Après le PS, les Verts voient rouge sur la fiscalité.
Xavier Denamur | 3 novembre 2010 | 23 h 19 minL’eurodéputée Eva Joly, le 20 août 2010 à Nantes. (AFP Bernard Loubinoux)
Tout comme le PS favorable pendant des années à la baisse de la TVA sur la restauration, les verts préconisent la suppression de ce choix fiscal contestable sans annoncer une contre proposition pour permettre l’amélioration de l’assiette des citoyens et la transformation des filières de l’alimentation.
A la lecture des grandes lignes directrices du programme social, économique et fiscal des Verts livrées par Eva Joly à Libération , il n’est pas difficile de comprendre que le pays s’enfoncerait rapidement dans une « joyeuse » dépression si les doctrines écologiques étaient mises en place en 2012. Alors qu’il faut tirer les salaires vers le haut pour développer une production à haute valeur ajoutée, Eva Joly préconise principalement de subventionner les bas salaires et de « revenir à un taux d’imposition de 50% pour les revenus supérieurs à 70 000 euros par an. » A ce propos, madame Joly pourrait-elle indiquer quand la France a connu un tel taux d’imposition sur le revenu?
On peut également douter de l’efficacité de la politique des Verts quand on voit que dans sa spécialité madame Joly a pour objectif moins de 10% de réussite avec des moyens conséquents. « Enfin, nous lutterons contre la fraude en augmentant de 25% le nombre de contrôleurs des impôts pour recouvrer 3 milliards sur les 40 perdus annuellement. »
Si le diagnostique n’est pas mauvais et s’il y a une évidence à vouloir une réforme fiscale d’envergure, le programme politique de la future coalition Rose-Verts permettra à Sarkozy de conserver toutes ses chances. Décidément en 2012, on est vraiment mal barré.























Commentaires récents