Paul Amar aborde la baisse de la TVA autrement dans son émission « Revu et corrigé » sur France 5
Administrateur | 16 avril 2010 | 19 h 32 minLa baisse de la TVA sans tabou sur France 5, un sujet de Julie Martin
La baisse de la TVA sans tabou sur France 5, un sujet de Julie Martin
Article publié par Sophie Verney-Caillat le 10 avril 2010 sur Planète89

Encore une nouvelle qui pourrait ne pas donner une bonne image de l’écologie ou de ses dérives extrémistes. Pour la première fois, le rapport annuel de la Miviludes, la mission de lutte contre les sectes, consacre un chapitre à la nutrition, pointant les risques de certaines pratiques issues de la mouvance « New Age ». Quels régimes peuvent affaiblir l’individu au point de les faire entrer dans des sectes ?
La mission gouvernementale nous prévient d’emblée qu’« il ne s’agit pas de lutter contre tout ce qui est naturel » mais que « le jeûne, assorti d’un dénigrement systématique de la médecine traditionnelle, s’il pousse à abandonner tous les traitements, peut être dangereux ».
Quand on regarde le rapport en détail, rien n’y préconise explicitement l’interdiction d’une ou plusieurs des techniques listées (de manière quasi exhaustive).
Les méthodes citées ne datent pas d’hier : du mouvement zen et son régimemacrobiotique aux cures « détox », qui connaissent un succès grandissant, la liste est longue.
« La promotion des régimes restrictifs et du jeûne alimentaire dans la mouvance des thérapies non conventionnelles est préoccupante », écrit la mission, sans préciser lesquels.
Le cas le plus grave évoqué est celui du« mouvement du Graal » : une jeune mère de famille était décédée en 1997 après 21 jours d’un jeûne purificateur censé la soigner de son cancer du sein.
La Fédération « Jeûne et randonnée » redoute les amalgames et se dit prête à poursuivre tout propos diffamatoire. Sa présidente, Agnès Leclerc, nous explique :
« On s’adresse à des gens en bonne santé qui veulent faire une cure de bien-être et de remise en forme. Notre jeûne -de six jours en général- n’est ni thérapeutique ni curatif, on propose jus de fruits, tisanes et bouillons, le tout encadré par des guides de randonnée agréés et qui respectent une charte anti-sectaire.
Il n’y a qu’en France que l’on voit une telle chasse aux sorcières. La méthode Buchinger que nous suivons est très reconnue en Allemagne, où des séjours en clinique sont remboursés par la Sécurité sociale. »
La Miviludes ou les associations comme le Centre contre les manipulations mentales reçoivent parfois des signalements étranges, comme « une amie soigne son cancer avec du sang d’âne ». Mais le plus souvent, ce sont des cas isolés et les principales victimes ignorent longtemps qu’elles sont manipulées, d’autant qu’elles ont honte, se sentent responsables. Et les plaintes sont rares.
Françoise Chalmeau, conseillère santé à la Mission, remarque :
« La montée du danger va avec une prise de conscience de la malbouffe et la multiplication des messages sur l’alimentation et la santé.
Parfois -mais pas toujours- des thérapies non conventionnelles aboutissent à une emprise, une manipulation mentale, une rupture familiale, des exigences exorbitantes d’argent, des troubles à l’ordre public, des campagnes acharnées contre la médecine traditionnelle, des propositions d’un monde nouveau à caractère spirituel. »
Quand on lui demande de cibler précisément les régimes incriminés, elle cite en vrac :
Le médecin spécialiste en nutrition Jean-Michel Cohen, remarque pour sa part que les dérives concernant le jeûne sont des cas isolés :
« Des gens qui se prétendent guérisseurs, s’autoproclament de titres reconnus par aucune institution comme kinésiologue, iridologue, naturopathe… se décorent d’une espèce de blouse en prétendant améliorer le bien-être. »
Dans son cabinet, il a vu de tout, des patients suivant des régimes pour soigner la maladie d’Alzheimer ou la schizophrénie :
« Je me souviens d’une femme qui a acheté 750 euros un régime pour l’autisme de son enfant. »
Cet adepte médiatique de la médecine traditionnelle voit dans les techniques détox « un caractère spirituel, une sorte de purification par le vide. Et quand, derrière les techniques alimentaires, se profile un corpus idéologique, ça dérive. »
C’est pour les cancers que les dérives sont les plus fréquentes, les malades étant prêts à croire au miracle pour se tirer d’affaire.
Ancienne chef de service à l’institut Gustave Roussy, Françoise May-Levin, cancérologue, a vu « beaucoup de malades qui suivaient des régimes de cinglés (au raisin, aux racines…) ou qui jeûnaient. » Elle ajoute :
« Neuf fois sur dix, les malades vont chercher une solution alimentaire en plus de la chimiothérapie, car l’alimentation est un peu vue comme de la magie, la médecine doit sembler trop logique. »
Pour elle comme pour d’autres, le matraquage du Programme national nutrition santé sur les « cinq fruits et légumes par jour » aurait eu des effets pervers. Et de rappeler avec bon sens qu’une « des grandes vertus de l’alimentation, c’est le plaisir ». On le supprime, et toutes les dérives sont possibles.
Photo : des pommes dans de l’eau (Delphaber/Flickr)
Fiscalité. Ces restaurateurs en croisade contre la baisse de la TVA
(Article publié sur Le Parisien le 27 janvier 2010 et écrit par Erwan Benezet)
Difficile à croire, mais il existe des restaurateurs qui se battent contre… la baisse de la TVA de 19,6% à 5,5%. Instauré le 1er juillet 2009, ce cadeau fiscal de 3 milliards d’euros à la filière de la restauration devait s’accompagner d’une baisse des prix, de créations d’emplois et d’une revalorisation des salaires. Huit mois après, le bilan est mitigé. Un collectif de frondeurs mené par Xavier Denamur, à la tête de cinq restaurants et d’une soixantaine de salariés, dans le quartier branché du Marais à Paris (dont le Café des Philosophes), organisait hier à Paris « les vrais états généraux de la restauration ».
Combat contre la « malbouffe »
Parmi les intervenants, des restaurateurs bien sûr, mais aussi des producteurs (vignerons, glaciers,…), des politiques (Martial Bourquin, sénateur PS du Doubs) ou encore des économistes. Leur objectif : proposer des solutions pour valoriser le secteur. « Au printemps dernier, les états généraux orchestrés par le gouvernement n’avaient été qu’une chambre d’enregistrement de la politique des grands groupes, s’est ainsi insurgé Xavier Denamur. Aucun syndicat de salariés n’y avait été invité. Résultat : les prix n’ont pas baissé, les salaires ont encore moins augmenté, et les embauches tardent à venir. »
Pour cet adversaire de longue date de la baisse de la TVA, le nivellement par le bas ne va pas aider les 66% de smicards sur 800.000 salariés que compte le secteur à se sortir de la précarité. Il faut une uniformisation européenne, avec une TVA pour tous autour de 20%, redistribuée équitablement. « C’est un cercle vicieux de descendre les prix, les salaires et d’imposer au final la malbouffe, conclut-il. Il faut sauve l’agriculture française de la course à la productivité sans qualité. Et par là même, sauver notre alimentation! »
PARIS, 26 jan 2010 (AFP) – De « vrais états généraux de la restauration » ont été lancés mardi à Paris à l’instigation d’un restaurateur indépendant, Xavier Denamur, farouche opposant à la baisse de la TVA, qui souhaite avoir une approche plus large du secteur que celle uniquement centrée sur le prix.
« Les vrais problèmes de la restauration, comme l’agriculture, la santé, l’alimentation, ce qu’on met dans l’assiette, n’ont pas été traités » durant le débat sur la TVA, a déploré M. Denamur lors de l’ouverture des « vrais états généraux de la restauration » (VEGR), à la Bourse du travail à Paris, devant une cinquantaine de personnes.
Ce débat, qui doit se poursuivre notamment sur internet (vegr.fr), est organisé en réaction aux états généraux de la restauration qui, fin avril à Bercy, s’étaient centrés sur la baisse de la TVA, et de la redistribution des 3
milliards d’euros annuels que représente la mesure.
Cette baisse de 19,6 à 5,5% avait été autorisée par Bruxelles en mars, puis mise en place le 1er juillet. « Donnons à notre assiette la place qu’elle mérite dans le débat public », prône le manifeste des VEGR. La parole des consommateurs et des salariés a été « confisquée (lors du débat sur la TVA, NDLR) alors que l’avenir de la restauration les concerne au premier chef », a renchéri Stéphane Fustec, représentant CGT de la restauration.
Pour le sénateur socialiste du Doubs, Martial Bourquin, il faut faire en sorte que les 3 milliards de la mesure « servent à une authentique agriculture, que la restauration serve à transformer ces produits, propose de bons produits », que cette manne serve « à faire en sorte que le prix soit plus abordables et que ceux qui vivent de ce travail puissent avoir des salaires et des conditions de travail convenables ».
Une des causes de l’obésité, « c’est la malbouffe », a expliqué à son tour le docteur William Lowenstein, spécialiste de l’addictologie. Si les restaurateurs « perdent une intention de qualité, c’est-à-dire ne font pas attention au trop salé ou au trop sucré, alors on aura bientôt en France autant de problèmes d’obésité que les Américains.
Les VEGR veulent s’organiser en association et rédiger un « livre blanc » qui formulera « des propositions à l’intention des pouvoirs publics et du futur législateur dans la perspective des élections de 2012″.
(Article publié le 26 janvier 2010 sur terraeco.net)
Interview – Quelques mois avant l’adoption d’une TVA réduite à 5,5% pour la restauration, le gouvernement avait convoqué des États généraux et réuni quelques professionnels du secteur pour parler avenir. C’était en avril dernier. Non content du résultat, Xavier Denamur, restaurateur parisien à succès, a choisi sa parade et réunit aujourd’hui à Paris ses « Vrais États Généraux de la restauration »
Terra eco : Pourquoi avez-vous voulu réunir aujourd’hui à la Bourse du travail, les “Vrais États Généraux de la restauration”. Les premiers n’étaient-ils pas satisfaisants ?
Xavier Denamur : « Aux États généraux organisés par le gouvernement, il y avait le groupe Accor, Quick, les syndicats ou quelques chefs étoilés qui sont souvent en partenariat avec de grands groupes. Mais pas de restaurateur indépendant et surtout aucun salarié du secteur. Or, les salariés dans la restauration, c’est un million de personnes ! Aux États Généraux de 1789, à la veille de la Révolution française, même le tiers état était invité aux côtés du clergé et de la noblesse ! Du coup, lors de la réunion gouvernementale, il n’y a pas eu de débat contradictoire. Et les vraies questions comme la santé, l’agriculture ou même le problème des travailleurs sans papier – très présents dans la restauration – n’ont pas été abordées. Il faut réinventer un débat transversal où toutes ces questions sont prises en compte. »
C’est à cela que vont servir les « Vrais États généraux » ?
« Oui. Ils vont permettre de rassembler des gens d’univers très différents pour discuter de ces questions transversales. Aux Vrais États généraux, on attend des restaurateurs indépendants, des économistes, des fiscalistes, des agriculteurs ou encore des élus… L’idée c’est de créer une sorte de cyber syndicat pour rédiger un manifeste, un livre blanc avec des propositions concrètes. Celui-là pourra servir de base d’information pour les restaurateurs, les citoyens ou même les législateurs. Si un changement politique devait arriver dans l’avenir, on aura ainsi les moyens de faire changer le secteur. Et on pourra éviter de reproduire des erreurs comme la baisse de la TVA… »
Pourquoi considérez-vous cette baisse de la TVA comme une erreur ?
« L’idée de cette mesure, c’était de faire baisser les prix. Mais ça n’a pas marché. L’État à perdu 3 milliards d’euros de recettes et les prix n’ont pas baissé. Il aurait mieux fallu utiliser les recettes intelligemment. Faire une TVA socio-éco-logique en investissant dans des mesures environnementales et sociales. On pourrait par exemple inventer un macaron pour les restaurants qui achètent des produits frais et fabriquent les plats sur place ? Avec un coût de vérification endossé par la Direction des fraudes. De toute façon, la baisse des prix, ce n’est pas ça l’avenir. Ce n’est pas ça qui va sauver la planète ! Il vaut mieux payer les gens correctement, garantir leur pouvoir d’achat et les informer pour qu’ils sachent se nourrir intelligemment et apprennent à penser durable. Chez moi les serveurs sont payés jusqu’à 4 000, 4 500 euros après plusieurs années d’expérience. Mon chef c’est 6 500 euros. Et c’est aussi parce qu’ils sont bien payés, qu’ils développent un savoir-faire et peuvent « fabriquer » sur place sans avoir recours à des boîtes de conserve. Les gens se fichent pas mal de payer un euro de moins avec la TVA. Ce qu’ils veulent c’est la qualité.

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01 12 2009 « Il est temps de se remettre à table » titre l’Humanité lire l’article sur l’humanité.fr
30 11 2009 France2 n’est pas sourd. « Un appel entendu. » lire l’article sur info.france2.fr
30 11 2009 « Un site permettra de recevoir les contributions de tous les citoyens. » lire l’article sur e24.fr
30 11 2009 « Au moment où débutait lundi la négociation… » lire l’article de l’AFP
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