Les vrais états généraux de la restauration

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République de la Malbouffe part en campagne

Xavier Denamur | 11 février 2012 | 18 h 08 min

MalbouffeAfficheMail

République de la Malbouffe part en campagne.

Pendant la campagne présidentielle, le vrai débat démocratique aura de plus en plus de mal à trouver sa place dans le paysage audiovisuel français.
Alors venez participer aux différents buffets républicains qui seront organisés pendant mon « Junk food tour in France », où j’irai à la rencontre des citoyens dans les salles de cinémas de campagne.
Lors de projection-débat-buffets, qui se dérouleront à Paris ou en région, je viendrai le plus souvent possible à votre rencontre pour tenter de vous convaincre qu’il est encore possible de réparer notre République, en commençant par bien restaurer ses citoyens et les informer sur ce qu’on leur fait « gober ».
République de la Malbouffe est un film citoyen qui a pour but de mettre au coeur de la campagne présidentielle l’assiette des français au sens large.

Sur le site du film, aux rubriques ‘Les projections », « Les critiques » et « Les médias » vous pourrez vous faire un petite idée de l’ampleur que prend l’action que je mène pour décongeler la République. J’espère que je pourrais compter sur vous pour amener d’autres citoyens et des représentants politiques à participer à ces débats dans les cinémas de campagne. J’espère y rencontrer des professionnels des différentes filières de l’agroalimentaire, de l’agriculture et de la restaurations qui daigneraient enfin se confronter au vrai débat citoyen.
Je pense qu’il est temps d’arrêter de se résigner ou de s’indigner, le moment est venu de s’informer, de s’organiser et de faire des propositions. Ne laissons pas notre pays s’enfoncer dans la facilité et être dominé par l’intérêt particulier et le corporatisme. Même si vous avez vu le film vendu en kiosque avec le magazine Rue89 de février, il se dit et s’entend autre chose dans les salles obscures.

Les deux prochains buffets républicains auront lieu lundi 13 février au cinéma le Lux à Caen et le mardi 14 au cinéma Le nouveau Latina à Paris où différents commerçants du quartier du Marais (Pain de sucre, Comme à Lisbonne, Pizzeria Assagio, et La belle Hortense) participeront avec des agriculteurs à restaurer votre envie de participer au débat citoyen.

A table citoyens!

Bien à vous

Xavier Denamur

www.republiquedelamalbouffe.com

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Quand nos gouvernants se trompent d’ennemis

comitemodernisation | 5 février 2012 | 0 h 47 min

Il y a des postures politiques qui m’étonnent constamment et qui nous dépassent. Que ce soit en période électorale ou pas, les hommes et les femmes politiques au pouvoir (principalement au gouvernement) ont d’étonnantes façons de concevoir le travail pour lequel les citoyens les ont mandatés.

denamurDe quoi s’agit-il ? Si nos gouvernants sont habitués à devoir supporter et répondre à leurs opposants officiels — les partis politiques qui ne sont pas au pouvoir — et les organisations patronales ou syndicats de salariés, s’ils cherchent à satisfaire les lobbies (grands groupes influents), ils n’ont que faire des citoyens et des associations qui réfléchissent et qui les interpellent continuellement sur leur action. Ou plus simplement sur les progrès à encourager et sur les moyens de diminuer les injustices. Pourtant, selon la Loi, tout citoyen doit pouvoir s’adresser directement aux élus de la Nation et recevoir des réponses à ses questions. La suite sur le site du Comité pour la Modernisation de l’Hôtellerie Française.

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A table citoyens!

Xavier Denamur | 25 janvier 2012 | 22 h 52 min

mariannemalbouffe160pxQue ceux qui sont surpris de voir des citoyens réclamer des comptes à Nicolas Sarkozy comme à d’autres élus du peuple, lisent le préambule de la DDHC de 1789 et les articles 13, 14 et 15. Ils comprendront qu’il n’y a rien de plus normal que d’accomplir son devoir de citoyen. Les restaurateurs apprécieront particulièrement l’article 14.

« Les représentants du peuple français, constitués en Assemblée nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’homme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. En conséquence, l’Assemblée nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre Suprême, les droits suivants de l’homme et du citoyen :

Article 13 : Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens, en raison de leurs facultés.

Article 14 : Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 : La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
A table citoyens, formez vos opinions, diffusons, diffusons, qu’un autre son de cloche abreuve nos télévisions.  »

A table citoyens, formez vos opinions, qu’un autre son de cloche abreuve nos télévisions.

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RDM: « Un documentaire passionnant et salutaire qui appelle au sursaut collectif. »

Xavier Denamur | 2 janvier 2012 | 18 h 47 min

logoArticle publié le 02 janvier 2012 Par Olivia Leboyer pour le site toutelaculture.com

« Le restaurateur Xavier Denamur a enquêté sur la malbouffe, phénomène hélas largement répandu, accepté, quasiment entériné. Un documentaire passionnant et salutaire qui appelle au sursaut collectif. Sortie le 1er février 2012.

Le titre, l’affiche, sont délibérément frappants : sans autre forme de procès, le coq républicain est transformé en viande hachée ! Avec République de la Malbouffe, le réalisateur Jacques Goldstein et le restaurateur Xavier Denamur (La Belle Hortense, dans le Marais) entendent provoquer, interpeller, aussi bien les hommes politiques que les citoyens. Le propos de Xavier Denamur n’est malheureusement pas outrancier : la situation de la restauration en France est alarmante.
Au moyen d’un montage vif et efficace, le documentaire s’attache à démonter le caractère artificiel de la baisse de la TVA dans la restauration, qui ne résout rien. De mauvais restaurants continuent de prospérer, tandis que des restaurateurs en quête de qualité sont contraints de mettre la clé sous la porte ! Car il existe bien des bons et des mauvais restaurateurs. Ce n’est pas une affaire de goûts, de préférences. Certains restaurants achètent chez Metro la viande, les légumes, les sauces déjà préparées. Qu’un cuisinier passe un plat acheté tout fait directement au micro-ondes, pour gagner le plus de temps possible et réduire ses coûts, voilà qui devrait normalement susciter l’indignation collective. Or, ces mauvais restaurants ont des clients, qui n’ont pas le goût suffisamment formé pour comprendre qu’on leur sert une nourriture innommable. Le constat est triste, mais Xavier Denamur espère que la révélation des coulisses de la malbouffe peut entraîner une prise de conscience. Hommes politiques aux nébuleuses promesses chiffrées, syndicats pris dans leurs luttes intestines, industriels de l’agro-alimentaire soutenant éhontément qu’ils se soucient de la qualité, médecins exposant les conséquences logiques de la malbouffe, éleveurs et maraîchers entrés en résistance pour le respect des produits : la galerie de portraits est saisissante, la mauvaise foi des uns (ou la simple absence de goût ?) et la passion de la bonne chère des autres crevant littéralement l’écran.
Habile dans le maniement des mots, fin rhétoricien, Xavier Denamur oppose son humour provocateur aux portes qui se ferment de toutes parts. Le combat en vaut la peine : le bien manger est la base d’une société digne de ce nom.

République de la Malbouffe, de Jacques Goldstein, sur une idée originale de Xavier Denamur, 72 minutes. Sortie le 1er février 201

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Pourquoi est-il compliqué d’informer les consommateurs sur ce qu’ils mangent dans les restaurants?

Xavier Denamur | 21 décembre 2011 | 9 h 14 min

mariannemalbouffe160pxAlors qu’un amendement visant à mieux informer les consommateurs sur la nature des produits alimentaires servis dans la restauration a été déposé le 3 octobre dernier par le député UMP Fernand Siré, les lobbies de l’industrie agroalimentaire et ceux de la restauration industrialisée commerciale et collective sont l’oeuvre pour empêcher la mise en place d’une législation qui ferait de la France le premier pays au monde où tous les clients de restaurants seraient informés sur le contenu de leurs assiettes.

Comme l’avait très bien montré un reportage du 20H de France 2 le 30 août 2011, tout le monde peut devenir restaurateur et proposer des plats « maison » assemblés à partir de préparations industrielles sans que les clients aient la possibilité de le savoir. Si le vote de l’amendement du député Fernand Siré a eu son petit effet en octobre dernier en faisant croire aux consommateurs que l’on s’acheminait vers plus de transparence dans les assiettes, l’arrêté que prendra le gouvernement pour préciser son application risque fort de les décevoir. Doucher l’attente des consommateurs comme ce fut le cas avec la baisse de la TVA de 19.6% à 5.5% aurait pourtant des effets dévastateurs pour un secteur qui a surtout besoin de restaurer son image. Il est temps que des restaurateurs indépendants montent au créneau pour défendre ce projet qui permettra le retour d’une saine concurrence entre tous les acteurs de la restauration.

Contrairement à ce que le représentant de la plus grosse organisation patronale de la restauration Roland Héguy et le journaliste gastronomique Périco Légasse prétendaient hier dans une émission sur la chaîne parlementaire LCP, la mise en place d’une telle législation ne consisterait pas à mettre en avant de bons élèves ou à stigmatiser certains restaurateurs au prétexte que ces derniers utiliseraient des plats tous préparés. Il s’agirait en fait de signaler simplement aux clients la présence ou l’absence dans un plat de produits transformés à l’extérieur du restaurant. Cette disposition ne garantirait pas la qualité gustative ou l’hygiénique des plats servis mais permettrait aux clients de restaurant de savoir que des additifs chimiques, des épaississants, des stabilisants, des colorants, des agents de sapidité ou des dosages en sel, sucre ou gras importants pourraient rentrer dans la composition d’un plat. La question n’est pas ici d’interdire ou de valoriser certains produits par rapport à d’autres mais d’informer sur leur nature. La prédiction le 11 octobre 2012 à l’AFP « d’un patron d’une chaîne de restaurants qui préfère garder l’anonymat, » qui consiste à dire que « Ce sera un véritable cataclysme », si les cartes doivent signaler les plats qui n’ont pas été cuisinés sur place ou qui contiennent des produits surgelés », permet de prendre la température du climat qui règne dans le secteur.

Les amendements qui seront déposés et discutés au Sénat aujourd’hui 21 décembre 2012 pourront-ils influer sur les modalités d’application que le gouvernement précisera en février prochain? Les débats parlementaires permettront-ils que 99% des clients de restaurants sachent enfin ce qu’ils avalent et que l’opacité ne soit plus la norme dans un secteur qui permet encore à la France de rayonner dans le monde? Les sénateurs feront-ils le choix de défendre vaillamment l’intérêt général de 60 millions de consommateurs ou céderont-ils à une somme de petits intérêts particuliers?

En avril 2011, j’avais longuement abordé sur Rue89 la transparence dans les assiettes, voici brièvement mes propositions en faveur d’une législation simple que certains parlementaires ont déjà entendu lors d’une avant première au Palais du Luxembourg le 4 octobre dernier du film République de la malbouffe. Compte tenu de l’impact de l’industrialisation de notre alimentation sur notre métabolisme, espérons que d’autres représentants du peuple comprennent que du point de vue de la santé publique, il y a urgence à éclairer les consommateurs.

Distinguer un restaurant qui sert des plats cuisinés dans sa cuisine d’un autre.

Les restaurateurs réalisant entièrement leurs plats dans leur cuisine à base de produits bruts et frais ( les charcuteries, les poissons fumés, les pains et viennoiseries, les condiments et à la rigueur les pâtes sortiraient du champ d’application ) pourraient mettre en avant la mention globale « cuisine maison ». Une première dérogation permettrait l’utilisation de poissons congelés à condition de que cela soit signalé. D’ailleurs pour les poissons, il serait bon que l’on sache en plus s’il s’agit de « pêche » ou « d’élevage ». Une seconde dérogation serait accordée aux restaurateurs qui mettent sous-vide ou congèlent une partie de leurs préparations réalisée selon le principe énoncé ci-dessus à condition de que cela soit signalé sur les cartes.

Distinguer un plat dit « fait maison » d’un autre

Dans tous les cas de figure, sur les cartes de restaurants, un petit pictogramme pourrait être mis en place devant chaque plat pour signaler si le plat est « fait maison » sur place à base de produits bruts et frais et un autre bien distinct qui signalerait aux clients le fait que le plat n’est pas « fait maison » et qu’il peut contenir des additifs chimiques, des épaississants, des stabilisants, des colorants, des agents de sapidité ou des dosages en sel, sucre ou gras importants . Les clients auraient alors la possibilité de ne pas aller plus loin ou de demander la fiche produit fournie par les prestataires extérieurs que les restaurateurs devraient tenir à disposition.

Définir un produit brut et frais

Devrait être considéré comme un produit alimentaire brut et frais tout produit n’ayant pas subi d’ajout chimique ou gustatif, de cuisson ou de congélation. Pour des questions d’hygiène, les légumes peuvent être lavés mais pas épluchés ou taillés. Les viandes et poissons peuvent être en revanche épluchés, déplumés, vidés ou taillés.

L’amendement déposé le 3 octobre par le député UMP Fernand Siré« Art. L. 113-7. – Un arrêté conjoint des ministres chargés de la consommation et de l’artisanat précise les modalités d’information des consommateurs par les personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle, sur les conditions d’élaboration des plats qui leur sont proposés. »

Ecoutez sur France info Périco Légasse déclarer « qu’un poisson d’élevage est immangeable » et que « les journalistes sont les meilleurs informateurs que n’importe quelle réglementation »
Cette tribune est publiée sur RUE89
A lire aussi sur la toile http://www.agro-media.fr/actualité/veille-réglementaire/produits-frais-vs-sous-vide-conserves-et-surgelés-les-restaurateurs-devront-mettre-cartes-sur-tab
http://www.agro-media.fr/actualité/veille-réglementaire/les-restaurateurs-bien-embarrassés-de-devoir-dire-la-vérité

Un amendement (voir ci-dessous ) permettant de savoir si un restaurant sert des plats cuisinés sur place à base de produits bruts et frais a été déposé par le sénateur Martial Bourquin ( groupe PS-EELV ) et a été adopté ce matin par le Sénat, c’est une première étape. Il faut maintenant que les plats contenant des « produits transformés » élaborés à l’extérieur de la cuisine d’un restaurant soient aussi clairement indiqués sur les cartes et que les clients puissent avoir accès aux fiches produits s’ils le souhaitent. Lors du retour du texte à l’assemblée nationale en janvier-février, les députés déposeront-il un amendement dans ce sens? Il faut l’espérer si l’on veut sortir tous les clients de restaurants de l’ignorance sur ce qu’ils mangent et retrouver la confiance dans les assiettes comme dans nos représentants politiques qui démontreront ainsi qu’ils ne sont pas ou plus assujettis aux lobbies de la restauration industrialisée et de l’agroalimentaire.

PS dans son article 7 bis, le sénateur Bourquin aurait dû également sortir les fromages du champ d’application

Article 7 bis

M. le président. – Amendement n°175 rectifié, présenté par M. M. Bourquin et les membres du groupe Soc-EELVr.

Rédiger ainsi cet article :

Après la section 10 du chapitre Ier du titre II du livre Ier du code de la consommation, il est inséré une section ainsi rédigée :

« Section… : Informations sur les conditions d’élaboration des plats proposés dans le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle

« Art. L. … – Les personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle, précisent sur leurs cartes si les plats proposés sont cuisinés sur place à partir de produits bruts et frais, hors produits tels que charcuteries, poissons fumés, pains et viennoiseries, condiments, pâtes. Pour les plats à base de poissons, le restaurateur précise s’il s’agit de poissons de « pêche » ou d’« élevage ».

« Art. L. … – Dans un délai d’un an après la promulgation de la présente loi, un décret en Conseil d’État propose une harmonisation des mentions ou signalétiques apposées obligatoirement sur les cartes afin d’informer les consommateurs sur les conditions d’élaboration des plats proposés dans le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle. »

M. Martial Bourquin. – L’article 7 bis prévoit qu’un arrêté conjoint des ministres chargés de la consommation et de l’artisanat précise les modalités d’information des consommateurs sur l’élaboration des plats proposés dans les restaurants -ont-ils été ou non confectionnés et sur place et à partir de produits frais ?

Au même titre que pour la boulangerie, il est nécessaire d’inscrire cette disposition directement dans la loi et, en l’occurrence, dans le chapitre sur les pratiques commerciales réglementées du code de la consommation.

Des précisions doivent être portées sur les cartes et menus par les restaurateurs. Mais cette obligation ne vaut pas pour des produits tels que charcuteries, poissons fumés, pains et viennoiseries, condiments, pâtes.

La loi est immédiatement applicable ; et, dans un deuxième temps, un décret devra définir, à des fins d’harmonisation dans toute la profession, la mention ou la signalétique apposée sur les cartes.

Cette disposition légale est déjà en vigueur en Italie où ce sont les produits congelés qui doivent être signalés sur la carte par un astérisque.

Je rappelle que l’Unesco a classé la cuisine française au patrimoine mondial. Tenons notre rang !

M. le président. – Amendement n°13 rectifié, présenté par MM. Lefèvre, Frassa, Paul et Gilles, Mme Sittler, MM. Leleux, Bordier et Pierre, Mme Jouanno, M. J. Gautier, Mlle Joissains, M. Cambon, Mme Cayeux, MM. Milon, Hérisson et Bas, Mmes Lamure et Deroche, MM. Belot, P. André et B. Fournier, Mme Farreyrol, MM. Houel, J.P. Fournier et Cléach, Mme Debré, MM. Doublet, Laurent et Bécot, Mme Troendle et MM. Trillard, Pointereau, Cornu, Lenoir et Houpert.

Alinéa 2

Rédiger ainsi cet alinéa :

« Art. L. 113-7. – Les consommateurs seront informés des conditions d’élaboration des plats qui leur sont proposés grâce à la mention du label Maître-Restaurateur sur les cartes et les menus des restaurants ayant reçu cette distinction ».

Mme Élisabeth Lamure. – Le titre de maître-restaurateur découle de l’accord de croissance signé entre le Gouvernement et les organisations professionnelles de l’hôtellerie-restauration en mai 2007. Il a été créé dans le but de distinguer les restaurateurs professionnels qualifiés de France et de valoriser la qualité des produits proposés aux consommateurs. Le cahier des charges compte plusieurs critères de qualité. Aujourd’hui, l’accent est mis sur le « fait maison ». Ne multiplions pas les labels, sauf à créer la confusion.

M. Alain Fauconnier, rapporteur. – L’amendement n°175 rectifié est plus précis que les dispositions prévues à l’article 7 bis. Favorable.

Quant à l’amendement n°13 rectifié, il restreint trop les choses : défavorable.

M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État. – Retrait des deux amendements. Plus de transparence, oui, c’est ce que nous avons fait dans l’article 7 bis. Si la rédaction est moins précise que l’amendement n°175 rectifié, c’est qu’il n’y a pas lieu d’énumérer les produits dans la loi -nous risquerions d’en oublier !

L’amendement n°13 rectifié vide de son sens la disposition en se limitant aux maîtres-restaurateurs. La profession est d’accord pour que la transparence règne. Voyez ce qu’on fait les boulangers, la qualité du pain s’est améliorée, et les charcutiers leur emboîtent le pas !

On me dit qu’il y aurait 1 500 maîtres-restaurateurs : leur nombre plafonne. Nous souhaitons que se développe partout le fabriqué sur place et l’emploi de produits bruts.

Nous discutons avec les professionnels des mentions à faire figurer sur les cartes. Je précise que des produits bruts peuvent être surgelés. J’ai été l’initiateur de la fête de la gastronomie et je crois qu’il faut valoriser nos excellents produits. Un poisson de ligne acheté le lundi et surgelé aussitôt conserve toutes ses qualités jusqu’à son passage en cuisine le vendredi.

Je suggère donc le retrait des amendements pour un vote à l’unanimité de cet article.

M. Gérard Cornu. – Notre amendement n°13 rectifié est d’appel. Encourageons le « fait maison ». Évitons de multiplier les labels, ce serait créer la confusion.

L’amendement n°13 rectifié est retiré.

M. Joël Labbé. – La gastronomie ne se résume pas à la haute gastronomie. Le « resto du coin », le routier, le restaurant ouvrier sont menacés par des chaînes qui prolifèrent en périphérie des villes -une catastrophe urbanistique. Quel pays peut se prévaloir d’une telle petite restauration de qualité ? Protégeons-la !

M. Martial Bourquin. – Les dispositions de 2007, qui reposaient sur le volontariat, ne fonctionnent pas. Ici, il s’agit d’une obligation qui profite au consommateur, qui saura enfin ce qu’il a dans son assiette. Des études sont actuellement menées sur les épaississants, stabilisants, colorants, additifs chimiques, agents de sapidité, dosages en sucre et en sel… Nous ne voulons pas interdire mais informer le consommateur. En Italie, la qualité a progressé de façon spectaculaire depuis que ces informations sont données.

M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État. – Oui, mais votre amendement ne traite nullement du problème des épaississants et autres additifs chimiques. Votre rédaction méconnaît nos efforts et nos discussions avec la profession.

M. Martial Bourquin. – Je suis soucieux de la qualité !

M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État. – Nous aussi.

M. Martial Bourquin. – On n’avance pas.

M. Frédéric Lefebvre, secrétaire d’État. – La preuve que si : cet article. Votre amendement en modifie simplement la rédaction -mais pas dans le bon sens car toutes ces mentions sont de nature réglementaire.

Mme Mireille Schurch. – Ne faites pas la fine bouche, monsieur le ministre ! (Sourires) L’amendement va dans le sens de la qualité et nous le voterons.

M. Daniel Raoul, président de la commission de l’économie. – Cet amendement d’appel touche à des questions réglementaires… Vous pourrez le retirer après avoir entendu le ministre.

M. Martial Bourquin. – Le rapporteur a donné un avis favorable à mon amendement d’appel à la qualité. Je le maintiens.

L’amendement n°175 rectifié est adopté.

L’article 7 bis est ainsi rédigé.

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TVA de rigueur, restaurateurs, arrêtez de penser tiroir-caisse

Xavier Denamur | 9 novembre 2011 | 14 h 53 min

Fillon le 7 novembre 2011. la TVA à 7Retrouvez sur le site du Nouvel Observateur ma dernière tribune suite à la décision du gouvernement de remonter mollement la TVA à 7%. Attention, des propos peuvent choquer, restaurateurs et parlementaires sensibles s’abstenir.

Tribune: « LE PLUS. Lundi, parmi les mesures du plan de rigueur, une augmentation de la TVA à 7% dans la restauration a été annoncée. Une mesure qui n’aura pas d’impact véritable pour le restaurateur Xavier Denamur tant le secteur se porte bien. Ceux qui montent au créneau ne pensent qu’à leur chiffre d’affaire, affirme t-il.

Le gouvernement a décidé d’augmenter la TVA dans la restauration de 5.5% à 7%, soit une augmentation molle et qui va rapporter assez peu d’argent au budget de l’Etat relativement au déficit et à la dette. Ces mesures du plan de rigueur sont des mesures qui ont été mal discutées.

Nicolas Sarkozy a décidé de baisser la TVA sur la restauration à 5,5% en 2009 et dès que les agences de notation mettent la pression sur le pays en décidant de lui retirer son AAA, on envisage d’augmenter de nouveau la taxe sur la valeur ajoutée.

La suite sur le site du Nouvel Observateur.

PS: Dans cette histtoire, Fillon vient de créer un nouveau taux réduit à 7% . Je voudrais juste vous donner un petit supplément sur les taux réduits en Europe, histoire d’enfoncer les clowns qui nous dirigent sur le mur.
Dans les accords européens sur l’application de la TVA, seuls  » 1 ou 2 taux réduits sont autorisés » pas 3. L’application de ce choix discutable déprendra donc d’une directive européenne après son passage à l’assemblée et au sénat, pas certain donc que cette opération soit applicable le 1er janvier 2012. Les marchés de Noël apprécieront,

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Le « fait maison » par TF1

Xavier Denamur | 19 octobre 2011 | 1 h 59 min

BA-SecretStory_20-06-1 Un reportage diffusé sur TF1 le 18 octobre auquel j’ai participé permet de vite comprendre pourquoi une législation sur le « fait maison » et la « nature des plats cuisinés » dans la restauration est plus que nécessaire. Il est aussi évident qu’il faudra être vigilant sur la rédaction du décret d’application qui sera mis en place suite au vote par l’assemblée nationale de l’amendement Fernand Siré déposé le 4 octobre 2011. Les lobbies de l’industrie agro-alimentaire et de l’hôtellerie étant sans aucun doute déjà à la manoeuvre, l’association VEGR veillera à défendre l’intérêt général sur ce dossier.
http://videos.tf1.fr/enquetes-et-revelations/pizza-sandwich-kebab-revelations-sur-les-grosses-combines-de-6767864.html

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Primaires: qu’ils se mettent à table

Xavier Denamur | 6 octobre 2011 | 23 h 38 min

mariannemalbouffe160px

Après un dernier débat trop policé et un nuit très agitée, je me suis finalement résolu à participer à la première sélection d’un candidat du PS pour la présidentielle. Si certains à gauche me casent à droite, à droite on me voit comme un patron de gauche, en fait, quitte à décevoir mes quelques rares fidèles, je suis ailleurs tout en partageant quelques bonnes valeurs de gauche. Comme la plupart de mes concitoyens, j’approuve ce principe de primaires dans les partis politiques et c’est sans aucun doute la motivation principale de ma participation à ces élections. En fait, je n’ai pas été emballé par un projet de société défendu par un des 6 candidats puisqu’il n’y a pas encore de projet de société clairement établi au PS.

Dans ces conditions, je ferai le 9 octobre un vote primaire à contrecoeur et désignerai avec mon petit bulletin celui qui n’en a pas dit trop (comme tous les autres) mais qui semble le plus apte à intégrer par la suite des propositions novatrices qui permettraient de financer les choix du PS en matière d’éducation, d’environnement, de protection sociale ou de défense du service public que l’on ne peut que partager si l’on possède une petite fibre citoyenne.

1 je voterai sûrement pour Hollande car sur la fiscalité des revenus et les niches fiscales, il propose des solutions pas trop éloignées de mes prescriptions et accepte le principe d’une taxe sur les transactions bancaires au niveau européen. J’hésite malgré tout à voter pour ce « candidat normal » car il est resté flou sur la baisse de la tva dans la restauration pour le moment, il faudra l’éclairer sur ce dossier, qu’il prenne enfin des risques. Je ne voterai sûrement pas Hollande puisque sur le nucléaire, il n’est pas raisonnable en déclarant à John Paul Lepers sur latetelibre.fr « Nos enfants décideront d’en sortir ou pas »… « dans 25 ans… » car en attendant qui les engage pour 50 prochaines années. Enfin sur l’alimentation, alors que j’ai interpellé son entourage à plusieurs reprises sur ce thème dont un dernier sondage prouve que les français aimeraient le voir traité pendant les présidentielles, il ne l’a même pas évoqué. Un candidat qui ne s’intéresse pas à l’assiette des français alors que les thèmes de la santé, la retraite ou de l’éducation ont été largement abordés, ne mérite pas mon bulletin de vote.

2 je voterai peut-être pour Montebourg car il est le seul à proposer un projet lisible et cohérent même si je n’y adhère pas. Je voterai peut-être aussi pour cet outsider pour sa verve qui permettra au second tour de la primaire d’élever le débat et d’imposer un vrai exercice de dialectique. En fait , je voterai pour Montebourg, non par conviction mais pour faire de la place aux rêves et afin que deux visions différentes de la gauche s’affrontent au second tour et ainsi éviter un duel Aubry- Hollande qui manquerait de piment, voir serait carrément fade. Je voterai donc pour Montebourg afin que Hollande trouve face à lui un épicurien soutenu par Michel Onfray, qui le cuisine.

Je voterai donc dimanche non pas pour un candidat capable de remporter les primaires et peut être par la suite les présidentielles mais pour un candidat capable de donner du fil à retordre au favori des sondages qui sera président de la République en 2012. Je voterai dimanche en rêvant que les candidats retenus se mettent enfin à table.

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L’assiette des français sera au coeur de la présidentielle.

Xavier Denamur | 3 octobre 2011 | 18 h 19 min

Mac-do-Avant-et-après2Il faut saluer le député UMP Fernand Siré d’avoir déposé ce soir des amendements visant à protéger les clients de restaurants et les vrais restaurateurs. S’il reprend la plupart des propositions que je développe depuis des années et fait blêmir une grosse partie des restaurateurs, il ne va pas assez loin dans ses propositions qui par ailleurs n’englobe pas la restauration collective. Compte tenu que ses amendements risquent forts de ne pas être votés puisque les lobbies dirigent encore l’Assemblée Nationale, j’ai décidé de lui envoyer ce soir un petit message de soutien dont je vous livre la primeur.

Corrigé le 4 octobre à 11H37 suite à la dépêche AFP qui vient tomber, j’apprends que l’amendement n°231 du député Fernand Siré ont été votés ce matin. J’adore me tromper dans ce sens, et si les lobbies ne contrôlaient plus les 2 chambres… Une petite victoire gagnée ne signifie pas que je vais baisser les bras. Le second volet de ma trilogie qui se tournera pendant les présidentielles, « République de la malbouffe, l’élu contre attaque » a un nom prédestiné.

« Monsieur,

Je vous félicite d’avoir déposé un amendement visant à protéger les clients de restaurants et les vrais restaurateurs. Etrangement, je présente demain au palais du Luxembourg un film qui traite de ce sujet. Je serai heureux de vous compter parmi mes invités. La projection aura lieu à 16H et sera suivie d’un débat. HR INFOS a vu jeudi dernier à la SCAM, voici la critique savoureuse que sa rédaction vient de publier. C’est en même temps la première critique de ce film qui ne sortira qu’en février 2012.

Sur le site de l’association VEGR que je préside, vous trouverez de nombreuses tribunes que j’ai écrit sur ce sujet dont une reprise sur le site Rue89.om qui devrait vous interpeller.

Enfin, je vous recommande de lire mon blog contrelabaissedelatva.org vous comprendrez que pour changer les choses et s’en donner les moyens, il faudrait d’abord revoir la fiscalité associée à l’ensemble des HCR et là je pense que la majorité à laquelle vous appartenez va coincer un tantinet.

En 2012, ne laissons plus le contenu de nos assiettes nous échapper.

Bonne soirée et bonne chance si vous allez au restaurant .

Xavier Denamur reste orateur libre

Si aucun des candidats à la primaire PS n’en a parlé lors deux premiers débats, l’assiette des français sera au coeur de la présidentielle, c’est ce que j’ai encore dit hier sur Europe 1 dans l’émission de Wendy Bouchard « Le forum citoyen » dont vous pouvez écouter le son sur le lien ci-dessous. Attention ma première intervention est radio-active.

Europe1XD021011Edit2

Un article publié le 27 septembre 2011 par laFranceagricole.fr aurait du pourtant éveillé l’intérêt de nos futurs candidats sur ce sujet important pour la majorité de mes concitoyens.

Extrait « A quelques mois des élections présidentielles, un sondage de TNS Sofres dévoilé le 27 septembre 2011 lors d’un colloque à Rungis montre que les candidats auraient tort d’ignorer l’agriculture dans leur programme.

Cette enquête réalisée dans le cadre des « Entretiens de Rungis », dont le thème cette année est « 2012 : quel cap pour l’agriculture et l’alimentation », montre que près de 9 Français sur 10 estiment que l’agriculture et l’alimentation doivent être des sujets importants dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle. Pour un quart d’entre eux, l’agriculture est même un sujet primordial. »

A lire aussi : Menus toxiques: enquête sur les subtances chimiques présentes dans notre alimentation

Le rapport « Assiette toxique  » du 1er décembre 2010

Rajout 4 octobre 2011 22H33.
Produits frais ou non: le Synhorcat n’oublie pas la restauration collective, les traiteurs, les stands de ventes à emporter et les boulangeries-pâtisseries, une proposition encore évoquée le 15 septembre dernier par le groupe de travail sur la transparence du Synhorcat auquel je contribue avec plaisir.

PARIS, 4 oct 2011 (AFP) – Le syndicat d’hôteliers et de restaurateurs Synhorcat a

appelé mardi à une transparence « pour tous les acteurs » du secteur, après l’adoption lundi

soir à l’Assemblée nationale d’un amendement obligeant les établissements à préciser les

« conditions d’élaboration des plats ».

Les restaurateurs devront notamment indiquer l’usage ou non de produits frais.

Un arrêté gouvernemental devra préciser ultérieurement les modalités de cette

disposition, ajoutée au projet de loi sur la consommation en cours d’examen à l’Assemblée.

« La transparence, oui mais pour tous les acteurs qui exercent une activité de

restauration », a indiqué le Synhorcat dans un communiqué.

Il a souligné que le texte adopté par les députés « prévoit désormais que toutes

+ les personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans

le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle+ doivent informer les

clients sur les +conditions d’élaboration des plats qui leur sont proposés+ ».

Selon l’organisme, le projet initial ne prévoyait une obligation d’information que

pour les établissements exploitant un fonds de commerce de restauration, ce qui aurait eu

de « graves conséquences » sur certains acteurs du secteur.

Le président du Synhorcat, Didier Chenet, avait estimé « primordial d’éviter toute

distorsion de concurrence entre tous les professionnels exerçant une activité de

restauration », a précisé le syndicat.

Selon le communiqué, il s’est félicité mardi d’avoir été entendu par les députés.

Le syndicat a précisé qu’il continuerait de travailler dans les prochaines semaines

à la définition des modalités d’information avec le cabinet du secrétaire d’Etat au Tourisme,

Frédéric Lefebvre.

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HR INFOS lance la première critique de République de la malbouffe

Administrateur | 1 octobre 2011 | 2 h 36 min

mariannemalbouffe160pxLa journaliste Solenne Le Hen livre une critique savoureuse de République de la malbouffe sur le rare média indépendant spécialisé dans les HCR. HR INFOS

« A la tête de cinq restaurants à Paris, Xavier Denamur se fait pourtant le chantre de l’opposition à la baisse de la TVA dans un documentaire qu’il a produit et inspiré, « La République de la malbouffe », qui sortira en salle et en DVD début 2012. Ce « rest-orateur libre », c’est ainsi qu’il se définit, fondateur des « Vrais Etats Généraux de la Restauration », a rencontré les principaux acteurs de la restauration, syndicats, lobyyistes, cuisiniers ou encore agriculteurs, dans ce film plein de surprises et d’humour. Le 22 septembre, HR-infos a assisté à la projection du film en avant-première lors d’une soirée « Carte blanche » organisée par le site internet Rue89 (dont Xavier Denamur est l’un des actionnaires). Analyse du film et interviews de son producteur et de son réalisateur. »

Ecoutez la critique dans son intégralité sur le site de HR INFOS sur ce lien

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