peu de transparence comme l’indique un article d’Aujourd’hui la Chine publié le 29 avril 2011.

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