Les vrais états généraux de la restauration

IL EST TEMPS DE SE REMETTRE A TABLE !
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Non à la fracture alimentaire

H.Roques | 19 septembre 2011 | 9 h 12 min

Par Hélène Roques, présidente de Doing Good Doing Well.
helen Roques
En temps de crise, pour les individus comme pour l’État, l’urgence est la facture. Facture des dettes publiques bien sûr, mais facture de la dette écologique aussi dont on parle bien moins.

À l’évidence pourtant, dette publique et dette écologique sont indissociables. En matière d’économie d’énergie, pour mieux traiter les déchets, pour préserver l’eau, on s’endette si on renvoie aux générations futures le moment des choix et des contraintes.

L’alimentation occupe une place centrale dans l’accumulation de cette dette. L’obésité, symptôme de mauvaise alimentation, coûte 14 milliards d’euros par an à la France. Car l’alimentation génère aujourd’hui de profondes fractures écologiques, sanitaires et sociales.

La structure actuelle de notre alimentation est une catastrophe pour la nature. Avant d’arriver dans l’assiette, les aliments ont consommé des ressources précieuses. Ainsi, ce que l’on mange, c’est ce que l’on ne boit pas. Il faut 15.000 litres d’eau pour produire 1 kg de boeuf. Ce que l’on mange, c’est aussi ce qui a pollué. Les déjections de bétail expliquent la moitié de la pollution des nappes phréatiques. La plupart des produits de nos Caddie ont parcouru des milliers de kilomètres. Les élevages industriels émettent plus de gaz à effet de serre que l’ensemble des voitures. Certaines fermes de saumons produisent autant de déchets qu’une ville de 100.000 habitants. Enfin la biodiversité est gravement dégradée par les pratiques alimentaires liées à la production d’huile de palme.

Le contenu de l’assiette est aussi devenu une menace pour la santé publique. Pour satisfaire la surconsommation de viande, trop d’antibiotiques sont administrés au bétail. Pendant ce temps, des médecins hospitaliers tentent de soigner des patients atteints de maladies infectieuses auxquelles résistent un nombre croissant d’antibiotiques. Le monde grossit et l’obésité tue. Aux États-Unis, depuis 2011, un enfant naît avec une espérance de vie plus faible que celle de ses parents à cause du risque d’obésité. En France, le même phénomène se propage avec 32 % de la population adulte en surpoids, et déjà 14,5 % d’obèses.

Mais la mauvaise alimentation est surtout l’une des plus grandes injustices sociales. Elle est inversement proportionnelle au niveau d’instruction et de revenu du foyer. En France, parmi les familles qui gagnent plus de 5.300 euros par mois, 6 % de nos concitoyens sont obèses, contre 22 % dans celles dont le revenu mensuel est égal à 900 euros. L’obésité est un cercle vicieux, de la maladie à la discrimination, la perte d’emploi, les préjugés et le rejet. Étiqueter les aliments n’est pas la réponse adaptée aux plus modestes. Une femme fatiguée qui travaille et élève seule ses enfants s’exprimait ainsi dans une réunion : « Vous croyez que j’ai le temps de lire une étiquette ? Je ne regarde que le prix. » L’amélioration de la qualité nutritionnelle des produits ne peut se résoudre par la seule transparence de l’information au consommateur. La transparence protège les plus favorisés mais n’est qu’une partie de la responsabilité des acteurs qui font l’assiette ! La tâche doit s’étendre à l’évolution des représentations culturelles afin d’ancrer l’idée que « mieux manger » est un vrai signe extérieur de richesse. On aura gagné quand personne n’associera plus « gros repas » avec « gros portefeuille ».

La France peut initier une véritable révolution pour transformer notre alimentation. Pas avec des recommandations culpabilisantes. Stigmatiser des produits, interdire la barre chocolatée ou taxer des sodas sans explications ne fera pas la publicité d’une pomme ou des salsifis. C’est au nom de la transition écologique, de la santé publique et de la fracture sociale que le combat doit être mené. Manger demain, c’est manger ce que notre corps peut supporter et ce que notre planète peut supporter. Voilà une ambition pour nos responsables publics et pour notre industrie.

Que voulons-nous dans l’assiette des Français dans dix ans ? Dans l’assiette des plus défavorisés ? Dans l’assiette des enfants à l’école ? Dans l’assiette, le soir à table, lorsque les parents rentrent tard ?

La campagne présidentielle est l’occasion de répondre à ces questions. Le prochain gouvernement doit entraîner dans une même dynamique tous les acteurs de la chaîne alimentaire, les responsables de l’industrie, de la distribution, de l’agriculture, de la publicité et le monde de l’éducation. Il faut se donner du temps. Trop d’acteurs sont concernés et trop d’emplois sont exposés. Tout comme l’Allemagne se donne douze ans pour sortir du nucléaire, la France peut afficher un objectif dans le temps pour revoir la structure de notre alimentation.

Si cet effort est engagé, notre génération aura préservé la santé de millions de personnes, préservé nos ressources naturelles et économisé des milliards d’euros.

Hélène Roques (contact@dgdw.fr) – 15/09/2011

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Dukan contre Cohen ou comment faire grossir son compte en banque.

renaudroussel | 7 juin 2011 | 21 h 52 min

Co-workers aggressively arm wrestling for dominance.
Business is business !

Dukan attaque Cohen en diffamation, les poids lourds des régimes bidon et totalement inefficaces à long terme se mangent entre-eux, affamés de gloire et de pognon.

La médecine est une vocation, un sacerdoce et non un vulgaire moyen de se faire de l’argent sur le dos de millions de personnes en souffrance. Le patient doit être le sujet de toutes les attentions, ses problèmes et son histoire personnelle requièrent une véritable écoute, suivie d’une solution adaptée et personnalisée.
Dernièrement l’Anses, agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, a épinglé les 15 régimes amaigrissants qu’elle venait d’étudier, en stipulant que dans 95% des cas, les kilos perdus sont repris.
Le régime Dukan est le plus fustigé de tous, accusé de provoquer de très sérieux troubles de la santé. Des médecins et des nutritionnistes montent alors au créneau pour tenter d’enfoncer le clou et d’alerter la population par le biais des médias de la dangerosité de ce régime hyperprotéiné. Le docteur Cohen, en bon opportuniste décide lui aussi de surfer sur la vague de la critique, voyant ici un moyen supplémentaire de faire parler de lui, et de diminuer l’écart qui le sépare de son confrère mais néanmoins concurrent, alors que ses régimes sont eux-mêmes dénoncés par l’Anses ! D’aucuns font fi de tout complexe!
Dukan comme Cohen, sont pour moi à mettre dans le même sac, celui des pseudo business men se fourvoyant dans le « prêt à porter » médical, une discipline normalement vouée au « sur mesure ».
La preuve en est : leurs sites internet de « coaching minceur » entièrement automatisés, dans lesquels l’humain n’intervient pas et pour lesquels vous déboursez un bonne centaine d’euros en échange de conseils et de régimes « bateaux » préalablement conçus et en aucun cas personnalisés, ce qui va complètement à l’encontre du mot « coaching » utilisé. En tant que coach professionnel je déplore vertement cette tromperie à but lucratif qui frôle l’escroquerie!
Dukan contre Cohen, Cohen contre Dukan ? Après tout une petite bataille juridique bien orchestrée représente une énorme campagne publicitaire relayée gratuitement par tous les médias qui voient là de quoi vendre du papier à une période de l’année où tout le monde parle, pense, vit et mange « régime ».
Business is business ! De véritables hommes d’affaires se sont emparés du phénomène « régime » et promeuvent les deux rivaux sur la toile à coups de millions d’euros. Eux font leur métier, nos deux nutritionnistes-vedettes en profitent et les consommateurs payent la facture et pâtissent des effets pervers des régimes amaigrissants en sombrant dans le cycle infernal perte-reprise de poids.

Il va bien falloir se rendre à l’évidence : ce n’est pas par la science de la nutrition que l’on règlera le problème du surpoids et de l’obésité, science qui cherche désespérément, et sans résultats probants dans le temps, une solution dans les calories, les nutriments, les molécules ou les médicaments. Une science qui exclut les aspects sociaux et affectifs, qui oublie le plaisir et qui néglige les connaissances millénaires des modes de consommation, la culture et l’éducation. Non, le surpoids et l’obésité ne se régleront pas à coups d’ordonnances, de restriction nutritionnelle ou de slogans stériles.
La solution aux problèmes de poids se fera par l’évitement de la malbouffe, et passera par un retour à ce qui a déjà fait ses preuves: la culture et l’éducation alimentaire, les us et les coutumes, les traditions ancestrales, la convivialité et les liens sociaux. Demander à des milliers de personnes de se désocialiser et de se priver de plaisir en se soumettant à des régimes prescrits est une abominable erreur. D’ailleurs les faits sont là : l’obésité ne cesse ne progresser, alors que les personnes obèses ont toutes essayé, au moins une fois, un régime amaigrissant !

S’alimenter ne doit en aucun cas être un stress qui vienne s’ajouter à ceux déjà existants. L’alimentation à un rôle anxiolitique, arrêtons d’en faire une source de culpabilité. Le plaisir gourmand peut parfaitement faire partie d’un mode alimentaire sain et pertinent. Il faut pour cela revenir à une alimentation naturelle, éviter au possible les préparations industrielles, réinvestir la cuisine et confectionner ses repas, au prix bien entendu d’une réorganisation parfois indispensable du mode de vie, et faire de la santé de la famille la priorité absolue. Il faut également rester en contact avec soi-même, être à l’écoute de ses sensations, accepter ses émotions, en analyser les causes et régler ses problèmes existentiels. Il faut surtout cesser de vouloir tout et tout de suite, perdre du poids durablement requiert du temps ; le temps n’aime pas ce que l’on fait sans lui et il fait payer très cher à ceux qui ont voulu l’ignorer leur outrecuidance. A partir de là, tout devient réalisable, contrôler son poids devient naturel, et l’on peut enfin dire adieu aux vénaux marchands du Temple.

Le site de Renaud Roussel coach sportif et auteur de « Surpoids et obésité, suivez le coach »

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I can speak French but I can’t understand it

Anton Parker-Grubb | 13 décembre 2010 | 1 h 28 min

Why oh why is it that in the traditional land of the superchef, a nation of 246 cheeses, the undisputed wine-cradle of the world, the land of haute-couture, perfume, a home to 20 million cows and Carla Bruni, why is it that France converts 95.5% of its milk to UHT?

Why has it become almost impossible to get a traditional café-au-lait in a café that doesn’t taste of white nothing with a trace of cooked plastic? I used to ask before ordering if the establishement used fresh milk. I have now given up; the reaction went from « of course, we keep it in the fridge » to « I don’t know (and don’t care) » or a puzzled scrutany of the TetraPack for guidance.

TetraCow2I thought I might find an explanation on Wikipedia but only got more depressed. It turns out that France is in third place for UHT consumption close behind Belgium (96.7%) – no, this is no joke – and Spain (at 95.7% you might think that heat might be an issue in Spain but Greece is way down the list with only 0.9%…).

So it must be down to Starbucks spreading their evil ways? Not even; UHT milk is almost unknown in the US. It looks more like a case of France dumbing down Starbucks than the reverse.

As usual Mark Twain got pretty close to the truth « I can speak French but I cannot understand it. »

Anton Parker-Grubb

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Le halal se développe chez Quick, pas les salaires

Xavier Denamur | 31 août 2010 | 15 h 08 min

HALAL - Quick étend son offre à 14 nouveaux restaurantsL’AFP annonce ce jour que « Quick étend son offre de restaurants halal malgré la grogne des élus. » Lire la dépêche en cliquant ICI. Si cette polémique n’a que peu d’incidence sur la vie des citoyens, il me semble opportun de saisir cette fenêtre pour signaler que la véritable affaire Quick touche les domaines de la politique, du social, de l’économie et du fiscal.

Parallèlement au lancement de nouveaux restaurants halal, hier devant le siège du groupe, une manifestation était organisée par FO. Selon ce syndicat, les employés de Quick comme le reste des 130000 salariés de la restauration rapide n’auraient pas été augmentés depuis 2008 d’après un article du journal professionnel L’hôtellerie. Chose étrange puisque suite à la baisse de la TVA, on pouvait lire dans une dépêche l’AFP du premier juillet 2009: « Quick annonce aussi avoir mis en place mardi un accord d’intéressement avec le personnel. Cet accord « n’aurait pas pu être envisagé sans la baisse de la TVA », a assuré Jean-Paul Brayer, PDG du groupe Quick. » Novelli nous aurait-il encore menti lorsqu’il vante la redistribution d’un milliard de TVA pour les salariés de la restauration?

Pour ceux qui préfèrent que l’Etat investisse ailleurs que dans de la bouffe qui limite l’espérance de vie (Quick est une filiale de la CDC qui gère entre autre 52 caisses de retraites et le petit pécule que les français placent sur le livret A pour leurs vieux jours), je les invite le 7 septembre à la manifestation contre la réforme des retraites. Etrangement, elle démarre place de « la République de la mal bouffe » ( Pub: c’est le titre du film que je viens de produire, sortie en salle début 2011, renseignements sur www.vegr.fr) où l’enseigne Quick côtoie celle de KFC, Mac Do, Buffafo Grill et Bistrot Romain filiale de Flo propriété de l’ami de N.Sarkozy monsieur Albert Frère, celui qui a vendu 854 millions d’euros Quick à la CDC en 2006 (lire ICI l’article de Rue89 pour vous rafraîchir la mémoire) et qui est président du conseil de surveillance de M6 la chaîne qui a interdit un documentaire sur la mal bouffe dans Zone Interdite en octobre 2009. Lire ICI l’article à ce sujet sur Libération.fr

Retraités, salariés, vous êtes priés de vous serrer la ceinture et de la boucler conclurait ce cher Jacques Higelin.

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I can speak French but I cannot understand it

Anton Parker-Grubb | 5 février 2010 | 19 h 30 min

TetraCow2Why oh why is it that in the traditional land of the superchef, a nation of 246 cheeses, the undisputed wine-cradle of the world, the land of haute-couture, perfume, a home to 20 million cows and Carla Bruni, why is it that  France converts 95.5% of its milk to UHT?

Why has it become almost impossible to get a traditional café-au-lait in a café that doesn’t taste of white nothing with a trace of cooked plastic? I used to ask before ordering if the establishement used fresh milk. I have now given up; the reaction went from « of course, we keep it in the fridge » to « I don’t know (and don’t care) » or a puzzled scrutany of the TetraPack for guidance.

I thought I might find an explanation on Wikipedia but only got more depressed. It turns out that France is in third place for UHT consumption close behind Belgium (96.7%) – no, this is no joke – and Spain (at 95.7% you might think that heat might be an issue in Spain but Greece is way down the list with only 0.9%…).

So it must be down to Starbucks spreading their evil ways? Not even; UHT milk is almost unknown in the US. It looks more like a case of France dumbing down Starbucks than the reverse.

As usual Mark Twain got pretty close to the truth « I can speak French but I cannot understand it. »

Anton Parker-Grubb


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Cantines scolaires: enquête du CLCV auprès des élèves et parents

vpoizat | 13 janvier 2010 | 14 h 36 min

Le CLCV publie une enquête menée avec le soutien de la Direction Générale de l’Alimentation. 1400 élèves et 255 parents ont été interrogés afin de cerner leurs avis et leurs attentes sur la qualité gustative, le bruit dans le restaurant scolaire et le temps consacré aux repas.

Nous en publions ici quelques extraits.

D’abord une excellente surprise. Les enfants du primaire comme du secondaire plébiscitent le repas à la maison avec papa et maman.

La cantine scolaire n’arrive qu’en 5ème position.

- Des opinions contrastés en matière de qualité gustative

Les élèves de primaire sont 70% à trouver bon les repas de la cantine. Par contre ils ne sont que 51,5% au collège. Pas étonnant donc qu’un élève sur 2 en secondaire sorte de la cantine en ayant faim.

- Repas faits sur place ou livrés depuis une cantine centrale

L’étude ne livre aucun chiffre mais il apparaît que les repas fabriqués sur place (i.e en liaison chaude) sont mieux perçus que les repas livrés depuis une cantine centrale (i.e en liaison froide). Ce n’est guère étonnant quand on connaît les conditions sanitaires draconiennes qui entourent les livraisons de repas depuis les cuisines centrales.

- Durée du repas et environnement sonore

En collège le temps de repas est trop court: 59,6% des éléves du secondaire déjeunent en moins de 20 minutes, durée minimale recommandée.

La cantine est un lieu bruyant pour 90% des primaires et 70% des secondaire. Cela traduit certainement une plus grande tolérance au bruit des pré-adolescents.

- Un prix moyen de repas très faible…

Nous avons transcrit les chiffres cités dans l’étude sous forme du tableau ci-dessous.

Type d’établissement Primaires Secondaires
Etablissements publics hors ZEP 2,80 € 3,40 €
Etablissements publics en ZEP 2,30 € 3,00 €
Etablissements privés 4,90 € 4,64 €

Ces résultats livrés bruts nous plonge dans un abîme de perplexité. Ces prix reflètent une moyenne. Une corrélation a-t-elle été faite entre le prix payé et la qualité perçu de la cantine?

Pourquoi les prix dans les établissements privés sont-ils tellement plus élevés? La qualité de la nourriture y est-elle meilleure? Les parents d’enfants dans le privé sont-ils prêts à payer plus pour la cantine de leurs enfants?

On croit deviner pourquoi les prix payés en ZEP sont inférieurs mais serions-nous victimes d’à priori? Autrement dit la qualité est-elle constante dans les établissements de ZEP et l’écart de prix se justifie par le moindre niveau de vie des familles vivant en ZEP et donc ce sont les communes/départements qui paient la différence ? Où bien les repas servis en ZEP sont-ils de qualité moindre justifiant ainsi un prix plus bas? Malheureusement l’étude ne répond pas à ces questions.

- ….mais qui reste trop cher pour 67% des parents (tous établissements confondus) qui reconnaissent malgré tout que la qualité, la quantité, l’équilibre et la variété des menus sont au rendez-vous, contredisant au passage ce que pensent leurs enfants !!! en effet 44% des élèves du secondaire citent la variété des plats et la qualité de la nourriture comme les 2 principaux domaines d’amélioration dans leur cantine.

L’opinion des parents quant à l’appréciation de la cantine et du prix de cette dernière est inquiétante et augure mal d’une amélioration du service à la cantine.

Que disent les conclusions de l’étude?

La CLCV met bien en lumière la contradiction explosive entre qualité nutritionnelle et qualité gustative. Elle préconise de rendre obligatoire la règlementation définissant la fréquence, la variété et les quantités des différents aliments proposés (i.e les recommandations du GEMRCN); tout en reconnaissant que les repas servis à partir de cuisines centrales sont moins bien notés gustativement que ceux servis sur place.

La CLCV préconise de travailler ce point avec les sociétés de restauration collective. Il s’agit là selon nous d’un voeux pieu car ces dernières sont astreintes à des conditions d’hygiène draconiennes et ne font que suivre le cahier des charges édictés par les communes y compris en terme de coûts.

Nos propres conclusions de cette étude.

Cette étude a le mérite d’embrasser l’ensemble des contingences vécus par l’élèves durant le temps de cantine: qualité de vie durant le temps de cantine, qualité gustative et nutritionnelle des repas.

Elle met également en contradiction ces deux derniers aspects sans toutefois la formuler concrétement: à quoi cela sert d’améliorer la qualité nutritionnelle des repas  si la qualité gustative n’est pas au rendez-vous. Ce sont les poubelles qui vont festoyer…

Notre conclusion de l’étude voudrait que l’on réinstaure des cuisines dans toutes les cantines. Recréer le lien entre le cuisinier et les enfants est un gage de réussite largement démontré dans les petites cantines scolaires.

L’étude ne mentionne pas non plus l’aspect éducatif qui a déserté les cantines il y a fort longtemps. La variété et le goût pour les produits peuvent s’acquérir pour autant que des éducateurs formés pour cela (et non du personnel d’encadrement comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui) restent auprès des enfants pendant leur repas.

Remettre des cuisines et du personnel éducatif dans les cantines permettrait certainement d’améliorer considérablement les conditions de vie et la qualité gustative et nutritionnelle des repas pris en cantine. Mais pour cela il faut revenir 30 ans en arrière et investir à nouveau beaucoup d’argent dans les cantines.

Les parents sont-ils prêts à payer pour cela? Le résultat de l’enquête ne nous rend guère optimiste.

A télécharger: Cantines scolaires : enquête auprès des élèves – CLCV

Pour en savoir plus: http://macantinebio.wordpress.com/

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Tags
cantine scolaire, nutrition
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Les faces cachées du fast food

renaudroussel | 5 janvier 2010 | 21 h 35 min

enfants obèses

Fervent défenseur du slow food, amoureux du goût et de la bonne cuisine, la vraie ( !) ; je reconnais cependant l’existence du fast-food puisque ce type de restauration fait désormais partie de notre environnement et de la culture alimentaire des plus jeunes. A nous de savoir utiliser ce mode alimentaire avec parcimonie afin que la facilité ne vienne pas à l’encontre de la qualité et de la santé. Nous avons le devoir d’éduquer nos enfants et de leur transmettre notre véritable culture alimentaire ; de leur expliquer que « vite » est incompatible avec  « amour des choses bien faites », que l’on ne peut savourer que des aliments de qualité, et que se remplir l’estomac  n’est pas se nourrir.  Les restaurateurs ont eux le devoir de proposer aux consommateurs une alimentation saine, variée, inventive et créatrice. Si le fast-food existe, il doit rester l’exception qui confirme la règle : le slow food.

On ne peut pas s’empêcher de faire le lien entre surpoids, obésité et fast-foods. Que ce soit aux États-Unis ou ailleurs, l’obésité a augmenté aussi rapidement que s’est développée l’industrie des fast-foods, avec la création de dizaines de chaînes et la multiplication de leurs restaurants à travers le monde. Les grandes agglomérations sont bondées de fast-foods de toutes sortes. Prenons l’exemple de Manhattan à New York City. McDonald’s y possède environ 80 restaurants. Si l’on tient compte des restaurants des nombreuses autres chaînes (Burger King, KFC, Taco Bell, Popeyes, Wendy’s, Dunkin’Donuts, In-N-Out, Jack in the Box…), il est facile de comprendre pourquoi, sur les quelque 60 km² de Manhattan, on ne peut pas marcher plus de quelques mètres sans passer devant un fast-food. Des centaines de fast-foods qui semblent prospérer (jusqu’à maintenant), ce qui prouve que de nombreux New-Yorkais y mangent régulièrement, voire souvent. L’industrie du fast-food est née aux États-Unis, elle s’est développée tout d’abord parallèlement à l’industrie automobile, puis parallèlement à la forte expansion, durant les années cinquante, des réseaux autoroutiers le long desquels les restaurants s’installaient. Ces nouveaux types de restaurants attiraient les automobilistes toujours plus nombreux et ont fait du « hamburger-frites » le repas typique américain. Très inspirée par l’industrie automobile, l’industrie du fast-food a transformé les cuisines en lignes de production, permettant ainsi la simplification des tâches, l’emploi de personnel non qualifié, et les gains de coût et de productivité. On ne cuisine pas dans les fast-foods, on y assemble des pièces afin d’obtenir un produit fini standardisé correspondant à un cahier des charges extrêmement précis, où le maître mot est débit, et où la pensée maîtresse est toujours plus pour moins cher.

L’inspiration, la création, la fantaisie, la nuance régionale, le goût du terroir ont été définitivement bannis de ces endroits. Cette industrie qui a inventé le self-service et l’uniformité des produits de restauration est devenue tellement importante dans la culture américaine qu’elle en a complètement transformé le paysage industriel, agricole, alimentaire et culturel. L’Amérique est devenue le pays du fast-food, de l’aliment industriel, standardisé, trafiqué, au goût fabriqué artificiellement par l’industrie de l’arôme et des produits chimiques… Parallèlement, l’Amérique est devenue le pays de l’obésité. Avec la mondialisation, la « culture fast-food » a pénétré tous les marchés de la planète, l’Asie y compris où l’obésité se développe également. Les individus issus de ces populations – Chinois, Japonais ou Thaïlandais –, minces depuis des millénaires (mis à part les sumotoris que l’on engraisse volontairement) et qui adoptent un mode alimentaire occidental moderne se mettent à grossir et deviennent obèses. Ce qui prouve que l’environnement économique, culturel et alimentaire est un facteur déterminant de l’obésité. Les caractères génétiques de ces populations n’ont pas pu subir de mutation en si peu de temps.

Nous ne pouvons pas, bien évidemment, tout mettre sur le dos de ce type de restauration, mais sa forte influence sur la population, sa persistance à développer une alimentation industrielle et l’évolution induite de l’industrie alimentaire tout entière ne laissent pas de doute sur son implication dans le développement mondial de l’obésité, même si aucune étude ne le prouve officiellement. Les Américains sont les plus gros consommateurs de frites de la planète, 90% de cette consommation est faite dans les fast-foods. De plus, les Américains consacrent 90% de leur budget alimentaire à l’achat de produits industriels. Les fast-foods ont le génie de vous faire manger toujours plus ; ils proposent, pour quelques centimes de plus que les portions standard, des portions géantes : des hamburgers immenses, des gobelets de sodas de 120 cl et des pochettes de frites à vous remplir l’estomac à elles seules. Notre culture de rentabilité de l’investissement ne peut résister à ces offres alléchantes, et ces quelques centimes de plus se transforment en milliards de dollars.

Les psychologues engagés par les grosses chaînes travaillent vraiment bien et font la fortune de leurs employeurs en appâtant très intelligemment les consommateurs ! Les gens deviennent accros à cette bouffe qui provoque des pics glycémiques impressionnants et euphorisants (car tout y est sucré, du pain à la sauce des salades) mais qui, deux heures à peine après ingestion, leur procure des baisses glycémiques non moins insidieuses, avec sensations de mal-être, sueurs froides et envies incontrôlables de manger, cela jusqu’à ce qu’ils prennent à nouveau leur dose de fast-food. Je ne parlerai pas ici de la toute-puissance de l’industrie du fast-food aux États-Unis, de son influence sur certains membres du Congrès américain, de sa mainmise sur l’industrie aussi bien agricole qu’alimentaire, ni des répercussions environnementales, des conditions d’élevage, d’abattage et de transformation de la viande bovine. Je n’évoquerai pas les conditions de travail dans les usines de traitement du bétail et du conditionnement de la viande, ni l’exploitation humaine et autres abus en tout genre. Et je n’aborderai pas non plus les innombrables intoxications alimentaires, parfois mortelles, dues à une forte présence de bactéries de type Salmonella ou Escherichia coli, liée à la contamination de la viande par des matières fécales bovines. Pour tout cela je vous invite à lire Fast Food Nation, d’Éric Schlosser.

Ce qui me gêne le plus dans l’industrie du fast-food, ce n’est pas sa puissance économique en elle-même, mais ce qu’elle en fait et la façon dont elle use de son influence. Ce qui me gêne c’est sa soif de développement à tout prix, sa volonté d’empirisme, de conquête de nouveaux territoires, son insatiable soif de profit et de pouvoir. Sa puissance est telle qu’elle pourrait tirer l’ensemble de l’industrie alimentaire vers le haut, au lieu de cela elle la pousse vers le caniveau. Intelligents, malins, avides, vénaux et sans scrupule, les dirigeants des grandes chaînes de fast-foods ont su s’entourer de personnes de même acabit afin de développer leurs affaires. Ils ont trouvé la cible idéale, naïve, facile à manipuler, celle qui est la moins attachée aux traditions et celle qui a la plus forte influence sur la famille : les enfants. Ce qui m’effraie le plus c’est leur insistance à vouloir bourrer le crâne de ces êtres malléables, à les formater le plus tôt possible, à les éduquer et les habituer au goût artificiel et chimique du fast-food. Ce qui me désole le plus est qu’ils y parviennent parfaitement. Ils ont très tôt compris que les enfants représentaient l’avenir du fast-food, que les goûts acquis très jeunes sont difficilement amputables à l’âge adulte, que ce sont les enfants qui emmènent les parents dans ce type de restaurant et qu’une fois adultes ils y emmèneront leur famille. Un clown, des terrains de jeux, des couleurs chatoyantes, des menus spéciaux pour « kids », des jouets cadeaux, une publicité bien ciblée, extrêmement appuyée, omniprésente, et le tour est joué. Les grandes enseignes de fast-foods sont partout, même dans les écoles.

Aux États-Unis, le manque de budgets alloués aux écoles a ouvert la voie et a laissé entrer le loup dans la bergerie. Les grandes enseignes de fast-foods et les firmes qui y sont rattachées (McDonald’s, Pizza Hut, Coca-Cola, etc.) y font énormément de publicité, sur tous les supports possibles. Elles y financent des manuels scolaires et des programmes de lecture dans lesquels elles sont largement représentées, elles pénètrent les cantines scolaires et y organisent des interventions en tout genre. Un enfant qui voit, qui lit, qui chante, qui mange, qui porte des tee-shirts et des survêtements fast-food, tous les jours à l’école dès les classes primaires, et qui retrouve ces mêmes marques à la télévision une fois de retour à la maison, a peu de chances de s’orienter vers une alimentation saine basée sur une consommation de fruits et de légumes. Les grandes firmes de fast-foods ont su se faire aimer des enfants en les éduquant et en leur faisant croire qu’elles savent mieux que leurs parents ce qui est bon pour eux. Elles ont su profiter de la présence moindre des parents à la maison, de leur implication moindre dans l’éducation de leurs enfants et de la culpabilité qu’ils en ressentent pour aboutir à ce fait : aujourd’hui les parents emmènent volontiers leurs enfants boire des sodas bien sucrés et manger des hamburgers, des frites, du poulet (reconstitué, pané et deux fois plus gras que les hamburgers) et des glaces, en pensant être de bons parents qui passent de façon conviviale un peu de temps avec leurs enfants, en leur faisant plaisir et en espérant de la reconnaissance et de l’amour en retour.

Sachez que dans l’industrie du fast-food tout est calculé, élaboré et prévu. Les terrains de jeux très amusants, les jouets « cadeaux » irrésistibles et un clown si familier et tant aimé (au point d’être devenu une véritable icône publicitaire) sont faits pour séduire les enfants qui vous harcèleront jusqu’à ce que vous craquiez. Chaque produit nécessite des centaines de milliers de dollars de recherche afin de s’assurer de son pouvoir de séduction, chaque goût est fortement prononcé pour bien marquer les esprits, chaque saveur est savamment élaborée en laboratoire à coup de produits chimiques.

Le cerveau des enfants est ainsi formaté, éduqué et imprégné à tout jamais d’une bibliothèque de goûts artificiels qu’ils chercheront à retrouver toute leur vie, le plus souvent possible, au détriment des goûts et des saveurs que leur offre la nature et au détriment des produits frais et naturels. Il est pourtant possible de faire du fast-food de qualité. Un hamburger peut être constitué d’un pain artisanal, d’un steak frais, haché le jour même, provenant d’une viande bovine de choix, issu d’un animal élevé dans des conditions décentes, nourri d’herbe, exempt d’antibiotiques et d’hormones de croissance.

Les frites peuvent être produites avec des pommes de terre pelées le jour même auxquelles aucun arôme ne sera ajouté (qu’il soit artificiel ou naturel) et frites dans une huile 100% végétale et non hydrogénée. Des salades de crudités fraîches provenant d’agriculteurs locaux peuvent y être proposées. Cela est possible, des enseignes américaines sensibles à la qualité des produits et au respect des consommateurs, des employés et des producteurs, le prouvent tous les jours. C’est à vous, consommateur, de juger. Personne ne vous met un pistolet sur la tempe pour aller manger un hamburger dont vous n’avez aucune idée quant à l’origine de la viande ni sur ce qu’elle contient réellement.

Dites-vous bien que c’est vous qui avez le dernier mot et qui détenez le véritable pouvoir, celui de dire oui ou non, celui d’acheter ou de ne pas acheter. C’est à vous d’imposer vos exigences en terme de qualité. Cessez de vous laisser manipuler et de croire tout ce que les publicités vous affirment, utilisez votre intelligence et votre instinct. L’industrie agroalimentaire sera bien obligée de se plier à vos exigences si vous les lui imposez. Je ne suis pas contre le fast-food s’il est de qualité et s’il ne prédomine pas de façon guerrière et invasive dans l’environnement alimentaire, s’il est respectueux de l’environnement en général et si c’est vous qui le contrôlez et non l’inverse.

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Jamie Oliver explique

Administrateur | 6 décembre 2009 | 17 h 23 min


via videosift.com

L’obésité comme la suractivité touche de plus en plus d’enfants en Europe. L’Allemagne et la Grande Bretagne sont les plus touchées par ce problème. Dans les cantines des écoles anglaises, les nuggets sont régulièrement fournis aux enfants. Le cuisinier et restaurateur Jamie Oliver est un fervent défenseur de la « good food ». Conscient du fléau qui sévit, il décide de relever les manches et part dans les écoles expliquer aux enfants comme aux plus grands comment sont préparés les nuggets. Résultat:  les écoles de sa Majesté ont sévèrement réduit la distribution de nuggets.

Tout comme Jamie Oliver, le caoch sportif Renaud Roussel dénonce sur son blog les méfaits de certains produits ajoutés dans les aliments concoctés par l’industrie agroalimentaire. Il vient de publier un livre « Surpoids et obésité, suivez le coach… » aux éditions Désiris.

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Administrateur | 22 novembre 2009 | 18 h 58 min

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