Les vrais états généraux de la restauration

IL EST TEMPS DE SE REMETTRE A TABLE !
  • rss
  • Accueil
  • Participez
  • Les VEGR
    • Les comptoirs
  • L’association
  • Tables des débats
    • Hotel des menus plaisirs
  • JOIN US
  • Vidéos et blogs
  • Contact

L’assiette des français sera au coeur de la présidentielle.

Xavier Denamur | 3 octobre 2011 | 18 h 19 min

Mac-do-Avant-et-après2Il faut saluer le député UMP Fernand Siré d’avoir déposé ce soir des amendements visant à protéger les clients de restaurants et les vrais restaurateurs. S’il reprend la plupart des propositions que je développe depuis des années et fait blêmir une grosse partie des restaurateurs, il ne va pas assez loin dans ses propositions qui par ailleurs n’englobe pas la restauration collective. Compte tenu que ses amendements risquent forts de ne pas être votés puisque les lobbies dirigent encore l’Assemblée Nationale, j’ai décidé de lui envoyer ce soir un petit message de soutien dont je vous livre la primeur.

Corrigé le 4 octobre à 11H37 suite à la dépêche AFP qui vient tomber, j’apprends que l’amendement n°231 du député Fernand Siré ont été votés ce matin. J’adore me tromper dans ce sens, et si les lobbies ne contrôlaient plus les 2 chambres… Une petite victoire gagnée ne signifie pas que je vais baisser les bras. Le second volet de ma trilogie qui se tournera pendant les présidentielles, « République de la malbouffe, l’élu contre attaque » a un nom prédestiné.

« Monsieur,

Je vous félicite d’avoir déposé un amendement visant à protéger les clients de restaurants et les vrais restaurateurs. Etrangement, je présente demain au palais du Luxembourg un film qui traite de ce sujet. Je serai heureux de vous compter parmi mes invités. La projection aura lieu à 16H et sera suivie d’un débat. HR INFOS a vu jeudi dernier à la SCAM, voici la critique savoureuse que sa rédaction vient de publier. C’est en même temps la première critique de ce film qui ne sortira qu’en février 2012.

Sur le site de l’association VEGR que je préside, vous trouverez de nombreuses tribunes que j’ai écrit sur ce sujet dont une reprise sur le site Rue89.om qui devrait vous interpeller.

Enfin, je vous recommande de lire mon blog contrelabaissedelatva.org vous comprendrez que pour changer les choses et s’en donner les moyens, il faudrait d’abord revoir la fiscalité associée à l’ensemble des HCR et là je pense que la majorité à laquelle vous appartenez va coincer un tantinet.

En 2012, ne laissons plus le contenu de nos assiettes nous échapper.

Bonne soirée et bonne chance si vous allez au restaurant .

Xavier Denamur reste orateur libre

Si aucun des candidats à la primaire PS n’en a parlé lors deux premiers débats, l’assiette des français sera au coeur de la présidentielle, c’est ce que j’ai encore dit hier sur Europe 1 dans l’émission de Wendy Bouchard « Le forum citoyen » dont vous pouvez écouter le son sur le lien ci-dessous. Attention ma première intervention est radio-active.

Europe1XD021011Edit2

Un article publié le 27 septembre 2011 par laFranceagricole.fr aurait du pourtant éveillé l’intérêt de nos futurs candidats sur ce sujet important pour la majorité de mes concitoyens.

Extrait « A quelques mois des élections présidentielles, un sondage de TNS Sofres dévoilé le 27 septembre 2011 lors d’un colloque à Rungis montre que les candidats auraient tort d’ignorer l’agriculture dans leur programme.

Cette enquête réalisée dans le cadre des « Entretiens de Rungis », dont le thème cette année est « 2012 : quel cap pour l’agriculture et l’alimentation », montre que près de 9 Français sur 10 estiment que l’agriculture et l’alimentation doivent être des sujets importants dans le cadre de la campagne pour l’élection présidentielle. Pour un quart d’entre eux, l’agriculture est même un sujet primordial. »

A lire aussi : Menus toxiques: enquête sur les subtances chimiques présentes dans notre alimentation

Le rapport « Assiette toxique  » du 1er décembre 2010

Rajout 4 octobre 2011 22H33.
Produits frais ou non: le Synhorcat n’oublie pas la restauration collective, les traiteurs, les stands de ventes à emporter et les boulangeries-pâtisseries, une proposition encore évoquée le 15 septembre dernier par le groupe de travail sur la transparence du Synhorcat auquel je contribue avec plaisir.

PARIS, 4 oct 2011 (AFP) – Le syndicat d’hôteliers et de restaurateurs Synhorcat a

appelé mardi à une transparence « pour tous les acteurs » du secteur, après l’adoption lundi

soir à l’Assemblée nationale d’un amendement obligeant les établissements à préciser les

« conditions d’élaboration des plats ».

Les restaurateurs devront notamment indiquer l’usage ou non de produits frais.

Un arrêté gouvernemental devra préciser ultérieurement les modalités de cette

disposition, ajoutée au projet de loi sur la consommation en cours d’examen à l’Assemblée.

« La transparence, oui mais pour tous les acteurs qui exercent une activité de

restauration », a indiqué le Synhorcat dans un communiqué.

Il a souligné que le texte adopté par les députés « prévoit désormais que toutes

+ les personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans

le cadre d’une activité de restauration, permanente ou occasionnelle+ doivent informer les

clients sur les +conditions d’élaboration des plats qui leur sont proposés+ ».

Selon l’organisme, le projet initial ne prévoyait une obligation d’information que

pour les établissements exploitant un fonds de commerce de restauration, ce qui aurait eu

de « graves conséquences » sur certains acteurs du secteur.

Le président du Synhorcat, Didier Chenet, avait estimé « primordial d’éviter toute

distorsion de concurrence entre tous les professionnels exerçant une activité de

restauration », a précisé le syndicat.

Selon le communiqué, il s’est félicité mardi d’avoir été entendu par les députés.

Le syndicat a précisé qu’il continuerait de travailler dans les prochaines semaines

à la définition des modalités d’information avec le cabinet du secrétaire d’Etat au Tourisme,

Frédéric Lefebvre.

Commentaires
1 Commentaire »
Catégories
Législation/contrôle, Show devant !
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

HR INFOS lance la première critique de République de la malbouffe

Administrateur | 1 octobre 2011 | 2 h 36 min

mariannemalbouffe160pxLa journaliste Solenne Le Hen livre une critique savoureuse de République de la malbouffe sur le rare média indépendant spécialisé dans les HCR. HR INFOS

« A la tête de cinq restaurants à Paris, Xavier Denamur se fait pourtant le chantre de l’opposition à la baisse de la TVA dans un documentaire qu’il a produit et inspiré, « La République de la malbouffe », qui sortira en salle et en DVD début 2012. Ce « rest-orateur libre », c’est ainsi qu’il se définit, fondateur des « Vrais Etats Généraux de la Restauration », a rencontré les principaux acteurs de la restauration, syndicats, lobyyistes, cuisiniers ou encore agriculteurs, dans ce film plein de surprises et d’humour. Le 22 septembre, HR-infos a assisté à la projection du film en avant-première lors d’une soirée « Carte blanche » organisée par le site internet Rue89 (dont Xavier Denamur est l’un des actionnaires). Analyse du film et interviews de son producteur et de son réalisateur. »

Ecoutez la critique dans son intégralité sur le site de HR INFOS sur ce lien

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Les VEGR au coeur de l'action, Show devant !
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Sur la TVA, Martine Aubry est atteinte du syndrome de Chirac

Administrateur | 15 septembre 2011 | 0 h 50 min

Aubry et Royal
Mercredi 14 septembre 2011, Martine Aubry était invitée par Rue89 pour répondre aux questions des lecteurs du site. Voir l’ensemble de l’interview sur Rue89.com

Si ma question sur la baisse de la TVA a été à moitié retenue, Martine Aubry esquive et ne répond pas. Elle ressort la même logorrhée politicienne réchauffée que nous sert Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy.

Xavier : En octobre 2010, sur France 2, vous aviez déclaré que le PS, dans l’éventualité où il reprendrait le pouvoir en 2012, supprimerait la baisse de la TVA dans la restauration et que les 3 milliards d’euros ainsi récoltés serviraient à rendre du pouvoir d’achat aux employés les plus pauvres en leur donnant un chèque de 200 euros…

Ça, c’était le plan de relance, mais je vous laisse terminer.

Rue89 : Il s’étonne que vous changiez d’avis comme ça et se demande du coup s’il peut vous faire confiance.

Martine Aubry : Je ne change pas d’avis comme ça. Là, c’était une mesure conjoncturelle pour le plan de relance, qui était d’ailleurs une mesure très proche de celle que l’Allemagne avait prise. Ce plan de relance que nous avions proposé et qui n’a pas été entendu par le gouvernement, on en voit les résultats.

On a eu un plan de relance de l’économie, au moment de la crise, trop faible et pas assez long. Je vous donne une deuxième mesure. L’Allemagne a décidé de financer le chômage partiel. Les Allemands travaillent actuellement deux heures de moins par semaine en moyenne que nous, ça a coûté 4 milliards d’euros par an. Nous, avec ces 4 milliards, même un peu plus, on a financé les heures supplémentaires. On a subventionné les heures supplémentaires en période de chômage.

Nous avions dit : « Il faut effectivement, immédiatement, relancer le pouvoir d’achat pour éviter la crise, il faut travailler moins par le chômage partiel », c’était deux de nos propositions, et il y en avait une troisième, pour aider à l’investissement des PME. Nous n’avons été entendus sur aucune de celles-là.

Je reviens sur la TVA sur la restauration. Je continue à penser qu’il faut supprimer la [baisse de la] TVA sur la restauration dans les conditions dans lesquelles elle a été faite, c’est-à-dire sans aucune contrepartie.

Mais je pense aussi que dans ce secteur, si nous reprenions le sujet que j’avais traité quand j’étais ministre, avec la profession, avec des contreparties – lutte contre la précarité, lutte contre le travail au noir, augmentation des salaires des gens, augmentation des emplois, voire réduction de l’addition, tout cela devant être contrôlé –, alors on peut envisager une nouvelle réduction de la TVA sur la restauration. Mais celle qui a été mise en place là doit être supprimée.

Rue89 : Mais ils n’ont pas tenu leur promesse une fois, pourquoi pensez-vous que…

Martine Aubry: Il n’y avait pas de promesse monsieur, il n’y avait pas d’accord.

La petite relance du journaliste semble l’énerver, non madame Aubry, il n’y avait d’accord et il ne pourrait y en avoir que si l’on conserve les recettes fiscales pour obtenir des contreparties. Car comment négocier des contreparties sans monnaie d’échange sauf à modifier les législations sur la liberté des prix, des salaires hormis le SMIC ou d’embauches et à sortir de la CEE? Quant au contrôle, ce n’est pas avec les moyens du bord qu’on pourra faire évoluer les choses.

No more comment.

Rappel de ma question brute et fraîche:
« Le 14 octobre 2010, vous déclariez dans l’émission de France 2 « A vous de juger » que « le PS dans l’éventualité où il prendrait le pouvoir en 2012 supprimera la baisse de la TVA dans la restauration ». et que « les 3 milliards d’euros ainsi récoltés serviront à rendre du pouvoir d’achat aux 16 millions de foyers les plus pauvres en leur donnant un chèque de 200 euros et ainsi faire de la croissance par la relance de la consommation. »
Le 25 août 2011 sur France Inter vous avez déclaré « qu’il n’y aura pas de modification » de la TVA dans la restauration (grâce à une sorte de « contrat d’avenir » bis). Ecouter le son ici à partir de la 14 ème minute
Ma question est simple, comment pouvez-vous parler de cohérence aux français quand en moins d’un année sur un sujet aussi sensible que celui de la TVA dans la restauration, vous faites 2 propositions radicalement différentes et peu probantes?
Cordialement
Xavier Denamur reste orateur libre de rappeler aux politiques que les français attendent des propositions claires, chiffrées et cohérentes
PS: faites un tour sur www.vegr.fr pour approfondir ce dossier et ne vous dégonflez pas, venez le 4 octobre au palais du Luxembourg où je vous ai invité voir le film (République de la malbouffe) que j’ai produit avec les marges supplémentaires obtenues avec cette baisse TVA et participer au débat qui suivra. »

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Show devant !
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Tiefkühlkost in französischen Bistros

Xavier Denamur | 9 septembre 2011 | 0 h 23 min

Tout frais d’Allemagne et en lien ici
Frisch aufgetaut
01.09.2011, 17:44
Von Michael Kläsgen
Bislang gehörte das gute Essen zum Frankreich-Urlaub wie der Eiffelturm zu Paris. Doch: Drei von vier Bistros dort servieren inzwischen Tiefkühlkost – statt einem Koch gibt es nur noch eine Mikrowelle. Die Feinschmecker-Nation ist irritiert. Schuld könnten die strengen Hygiene-Regeln sein.

image
Der Gang ins Restaurant gehört für Urlauber zum Frankreich-Besuch wie der Eiffelturm zu Paris, er ist selbstverständlich. Die französische Küche hat einen exzellenten Ruf. Staatspräsident Nicolas Sarkozy hat es sogar geschafft, die Unesco davon zu überzeugen, sie zum Weltkulturerbe zu erklären.

Bild vergrößern
Frankreich ist stolz auf seinen Ruf als Feinschmecker-Nation, doch immer mehr Bistros kochen nicht mehr selbst. (© AP)

Die Franzosen selber sind mächtig stolz darauf, als Gourmets in der Welt bekannt zu sein. Wenn ein Bauernführer wie José Bové die Baustelle einer neuen McDonald’s-Filiale zertrümmert, um gegen den « industriellen Einheitsfraß » zu demonstrieren, dann gilt er in Frankreich nicht als Krimineller, sondern eher als Held. Umso verständlicher ist, dass die Feinschmecker-Nation nun erregt über die Nachricht debattiert, dass drei Viertel der französischen Bistros Tiefkühlkost oder Vakuumverpacktes servieren.

Das muss zwar nicht bedeuten, dass das Essen schlecht wäre. Aber die Verwunderung ist doch groß unter den zahlreichen Restaurantbesuchern an den Boulevards. Natürlich will man wissen, ob in der Küche ein Koch aus Fleisch und Blut steht oder nur eine Mikrowelle. « Wenn man die Karte liest, hat man natürlich den Eindruck, dass alles frisch zubereitet wird », sagt der Gast einer Pariser Brasserie. « Natürlich interessiert mich, was man auf dem Teller hat und woher es kommt », ergänzt seine Nachbarin.

ANZEIGE

Doch eine Kennzeichnungspflicht gibt es in Frankreich ebenso wenig wie in Deutschland. Gekennzeichnet wird zwar vieles, aber nicht die Tiefkühlkost. Wenn nicht Bocuse den Kochlöffel schwingt, sondern industrielle Restaurant-Zulieferer wie Delpeyrat, Transgourmet oder Copral, fällt das keinem auf.

« Bei der Vielzahl von Gerichten auf den Speisekarten ist das auch nicht verwunderlich », sagt die Sprecherin des deutschen Gaststättenverbandes in Berlin. Es sei ein Ding der Unmöglichkeit, dass die Restaurants alles frisch vorrätig haben. Nur täuschen dürften sie die Kunden nicht. « Wer mit frischem Fisch wirbt, darf keinen tiefgefrorenen servieren. » Keine Garantie, aber ein Zeichen für Frische könnte demnach im Umkehrschluss sein, wenn auf der Speisekarte nur wenige Gerichte stehen, wie bei Xavier Denamur.

Der Bistro-Betreiber würde sich gern mehr Transparenz wünschen. Er wirbt selbst mit dem Zusatz « hausgemacht » für seine Gerichte. Die Schlawiner im Gewerbe haben damit kein Problem. « Bei ,hausgemacht’ weiß man ja nicht, in welchem Haus es gemacht wurde », sagt einer spitzfindig im französischen Fernsehen. Und wenn er zum Bœuf Bourguignon aus der Tüte noch frisch gekochte Möhren hinzufüge, gebe er dem Ganzen sogar noch eine persönliche Note.

Widerspruch zwischen Frische und Hygiene

Den Bewahrern der französischen Esskultur ist das ein Graus. Sie sehen die Rettung in einem Gütesiegel. Doch das gab es längst. Leider ist es gescheitert und in Vergessenheit geraten. 2007 rief die Regierung das Label « Maître restaurateur » ins Leben. Damit dürfen sich all jene Wirte schmücken, die ihre Gerichte mindestens mit 60 Prozent frischen Zutaten bereiten. Doch die Bilanz ist ernüchternd: Nur 600 Gastronomen in ganz Frankreich dekorierte die Regierung mit dem Gütemerkmal – weniger als drei Prozent des gesamten Gewerbes.

Großhändler Philippe Sauvagnargues, der Bistros mit Industrieware beliefert, hat dafür eine Erklärung. Er sieht einen Widerspruch zwischen den Anforderungen von Frische und Hygiene. Es seien gerade die zahlreichen Vorschriften und strengen Hygiene-Regeln, die den Gastwirten den Griff zu Konserviertem nahelegten. Statt frischen Eiern nähmen viele Flüssigei aus dem Tetrapak. « Und das sind gute Produkte. » Andere griffen gleich zu vorgefertigten Gerichten, die immer raffinierter werden.

Bildstrecke zum Thema

Städtetipps von Insidern: Paris
Bienvenue à Paris!
Drei-Sterne-Köche wie Alain Passard haben den Markt längst erkannt und arbeiten mit den großindustriellen Zulieferern zusammen. Nur: Den Heldenstatus eines Bauernführers erlangen Köche wie er im Land der geschockten Gourmets sicher nicht.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Show devant !
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Restaurants sous vide et industriels sous pression

Administrateur | 2 septembre 2011 | 1 h 44 min

Dans le 20H de France 2 du 30 août 2011, la mise en place d’une législation sur la transparence des plats servis dans la restauration est enfin évoquée sur une chaîne publique à une heure de grande écoute.

Commentaires
2 Commentaires »
Catégories
Show devant !
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Taxer les sodas mais continuer de cajoler les fast food

Xavier Denamur | 25 août 2011 | 12 h 42 min


RepMalbouffeTrailer291210iPhone par RogeRebus
Si on ne peut qu’applaudir le gouvernement d’avoir choisi de taxer les boissons sucrées pour lutter contre l’obésité (de la dette), on peut s’interroger sur son blocage concernant la politique fiscale mener vis à vis de la restauration rapide qui a largement profité de la baisse de la TVA dans la restauration pour conquérir des parts de marché. Daprès l’AFP « Les tranches d’âge les plus concernées (par la consommation de boissons sucrées) sont les 12-25 ans (40%) et les 26-44 ans (27,4%). » soit principalement la clientèle de la restauration rapide où les jeunes prennent la mauvaise habitude de consommer des produits saturés en sucre, gras ou sel. Le fast food est devenu « un lieu privilégié pour les 15-25 ans, un peu comme le bistrot pouvait l’être il y a quelques décennies. » lit-on dans une analyse publiée par le site Doctissimo
.
Pourquoi ne pas avoir voulu revenir sur la TVA dans la restauration en taxant toute la restauration à 19.6 % (vente à emporter incluse)? Certainement par clientèlisme. Cette mesure fiscale, comme je l’ai expliqué dans une tribune publiée par Rue89 aurait permis avec une partie des recettes générées d’aider les entreprises qui fournissent des produits aux teneurs en sucre, sel ou gras admises par l’OMS et naturellement surtout celles qui servent des plats cuisinés sur place à base de produits bruts et frais. Lors du choix des arbitrages fiscaux du 24 août 2011, le gouvernement aurait pu choisir d’initier une fiscalité protectrice de la santé publique à long terme et dynamique d’un point de vue économique et sociale pour l’ensemble du secteur des CHR. Nos représentants politiques attendent-ils que les gros aient explosé le poids de la dette pour commencer à prendre des mesures intelligentes et intelligibles pour lutter contre l’obésité? Une question entière que je ne manquerai pas de reposer aux candidats à la présidentielle pendant le tournage du second volet de République de la malbouffe

( ce documentaire que j’ai produit avec l’agent de la baisse de la TVA sortira en DVD avec le magazine Rue89 de janvier 2012 dans le cadre d’un dossier spécial sur l’alimentation et en salle le 1er février 2012) 
Comme l’écrit Hervé Nathan dans un papier publié par Marianne2, « mieux faut être riche et en bonne santé » par les temps qui courent.

Lire l’excellente dépêche AFP d’Arielle Verley et écouter mon intervention à ce sujet dans une interview sur France Inter

Le gouvernement va taxer les sodas, colère des producteurs
De Arielle VERLEY (AFP) – 24 août 2011
PARIS — Le gouvernement a décidé de taxer pour la première fois les sodas, une mesure surprise annoncée dans le cadre du plan d’austérité dans le but de lutter contre l’obésité, et qui a provoqué la colère immédiate du secteur.
La création de cette taxe, qui concerne les seules boissons à sucres ajoutés, est « inacceptable », a affirmé mercredi à l’AFP Jean-René Buisson, président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania).
Cette taxe, déjà pratiquée selon l’Ania dans certains pays du nord de l’Europe, doit générer 120 millions de recettes supplémentaires pour la sécurité sociale et entrera en vigueur le 1er janvier 2012, a indiqué Matignon.
Pour justifier cette mesure, qui fait partie d’un vaste plan d’austérité pour 2011-2012, le gouvernement rappelle qu’entre 1997 et 2009 le poids moyen des Français a augmenté de 3,1 kg alors que leur taille progressait de 0,5 cm.
« La prévalence de l’obésité, qui s’élevait à 8,5% en 1997, atteint désormais près de 15%, une progression de plus de 70% en 12 ans », a souligné Matignon, invoquant l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le gouvernement veut donc « renchérir le prix des boissons sucrées dont une consommation non maîtrisée favorise la prise de poids afin d’inciter les consommateurs à réduire leur consommation ».
La réaction du patronat du secteur alimentaire a été fulgurante. « C’est une politique identique à celle qui a été menée pour l’alcool et pour le tabac et nous ne voulons pas que l’alimentation subisse ce type d’approche », a dénoncé M. Buisson, qui s’est dit « furieux ».
« C’est la première fois que cela se fait, c’est inacceptable », a-t-il ajouté.
« Nous sommes conscients de la nécessité de participer aux efforts collectifs mais nous ne voulons pas que cette mesure soit prise en fonction des aspects nutritionnels du produit », a expliqué le président de l’Ania.
« Le vrai problème pour nous est la motivation de cette mesure » lorsque « le gouvernement avance l’aspect nutritionnel et le risque d’obésité », a-t-il souligné.
Selon lui, « c’est la porte ouverte à une segmentation des produits », une politique qui s’apparentera « à celle menée pour l’alcool et pour le tabac ».
Selon les calculs de l’Ania, le prix de la canette devrait augmenter en moyenne de un centime d’euros.
La taxe prendra la forme d’une « accise spécifique sur les boissons sucrées dont le taux sera aligné sur celui du vin ». Selon l’Ania, elle devrait atteindre environ 4,3 euros l’hectolitre.
Les eaux, les jus de fruit (sans sucres ajoutés) et les produits contenant des édulcorants ne sont pas concernés par cette mesure.
Actuellement, le vin est soumis à la TVA normale de 19,6% alors que les eaux et boissons non alcoolisées ne sont taxées qu’à 5,5%.
Pour prendre l’exemple du numéro un des boissons gazeuses en France, Coca-Cola (qui possède aussi d’autres marques comme Fanta ou Sprite) se verra taxer sa boisson mythique, mais pas ses déclinaisons « light » et « zéro ».
Dans son portefeuille, Coca-Cola France détient 26% de boissons light, 37% de boissons sucrées et 31% de boissons à sucre à teneur réduite, selon les chiffres communiqués par le groupe.
Le Baromètre Santé Nutrition 2008, publié par l’INPS (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), relevait que plus d’un Français sur cinq (22%) déclarait avoir bu la veille au moins une fois une boisson sucrée, une proportion nettement plus élevée chez les hommes que les femmes, et davantage chez les jeunes.
Les tranches d’âge les plus concernées sont les 12-25 ans (40%) et les 26-44 ans (27,4%).

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Show devant !
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Conseils d’un restaurateur contre le déficit : commencez par la TVA

Administrateur | 22 août 2011 | 15 h 00 min

deficit-public-cest-grave-docteur-L-1
Tribune de Xavier Denamur publiée le 22/08/2011 à 12H29 sur le site d’informations indépendant RUE89.com
Venez participer au débat sur RUE89 et cessez de croire que l’on ne peut rien faire face aux choix hasardeux de nos représentants politiques sous influence des lobbies de la finance et de l’industrie.

 » En qualité de restaurateur appartenant aux 0,01% des Français les plus riches, Xavier Denamur, opposé à la baisse de la TVA dans la restauration, fait part à Nicolas Sarkozy de ses suggestions pour l’aider à prendre de bonnes décisions sur les arbitrages fiscaux.

Monsieur le Président,

Bien que mon dernier courrier concernant la baisse de la TVA dans la restauration ne vous ait pas empêché de choisir la mauvaise option pour mon secteur comme pour la France, je me permets, compte tenu du contexte économique et social actuel, de renouveler ma démarche et de vous formuler quelques conseils de bon sens pour éviter à notre pays de perdre à plus ou moins long terme son triple A et de s’enfoncer dans une longue récession.

Le 24 août [date à laquelle le gouvernement dévoilera ses pistes pour réduire les déficits publics, ndlr], au lieu de gratter quelques milliards d’euros à droite et à gauche pour tenter de garder la confiance des marchés et risquer de désagréger encore plus la cohésion sociale, vous feriez mieux d’envoyer un signal fort aussi bien au marché qu’à nos concitoyens. Faites des arbitrages dont les incidences permettront effectivement de trouver au moins 10 milliards d’économies mais surtout conduiront à dynamiser la croissance et à réduire la fraude sociale et fiscale qui s’élève à plusieurs dizaines de milliards d’euros par an.

Le discours populiste et électoraliste selon lequel on n’augmente pas les impôts relève d’une idéologie archaïque qui prend son inspiration dans le modèle mis en place aux Etats-Unis à l’époque du président Reagan, cela a mené la première puissance économique du monde au bord du gouffre.

Il est temps de vous affranchir de cette pensée unique dictée par les grands lobbies financiers et industriels. En attendant qu’un candidat à la présidentielle propose enfin un projet de société novateur pour 2012, et si vous êtes encore un minimum concerné par l’avenir de notre pays, vous pourriez tout de suite décider quatre mesures simples pour soulager nos finances publiques et orienter notre économie vers une croissance durable.

La TVA sur la restauration
► Récupérer 3 milliards d’euros en remontant la TVA pour toute la restauration dont la vente à emporter et l’hôtellerie, dont le chiffre d’affaires était de 84,8 milliards d’euros en 2008 d’après l’Insee.

Cette mesure permettrait de rentrer près de 10 milliards d’euros par an dans les caisses de l’Etat. Naturellement, il ne s’agirait pas d’allouer l’ensemble de cette manne fiscale à la réduction du déficit public et du remboursement de la dette, mais d’en consacrer une grande partie (7 milliards) pour dynamiser durablement ce secteur en élaborant un certain nombre de propositions qui permettraient :

d’améliorer les salaires et le contenu des assiettes ;
d’attirer un grand nombre de jeunes ;
d’endiguer la fraude sociale et fiscale, très élevée dans ce secteur ;
d’aider principalement le développement de TPE et PME ;
ou encore de favoriser l’investissement.
Cette mesure n’aura que peu d’incidence sur le pouvoir d’achat de la majorité des Français, les restaurateurs n’augmenteront pas leur prix de peur de voir encore leur image se détériorer et la clientèle hôtelière est principalement composée de touristes, de femmes et d’hommes d’affaires qui récupèrent la TVA et de citoyens aisés.

Les allègements de charges
► Récupérer 3 milliards d’euros sur les 22 que perçoivent les entreprises grâce aux allégements de charges accordés par Raffarin suite au passage aux 35 heures. Vous pourriez utiliser les 19 milliards restants pour enfin mener une politique salariale dynamique en incitant les entreprises, principalement les TPE et PME, à bien rémunérer et former leurs salariés.

Permettez-moi, monsieur le Président, de vous rappeler que c’est l’activité qui créé des emplois et non la distribution à l’aveuglette de deniers publics. Il n’a jamais été démontré que cette trappe à bas salaires, comme la nomment souvent certains représentants politiques éclairés, ait eu une quelconque incidence sur l’embauche. Il est temps d’agir dans l’autre sens et d’inciter avec cette somme rondelette les patrons à mieux payer leurs salariés, à investir et à innover.

La niche Copé
► Récupérer 4 milliards d’euros de la niche Copé sur les exonérations sur les plus-values de cessions de filiales, dont aucune étude n’est venue prouver l’efficacité.

Les grandes entreprises que vous aimez tant cajoler bénéficient déjà d’une fiscalité très avantageuse, il n’y a aucun raison de maintenir ce dispositif.

La défiscalisation des heures supplémentaires.
► Récupérer 4 milliards d’euros sur la défiscalisation des heures supplémentaires, dont le dispositif a principalement servi dans certains secteurs comme la restauration ou le bâtiment à officialiser des heures non déclarées, comme l’a décrit le rapport du comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques. Il n’y a aucune raison de favoriser les mauvais élèves et de freiner les embauches.

Naturellement, vous pourriez allouer quelques centaines de millions d’euros sur ces sommes à la lutte contre la fraude sociale et fiscale en redonnant les moyens de contrôle aux différentes administrations concernées qui souffrent de vos coupes budgétaires et de votre programme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Comme vous le savez le président de la Cour des comptes a estimé dernièrement à 3 milliards d’euros les économies réalisées par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pendant huit ans, soit le même montant que le coût annuel de la baisse de la TVA dans la restauration.

Permettez-moi enfin, monsieur le Président, de vous rappeler que selon une étude de l’Insee, les contribuables dont les revenus dépassent 687 862 d’euros payent en moyenne 20% d’impôts. Il serait donc grand temps de faire le ménage dans les niches fiscales et de mettre en place pour cette poignée de privilégiés dont je fais partie un dispositif pérenne qui empêche de descendre son taux d’imposition réel sous 40%, voire 50% pour ceux qui gagnent plus d’1 million par an et 60% pour les rares contribuables dont les revenus dépassent 10 millions annuellement.

Espérant que contrairement à 2007 et 2009 pour ce qui concerne mon secteur, vous saurez prendre les bons arbitrages et que contrairement à votre ancien ministre, monsieur Hervé Novelli, vous ne trouverez pas que je crache dans la soupe, je vous prie, monsieur le Président, de croire en l’expression de mes salutations distinguées. »

Xavier Denamur reste orateur libre de penser qu’il n’y a pas de cohésion sociale sans une vraie justice fiscale.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Les tables des débats, Show devant !
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Les restaurateurs et la politique : « On a perdu le sens de l’intérêt général »

Administrateur | 29 mai 2011 | 21 h 24 min

Le scénario du film d’animation “Ratatouille” ne dit pas ce qu’aurait voté Skinner, l’horrible chef cuistot, despotique et près de ses sous. Sans doute l’animal a-t-il quelque chose d’un peu poujadiste si l’on extrapole un peu avec un poil d’anthropomorphisme. Notre imaginaire est en partie nourri de ces images charriées par « L’aile ou la cuisse » ou « Ratatouille » lorsqu’on se représente le monde de la restauration passer du piano en cuisine à l’isoloir. Xavier Denamur, propriétaire de cinq restaurants à succès dans le Marais, à Paris, lui, regrette que le monde de la restauration ait « perdu le sens du collectif”.

Blogueur et agitateur d’idées à front souvent renversé,Xavier Denamur était l’invité du plateau de Carte d’électeur ce vendredi.
Lui qui s’était notamment fait remarquer en s’élevant contre la baisse de la TVA à 5,5 a réagi aux témoignages recueillis à Marseille, en reportage dans le restaurant “La Villa”, établissement chic du cossu quartier Périer.
(Voir l’intégralité de l’interview de l’invité en vidéo)

Carte d'électeur – Xavier Denamur par FranceInfo
Cantine d’une partie de la classe politique locale, “La Villa” est tenue par Jean-Louis Vignoli depuis dix ans. Lorsque ce dernier a racheté l’affaire avec un associé, seuls deux salariés sur vingt votaient. Ca l’avait “étonné” à l’époque. En arrivant sur place, j’ai plutôt rencontré des gens qui annonçaient qu’ils allaient s’inscrire pour participer à la présidentielle de 2012. Mais tous sont loin d’afficher une identité politique liée à un parti ou un bord politique.

Rodolphe, cuisinier de 39 ans, explique qu’il n’a jamais voté et qu’il “ne votera jamais”. Parce que “la politique l’ennui” et que “gauche, droite ou centre, c’est toujours pareil”.

- Réaction de Xavier Denamur : “En cuisine, on parle très peu politique, et dans les équipes des restaurants, ce n’est pas un sujet qui est très abordé. On a vraiment le sentiment, en tous cas dans la restauration, qu’une grande partie des salariés (je ne parle pas des patrons), a un sentiment de défiance vis-à-vis de la politique. On le voit dans d’autres élections comme les Prudhommes, où l’on observe des taux d’abstention de 80%. Il faut installer un vrai débat à l’intérieur des entreprises. J’essaye de parler politique dans mes entreprises, où j’ai pas mal de salariés abstentionnistes. Le problème, c’est la représentativité du personnel politique. Les gens ont le sentiment d’une oligarchie indécrottable en place.”

Jean-Aimé, chef de salle, 45 ans, explique qu’il votait “100% à droite” à 18 ans, mais qu’il a évolué, en votant davantage pour des personnes que pour un parti, aujourd’hui. Jean-Louis, le propriétaire, parle quant à lui de “charisme”, et de l’impact de la baisse de la TVA, dont il dit qu’elle a permis trois embauches et une augmentation des salaires.

- Réaction de Xavier Denamur : “La plupart des gens votent pour une personne, mais pour moi le problème est là. J’ai peu changé de couleur politique (Vert, PS, une fois à droite en 2002), mais j’ai toujours questionné. Je n’appartiens à aucun parti politique. Les restaurateurs se sont un peu fourvoyés dans la compréhension de ce que le monde politique leur apporte. Ils ont l’habitude de réfléchir avec le tiroir caisse et ont l’impression que la droite leur amène, entre autres, la baisse de la TVA ou des baisses de charge. Or ce n’est pas la réalité. Les restaurateurs sont-ils prêts à écouter un autre discours ? Ils disent beaucoup qu’ils n’ont pas le temps, ils ont perdu de vue l’intérêt général. Les politiques font du clientélisme [...] On a donné trois milliards aux restaurateurs, qui ont du mal à comprendre ce que peut etre la dette de la France.”

A la Villa, personne n’a mentionné le Front national, qui avait fait 15% des suffrages au premier tour en 2007 à Marseille. Sauf Laura, 22 ans, serveuse, qui affirme que si on parle davantage de “personnalité” et plus vraiment de partis aujourd’hui, c’est aussi parce que “ça passe mieux de dire je vote Marine Le Pen plutôt que Front National”.

- Réaction de Xavier Denamur : “Dans mes entreprises, j’ai travaillé avec entre dix et vingt nationalités différentes mais c’est vrai qu’il y a un soubassement Front national dans le monde de la restauration. On pense peut-être que Marine Le Pen est plus respectable… mais je ne crois pas que les idées soient bonnes. Il y a de l’idéologie mais pas d’idées. Ce soubassement FN vient de loin : c’est un vote un peu contestataire, un peu réactionnaire, mais aussi le vote d’une profession qui a certes beaucoup changé mais où beaucoup de restaurateurs sont des gens qui viennent de la terre, loin des métropoles où se mélangent les gens. J’entends très peu dire “je vote FN” mais j’entends des retours un peu identitaires chez certains.”
Carte d’électeur est un programme de France Info en partenariat avec rue89 préparé et présenté par Olivier Emond & Chloé Leprince. Diffusé le 27 05 2011.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Show devant !, Vérités, mensonges et petits communiqués au passe depuis la cuisine des médias.
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Putting the Chefs Back in the Kitchen

alex hoskins | 18 mai 2011 | 18 h 53 min

On rue89 Xavier Denamur brings up some ideas to reunite restaurant owners with an increasingly disillusioned clientele. Seeing the lack of guarantees as to food quality as being the central issue Denamur tackled the widespread abuse of the term fait maison, which generally indicates a dish made entirely by the restaurant to their own recipe.


Until fairly recently it was taken for granted by the French public that their restaurateurs were possessed of real talents. Unfortunately numerous reports have shattered any such illusions, restaurant kitchens now being perceived as little more than assembly lines reheating entire dishes. Legislating the use of the term and, along the same lines governing the use of the term boulangerie, the introduction of a new title, that of artisan restaurateur, would clearly indicate when a meal has been entirely prepared from scratch on the premises. The move comes to restore confidence in the restaurant kitchen as a place of craftsmanship and skill.


Specialising in what they call ‘catering solutions’ industrial manufacturers claim tens of thousands of customers. An estimated 70-80% of French restaurants offer a menu at least partially composed of industrial mass-produced fare and the result is less than apetising. These restaurants are little more than specialists in reheating and serving ready made meals, everything from ingredients to entire dishes delivered tinned, frozen or vacuum-packed.


The use of the unregulated « home-made » terminology on menus does not realistically reflect customer expectations: A dish flaunted as being home-made can be entirely composed of industrial products, or not even prepared in the restaurant itself, the components only being assembled on the premises.


Denamur takes for his example the humble, supposedly home-made, apricot tart. This can be thrown together using a precooked preshaped pastry shell, a factory produced cream purchased in bulk and tinned apricot halves in syrup. In the same vein a tinned stew can be called home-made because a slice of lard has been added to the pot.


The main problem is that there is nothing obliging a restaurateur to indicate where industrial confection is used on the menu.


The proposition for product transparency à la carte is simple. Explicity marking when a dish comes from a factory or is cooked on the premises from fresh and raw produce will restore consumer faith in the nation’s restaurants, rejuvenating the industry’s standing and ultimately create employment.


The only opposition to the argument for transparency comes from those who benefit from keeping consumers in the dark. These large industrial manufacturers take blatant advantage of their customers, cheating them by exploiting the idea that in restaurants are real chefs and craftsmen. These catering solution specialists generate unmeasurable harm to the restaurateurs who put in all the hard work demanded of their craft and have learned that craft through decades of experience.


The truth is that French restauration today suffers more than it benefits from this opacity. Shifting general attitudes within the trade in favour of transparency could be a real boost for small and medium independent restaurants. If there are still no serious efforts to engage with such a principle, when the new contrat de l’avenir is signed on the 28th of April 2011, the independent restaurateur will be further vilified by the media and abandoned by yet more of their customers.


The use of these catering solutions prepared elsewhere than the restaurant kitchen, while not illegal, is comprehensively fraudulent. Given the option there is a marked majority of consumers who would prefer the food they eat to be prepared on the premises. The omission of a meal’s origin is completely duplicitous and plays on a reasonable expectation the consumer has of a certain level of quality.


Not only can they be made in a factory and reheated in a microwave, they’re not even cheaper. Along the same lines as other recently released investigations (les pieds dans le plat Canal+ and Restaurants: Microwave Gastronomy on France2) the latest report on the industry, published April 2011 by Capital Magazine, showed yet again that factory ready-made meals are not sold cheaper than dishes cooked with care and skill.


An agreement to identify the nature of ingredients used as well as the location where a dish has been cooked seems only natural for a country boasting the love the French profess to when it comes to their food. Working with fresh raw produce is craftsmanship all of its own and should be valued as such.


Protecting the use fait maison can been done simply without misleading customers or complicating anyone’s life. The use of the term should be reserved uniquely for those who prepare and cook their food on the premises from fresh raw produce in the same spirit as the legislation that was established for bakeries. A logo to indicate an artisan restaurateur could be placed in the window or on the menu to distinguish between real restaurants from microwave chefs. Whether the difference can be tasted consumers are entitled to know what they are being served on a plate.


Given the increasing importance of additives in our daily food establishments not eligible for the artisan restaurateur title should ask their suppliers for detailed information on their produce. This information could then be made available on request and indicate the complete composition of any dish in the same way a supermarket does.


Such a legislation would restore fair competition in an industry where opacity is the rule and Denamur calls for increased powers to be granted to the Directorate General for Competition, Consumption and Fraud (DGRCCF) to implement and enforce the strategy.


It is difficult to imagine that millions of customers in our nation’s restaurants would ever be opposed to such a simple and obvious measure, yet in his closing lines Denamur wonders at the reluctance of current political representatives to legislate on the issue.

Xavier Denamur gives some solutions in two videos:

http://www.monquotidienautrement.com/temps-libre/xavier-denamur-cultive-son-jardin

http://www.france5.fr/c-notre-affaire/?page=player&id_rubrique=251 his interview starts at 19 minutes 42 secondes

A.H.

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Show devant !
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

Manque de transparence des guides de restaurants.

Administrateur | 27 avril 2011 | 10 h 41 min

imagesLe créateur du LocalBioBag Xavier Guille a reçu un drôle de mail du Petit Futé, Dorothée Barba journaliste à France Inter en a fait un petit reportage dans l’émission Service Public.

Ecoutez le son FranceInter2

Commentaires
Pas de Commentaires »
Catégories
Show devant !
Flux rss des commentaires Flux rss des commentaires
Trackback Trackback

« Entrées Précédentes Entrées Suivantes »

Se connecter



  • Enregistrement
  • Perdu votre mot de passe ?

Participez

  • Les tables des débats
    • Economie/écologie/communication
    • Législation/contrôle
    • Les VEGR au coeur de l'action
    • Lobbies/médias/dépendances
    • NEW ENGLISH VERSION
    • Nutrition/obésité/information
    • Pour ou contre la TVA à 19.6%
    • Salaires/consommation
    • Social/fiscal/formation
    • Terroir/culture/image
  • Revue de presse
  • Show devant !
  • Sondage pour ou contre les VEGR
  • Vérités, mensonges et petits communiqués au passe depuis la cuisine des médias.

Newsletter

Your email:

 

Liens

  • Arte info
  • BFM
  • Cafeine.com
  • Cuisiner en ligne
  • Et voilà le travail
  • France Info
  • France Inter
  • HR infos
  • LCP
  • Liberation
  • Pascal Colrat
  • Public Senat
  • Rebus
  • République de la malbouffe
  • Reste orateur libre
  • Rue89
  • Terra Eco

Derniers articles

  • Lettre ouverte aux candidats à la présidentielle
  • Le Nord laissera-t-il vivre le Sud ?
  • L’obésité déclarée fléau mondial par l’ONU
  • République de la Malbouffe part en campagne
  • Quand nos gouvernants se trompent d’ennemis

Sondage

Pensez-vous que l'organisation des VRAIS états généraux de la restauration soit une bonne idée?

Voir les résultats

Loading ... Loading ...

Commentaires récents

  • arlingure dans Salaires/consommation
  • Actualize-me » Que mangez-vous au restaurant ? Un amendement pour la confiance dans Restaurants sous vide et industriels sous pression
  • Pourquoi est-il compliqué d’informer les consommateurs sur ce qu’ils mangent dans les restaurants? | Les vrais états généraux de la restauration dans Restaurants sous vide et industriels sous pression
  • sdesplanque dans « Cuisiné maison ou produit industriel réchauffé ? » L’AFP fait monter la sauce: « panique en cuisine » et dans les usines.
  • « Cuisiné maison ou produit industriel réchauffé ? » L’AFP fait monter la sauce: « panique en cuisine » et dans les usines. | Les vrais états généraux de la restauration dans L’assiette des français sera au coeur de la présidentielle.
rss Flux rss des commentaires valid xhtml 1.1 design by jide get firefox